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Sulayman ibn Hisham ou Sulayman ibn Hisham ibn Abd al-Malik

mercredi 12 octobre 2022, par ljallamion

Sulayman ibn Hisham ou Sulayman ibn Hisham ibn Abd al-Malik

Général arabe

le Califat omeyyade en 750Fils du calife [1] omeyyade [2]Hisham ibn Abd al-Malik et Umm Hakim . Il est connu pour sa participation aux expéditions contre l’Empire byzantin [3] ainsi que pour son rôle de premier plan dans les guerres civiles survenues au cours des dernières années du califat omeyyade [4]. Battu par Marwan II, il s’enfuit en Inde, où il mourut.

Sulayman connaissait le traditionaliste islamique Ibn Shihab al-Zuhri et a composé de la belle poésie arabe, selon l’historien syrien médiéval Ibn Asakir .

Sulayman est d’abord attesté comme menant l’expédition d’été du nord contre l’Anatolie [5] tenue par les Byzantins en 732, et de nouveau en 735, 736 et en 737.

En 738, il a saccagé une forteresse byzantine appelée Sideroun [6] en prenant beaucoup de prisonniers, en incluant son commandant, Eustathios. En 740, il fut en charge globale de la campagne préparée pour cette année, qui selon la chronique de Théophane le Confesseur comprenait au total 90 000 hommes. Deux groupes furent envoyés en premier, l’un de 10 000 hommes légèrement armés dirigé par al-Ghamr ibn Yazid qui devait attaquer la côte ouest de l’Anatolie, et 20 000 sous Abdallah al-Battal et al-Malik ibn Su’aib qui ont suivi vers Akroinon [7]. La force principale d’environ 60 000 sous Sulayman, attaqua la Cappadoce [8] avec Tyane [9] comme cible.

Sulayman n’a pas réussi à prendre la ville et est revenu à la maison après avoir pillé la campagne. La deuxième force opérationnelle subit cependant une défaite majeure à la bataille d’Akroinon [10], perdant environ les deux tiers de ses hommes, ainsi que ses commandants.

En 741, Sulayman mena à nouveau la campagne d’été, et elle fut à nouveau infructueuse : alors que ses forces assiégeaient une forteresse byzantine, une maladie frappa leur camp. Exacerbée par le manque de ravitaillement, cette maladie causa de nombreuses pertes en vies humaines et animales, tandis que l’armée a également subi de nombreuses victimes des attaques des Byzantins. La situation était si mauvaise que l’historien chrétien arabe du 10ème siècle Agapius d’Hiérapolis ou Agapios de Manbij rapporte que de nombreux soldats de Sulayman ont même fait défection et se sont convertis au christianisme.

Ces échecs ont été aggravés par une contre-attaque byzantine peu de temps après qui a ciblé Malatya [11]. La ville fut sauvée, bien qu’Hisham lui-même ait dû prendre le terrain avec toutes les forces qu’il pouvait rassembler ; néanmoins, cette attaque, la première après de nombreuses années de passivité byzantine, a signalé le changement d’équilibre du pouvoir dans la région.

La même année, Sulayman a reçu les ordres de son père d’exécuter tous les prisonniers byzantins, après qu’un faux rapport ait atteint le Calife disant que les Byzantins avaient exécuté leurs propres prisonniers musulmans.

En 742, profitant de la guerre civile byzantine entre l’usurpateur Artabasde et Constantin V, Sulayman mena un autre raid qui atteignit la Paphlagonie [12] sans être dérangé et fit de nombreux prisonniers.

En 743, Hisham mourut et le cousin de Sulayman al-Walid II prit le pouvoir. Walid, jaloux de la popularité de Sulayman, le fit fouetter et emprisonner, un acte qui suscita une opposition considérable et coûta à Walid une grande partie de la bonne volonté initiale dont il avait joui lors de son avènement.

Au printemps 744, un coup d’État à Damas [13] dépose Walid, absent de la capitale. Il fut tué peu de temps après et remplacé par Yazid III. Les Arabes de Homs [14] étaient toujours fidèles à Walid et marchèrent sur Damas avec l’intention d’installer Abou Muhammad al-Sufyani , un descendant de la branche sufyanide du clan omeyyade, comme calife, mais Sulayman fut libéré de prison et les vainquit. Cependant, la tourmente ne s’apaisa pas : à la mort de Yazid en septembre 744, le puissant et ambitieux gouverneur du nord de la Mésopotamie, Marwan ibn Muhammad, soutenu par les Qaysis [15] de la Jazira [16] et du nord de la Syrie [17], se révolta contre son successeur Ibrahim ibn al- Walid ou Ibrahim (calife omeyyade) . Initialement, Marwan n’a pas revendiqué le califat pour lui-même, mais a proclamé son intention de restaurer le trône aux deux fils emprisonnés de Walid II.

Sulayman a rencontré l’armée de Marwan au sud de Baalbek avec le Dhakwāniyya. Il s’agissait de son armée personnelle, forte de 5 000 hommes ou plus, entretenue sur ses propres fonds et domaines, mais recrutée principalement parmi les mawālī [18].

Marwan a vaincu Sulayman qui s’est retiré à Damas et a ordonné l’exécution des fils de Walid II. Puis il s’enfuit avec Ibrahim à Palmyre [19]. Bientôt cependant, ils arrivèrent devant Marwan et se rendirent.

L’accession de Marwan au califat resta contestée tant en Syrie que dans le sud de la Mésopotamie [20]. Après avoir écrasé une révolte syrienne en 745, Marwan forma une armée de troupes syriennes à envoyer en Irak, mais ils se sont rebellés sur leur chemin et ont accepté Sulayman comme leur chef.

L’armée rebelle a pris Qinnasrin [21], mais fut vaincu peu après par Marwan. Bien qu’une grande partie de son armée ait survécu et se soit retirée à Homs sous le commandement de son frère Sa’id ibn Hisham où ils ont rapidement été assiégés par les forces de Marwan, Sulayman s’est enfui de Homs à Palmyre puis à Koufa [22]. Là, il entra au service d’ al-Dahhak ibn Qays al-Shaybani , le chef des Kharijites [23] mésopotamiens qui, profitant de la préoccupation de Marwan pour le siège prolongé de Homs, avait revendiqué le califat.

Cependant, après avoir pris Homs au début de 746, Marwan marcha contre Dahhak et le vainquit et le tua au combat à Kafartuta. Les rebelles se sont ensuite retirés à travers le Tigre [24] sur les conseils de Sulayman, échappant pour le moment à la destruction. En 747 cependant, Marwan et son lieutenant Yazid ibn Hubayra réussirent à vaincre les restes kharijites et à consolider leur contrôle de l’Irak, tandis que les rebelles survivants ont fui vers l’est. Sulayman lui-même s’enfuit en Inde avec Mansur ibn Jumhur , où il mourut plus tard.

P.-S.

Source : Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en anglais intitulé Sulayman ibn Hisham/ Traduit par mes soins

Notes

[1] Le terme calife, est une romanisation de l’arabe khalîfa, littéralement « successeur » (sous-entendu du prophète), titre porté par les successeurs de Mahomet après sa mort en 632 et, pour les sunnites, jusqu’à l’abolition de cette fonction par Mustafa Kemal Atatürk en 1924. Les ibadites ne reconnaissent plus aucun calife depuis 657. L’autorité d’un calife s’étend sur un califat. Il porte aussi le titre de commandeur des croyants, titre aboli chez les chiites après la mort d’Ali. Les critères de choix sont différents entre les chiites et les sunnites mais le porteur du titre a pour rôle de garder l’unité de l’islam et tout musulman lui doit obéissance : c’est le dirigeant de l’oumma, la communauté des musulmans.

[2] Les Omeyyades, ou Umayyades sont une dynastie arabe de califes qui gouvernent le monde musulman de 661 à 750. Ils tiennent leur nom de leur ancêtre Umayya ibn Abd Shams, grand-oncle de Mahomet. Ils sont originaires de la tribu de Quraych, qui domine La Mecque au temps de Mahomet. À la suite de la guerre civile ayant opposé principalement Muʿāwiyah ibn ʾAbī Sufyān, gouverneur de Syrie, au calife ʿAlī ibn ʾAbī Ṭalib, et après l’assassinat de ce dernier, Muʿāwiyah fonde le Califat omeyyade en prenant Damas comme capitale, faisant de la Syrie la base d’un Califat qui fait suite au Califat bien guidé et qui devient, au fil des conquêtes, le plus grand État musulman de l’Histoire.

[3] L’Empire byzantin ou Empire romain d’Orient désigne l’État apparu vers le 4ème siècle dans la partie orientale de l’Empire romain, au moment où celui-ci se divise progressivement en deux. L’Empire byzantin se caractérise par sa longévité. Il puise ses origines dans la fondation même de Rome, et la datation de ses débuts change selon les critères choisis par chaque historien. La fondation de Constantinople, sa capitale, par Constantin 1er en 330, autant que la division d’un Empire romain de plus en plus difficile à gouverner et qui devient définitive en 395, sont parfois citées. Quoi qu’il en soit, plus dynamique qu’un monde romain occidental brisé par les invasions barbares, l’Empire d’Orient s’affirme progressivement comme une construction politique originale. Indubitablement romain, cet Empire est aussi chrétien et de langue principalement grecque. À la frontière entre l’Orient et l’Occident, mêlant des éléments provenant directement de l’Antiquité avec des aspects innovants dans un Moyen Âge parfois décrit comme grec, il devient le siège d’une culture originale qui déborde bien au-delà de ses frontières, lesquelles sont constamment assaillies par des peuples nouveaux. Tenant d’un universalisme romain, il parvient à s’étendre sous Justinien (empereur de 527 à 565), retrouvant une partie des antiques frontières impériales, avant de connaître une profonde rétractation. C’est à partir du 7ème siècle que de profonds bouleversements frappent l’Empire byzantin. Contraint de s’adapter à un monde nouveau dans lequel son autorité universelle est contestée, il rénove ses structures et parvient, au terme d’une crise iconoclaste, à connaître une nouvelle vague d’expansion qui atteint son apogée sous Basile II (qui règne de 976 à 1025). Les guerres civiles autant que l’apparition de nouvelles menaces forcent l’Empire à se transformer à nouveau sous l’impulsion des Comnènes avant d’être disloqué par la quatrième croisade lorsque les croisés s’emparent de Constantinople en 1204. S’il renaît en 1261, c’est sous une forme affaiblie qui ne peut résister aux envahisseurs ottomans et à la concurrence économique des républiques italiennes (Gênes et Venise). La chute de Constantinople en 1453 marque sa fin.

[4] Le Califat omeyyade de Cordoue est un État d’Ibérie musulmane gouverné par la dynastie des Omeyyades de Cordoue et qui dominait aussi une partie de l’Afrique du Nord. Succédant à l’Émirat de Cordoue (756-929) avec toujours Cordoue comme capitale, il a duré jusqu’en 1031. La période, caractérisée par une expansion du commerce et de la culture, a vu la construction de chefs-d’œuvre de l’architecture d’Al-Andalus. En janvier 929, l’Émir de Cordoue Abd-ar-Rahman III s’est proclamé calife de Cordoue.

[5] L’Anatolie ou Asie Mineure est la péninsule située à l’extrémité occidentale de l’Asie. Dans le sens géographique strict, elle regroupe les terres situées à l’ouest d’une ligne Çoruh-Oronte, entre la Méditerranée, la mer de Marmara et la mer Noire, mais aujourd’hui elle désigne couramment toute la partie asiatique de la Turquie

[6] Fort de Fer

[7] Afyonkarahisar ou Afyon est une ville et un district de l’ouest de la Turquie, capitale de la province du même nom

[8] La Cappadoce est une région historique d’Asie Mineure située dans l’actuelle Turquie. Elle se situe à l’est de la Turquie centrale, autour de la ville de Nevşehir. La notion de « Cappadoce » est à la fois historique et géographique. Les contours en sont donc flous et varient considérablement selon les époques et les points de vue.

[9] Tyane ou Tyana est une cité antique d’Anatolie, dans la Turquie actuelle. D’abord la capitale d’un royaume hittite au 2ème millénaire av. jc, elle fut ensuite une cité-État grecque, et abrita une importante communauté paléo-chrétienne.

[10] La bataille d’Akroinon ou bataille d’Acroinum (qui correspond à l’actuelle Afyonkarahisar, sur le bord ouest du plateau anatolien) oppose en 740 le Califat omeyyade à l’Empire byzantin. La victoire décisive des Byzantins permet à l’empereur Léon III l’Isaurien de repousser les forces omeyyades hors d’Anatolie. Cette bataille contribue en partie à la chute de la dynastie omeyyade. La bataille est décrite en détail dans la chronique de Théophane le Confesseur.

[11] Malatya est une ville de Turquie, préfecture de la province du même nom. La population de Malatya est principalement turque, mais la ville accueille aussi une minorité arménienne et kurde. Il s’agit de l’ancien emplacement de Mélitène, fort et chef lieu de la province romaine de l’Arménie. Mélitène fut un grand centre du christianisme monophysite. Byzantine, la ville tombe aux mains des Arabes au 7ème siècle. Basile 1er l’isole mais ne réussit pas à la prendre. Reprise par les Byzantins en 934, la cité est ensuite intégrée aux possessions de Philaretos Brakhamios, serviteur arménien de l’empire qui prend son autonomie à la mort de Romain IV Diogène, en 1071. Après sa chute en 1085, Mélitène est défendue par son lieutenant Gabriel contre les Seldjoukides, qui assiègent la cité en 1097. L’arrivée des Croisés les oblige cependant à lever le siège et à quitter la région. Malgré l’alliance avec Baudouin du Bourg, comte d’Édesse, Mélitène est prise en 1103 par les Danichmendides. Militène fut le siège du patriarcat jacobite de 1094 à 1293.

[12] La Paphlagonie est une ancienne région de l’Asie Mineure, sur la côte nord, entre la Bithynie et le Pont, bornée au sud par la Galatie, qui avait pour capitale Amastris (Amasra) et comme villes principales Gangra (Çankırı) et Sinope (Sinop). Selon Hérodote, la Paphlagonie est au 6ème siècle av jc sous la domination de Crésus, roi de Lydie. En 480 av jc, elle envoie un contingent, dirigé par un certain Dotos, fils de Mégasidrès à Xerxès 1er pour son invasion de la Grèce. Après Alexandre le Grand, la Paphlagonie devint un royaume, dont le dernier roi Pylémène II, légua à sa mort, en 121 av jc, son territoire au père de Mithridate VI. Ce pays devint dès lors un sujet de guerre entre les rois du Pont et ceux de Bithynie. Les Romains, vainqueurs de Mithridate, la réduisirent en province romaine, et la réunirent à la province du Pont en 63 av jc. Elle en fut séparée et fit partie sous Dioclétien du diocèse du Pont.

[13] Damas est l’une des plus anciennes villes continuellement habitées. Elle est aussi la ville la plus peuplée de la grande Syrie (Assyrie) (des traces archéologiques remontent au 4ème millénaire av. jc). Elle est citée dans la Bible, dans le livre de la Genèse, et plusieurs fois dans les Livres des Rois et des Prophètes. Damas connut l’influence de nombreuses civilisations dont celles des Assyriens, Perses, Grecs, Séleucides, Romains, Arabes et Turcs. De la fin du 12ème siècle av. jc à 734 av. jc, elle est la capitale du royaume d’Aram-Damas. Elle fut l’un des berceaux du christianisme et vit saint Paul prononcer ses premières prédications, notamment dans la maison d’Ananie, où celui-ci a ouvert une église domestique dès l’année 37. Cette dernière est la plus vieille de Syrie (aujourd’hui dans le quartier chrétien de Bab Touma). En 635, Damas se soumit aux musulmans et devint la capitale de la dynastie des Omeyyades de 661 à 750. Avec l’adoption de la langue arabe, elle devint le centre culturel et administratif de l’empire musulman durant près d’un siècle. Par la suite, elle demeura un foyer culturel majeur et un pôle économique de premier plan profitant de sa situation géographique privilégiée, à la croisée des chemins de La Mecque, l’Afrique, l’Anatolie, la mer Méditerranée et l’Asie (route de la soie en direction de la Chine et du commerce des épices avec l’Inde).

[14] Homs, anciennement Émèse est une ville de Syrie, située sur l’Oronte à la sortie d’un lac artificiel, au centre d’une plaine vaste et fertile qui s’étend, à environ 500 mètres d’altitude, au débouché septentrional de la vallée de la Bekaa. Ce site constitue un carrefour des axes qui relient Damas à Alep (à environ 140 et 170 km de Homs respectivement) et d’est en ouest, via une trouée naturelle dans la double barrière montagneuse qui longe le littoral levantin l’oasis de Palmyre (à 150 km) à la mer Méditerranée (les ports de Tartous et de Lattaquié sont à 80 et 120 km)

[15] Qayssites, Banu Qays ou Banu Qays ‘Aylān est le nom d’une ancienne confédération arabe d’origine adnanite de souche ismaélite.

[16] La Haute Mésopotamie, également appelée la Djézireh ou al-Jazira est le nom donné aux terres élevées et au grand sandur du Nord-Ouest de l’Irak, Nord-Est de la Syrie, et Sud-Est de la Turquie, en Mésopotamie.

[17] La Syrie fut occupée successivement par les Cananéens, les Phéniciens, les Hébreux, les Araméens, les Assyriens, les Babyloniens, les Perses, les Grecs, les Arméniens, les Romains, les Nabatéens, les Byzantins, les Arabes, et partiellement par les Croisés, par les Turcs Ottomans et enfin par les Français à qui la SDN confia un protectorat provisoire pour mettre en place, ainsi qu’au Liban, les conditions d’une future indépendance politique.

[18] musulmans non arabes

[19] V

[20] Irak

[21] Qinnasrîn est identifié comme étant le site de Chalcis de Syrie, Chalcis de Belos. Le Belos serait l’ancien nom de la rivière actuellement appelée Quwayq Cette rivière arrose Alep et va se perdre dans des marais plus au sud. En Latin le nom devient Chalcis ad Belum ce qui le distingue de Chalcis sub Libanum au Liban. Le site de Qinnasrîn est situé à 30 km au sud-ouest d’Alep. L’agglomération actuelle s’appelle Al-`Iss. La ville de Chalcis a été fondée par les Séleucides. Elle est située par Pline l’Ancien dans « la région nommée Chalcidène, en Syrie-Cœlé, région la plus fertile de Syrie. » En 252, les Romains concentrent une armée en Syrie. Shapur 1er, roi des Perses écrase les armées romaines sur l’Euphrate puis à Chalcis et ravage toute la Syrie du nord. Saint Jérôme de Stridon se retire au désert de Chalcis, en Syrie.

[22] Koufa ou Kûfa est une ville d’Irak, environ 170 km au sud de Bagdad, et à 10 km au Nord-est de Nadjaf. Elle est située sur les rives du fleuve Euphrate. C’est la deuxième ville de la province de Nadjaf. Avec Kerbala, et Nadjaf, Koufa est une des trois villes irakiennes de grande importance pour les musulmans chiites.

[23] Le kharidjisme ou kharijisme est une secte de l’islam apparue lors de la première fitna et le conflit entre Ali et Mu’awiya. Selon al-Shahrastani, un khariji est toute personne qui se révolte contre le dirigeant autour duquel sont réunis les musulmans. Les khawarij sont ainsi considérés comme des dissidents. Le kharijisme est l’une des toutes premières factions apparues en Islam. Les kharijites se divisèrent, par la suite, en une multitudes de groupes (près d’une vingtaine). Sept d’entre eux ont été principalement recensés : les mouhakkimites, les azraqites, les najadites, les thaalabites, les ajradites, les ibadites et les sufrites. Tous partagent des fondements communs comme l’excommunication (takfir) des musulmans commettant des grands péchés, l’obligation de se révolter contre le dirigeant injuste ou débauché, ou encore l’excommunication de certains compagnons de Mahomet.

[24] Le Tigre est un fleuve de Mésopotamie long de 1 900 km. Ce fleuve prend sa source en Turquie comme l’autre grand fleuve de la région l’Euphrate.