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Abû al-Wâlîd Hichâm ben Abd al-Malik

lundi 1er juillet 2013 (Date de rédaction antérieure : 28 septembre 2011).

Abû al-Wâlîd Hichâm ben Abd al-Malik (691-743)

Calife omeyyade

Quatrième fils de Abd al-Malik à porter le titre de calife. Il succède à son frère Yazîd en 724. Il poursuit les réformes initiées par Umar au cours d’un règne assez long. À l’instar de son frère Al-Walîd, il soutient les arts et l’éducation en faisant construire des établissements scolaires et aussi en encourageant la traduction de nombreux ouvrages en arabe.

Comme Umar, il veut une application plus rigoureuse de la charia y compris au sein de sa famille. Sur le terrain militaire, il envoie une armée qui vint à bout des rébellions Hindoues dans le Sind [1], raffermissant le domination des Omeyyades sur les Indes.

En Espagne, il rassembla une armée considérable et envahit la France. En dépit de leurs succès ils furent arrêtés lors de la bataille de Poitiers gagnée par Charles Martel. L’empire musulman continua à dominer l’Espagne. Une révolte berbère en Afrique du Nord fut réprimée avec un grand nombre de morts. Une autre révolte fut réprimée rapidement, c’est celle de Zayd ben Ali, petit-fils d’Husayn ben Ali.

Malgré toutes ces réussites il ne peut empêcher la montée en puissance des abbassides en particulier dans le Khorasan [2] et en Irak. Al-Jarrah al-Hakamî s’était replié pour l’hiver à Scheki et c’est là qu’il apprit la mort de Yazîd II en janvier 724. Hichâm le confirma dans son poste et lui envoya des renforts pour reprendre la guerre contre les khazars [3].

En 730, le roi des khazars réunit une armée de 300 000 hommes. Ils mettent le siège de Warthan. Une bataille de 3 jours dite bataille d’Ardabil [4] eut lieu dans les plaines aux alentours d’Ardabil. Les khazars prirent Ardabil et tuèrent tous les hommes en âge de combattre et réduisirent les femmes en captivité.

Suite à la défaite de Al-Jarrah, il nomma un nouveau gouverneur de l’Arménie Sa`îd ben `Amr al-Harachî. Avec lui l’armée arabe repris en main la situation. Il avait maintenu le système instauré par ses frères de percevoir la capitation sur les nouveaux convertis comme s’ils étaient encore des dhimmis [5] afin d’assurer des recettes fiscales plus importantes. Les gouverneurs de Tanger et du Souss [6] montrèrent beaucoup de zèle dans l’application de cette politique. Il y eut une révolte de ces contribuables, menée par un porteur d’eau kharidjite sufrite nommé Maysara al-Matgharî . Les insurgés prirent Tanger.

Les armées arabes ayant été battues, il envoya ses meilleures troupes de Syrie. Elle furent battues par les berbères sur les rive du Sebou [7] en 742. Le gouverneur d’Égypte Handhala ben Safwan intervint à son tour et arrêta les 2 armées kharidjites au cours de 2 batailles à Al-Qarn et à El-Asnam [8] alors qu’elles menaçaient Kairouan [9] en avril-mai 742.

P.-S.

Source : Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia/ Califes omeyyades de Damas

Notes

[1] Le Sind ou Sindh est une région historique et est actuellement l’une des quatre provinces du Pakistan. Il est entouré du Balouchistan à l’ouest et au nord, du Pendjab au nord, du Rajasthan indien à l’est et du Gujarat au sud. Il est bordé au sud par la mer d’Arabie et le Rann de Kutch.

[2] Le Khorassan est une région située dans le nord-est de l’Iran. Le nom vient du persan et signifie « d’où vient le soleil ». Il a été donné à la partie orientale de l’empire sassanide. Le Khorassan est également considéré comme le nom médiéval de l’Afghanistan par les Afghans. En effet, le territoire appelé ainsi englobait en réalité l’Afghanistan actuel, le sud du Turkménistan, de l’Ouzbékistan et du Tadjikistan, ainsi que le nord-est de l’Iran.

[3] Les Khazars étaient un peuple semi-nomade turc d’Asie centrale ; leur existence est attestée entre le 6ème et le 13ème siècle. Le nom Khazar semble dériver d’un mot turc signifiant errant, nomade. Au 7ème siècle les Khazars s’établirent en Ciscaucasie aux abords de la mer Caspienne où ils fondèrent leur Khaganat ; une partie d’entre eux se convertirent alors au judaïsme qui devint religion d’État. À leur apogée, les Khazars, ainsi que leurs vassaux, contrôlaient un vaste territoire qui pourrait correspondre à ce que sont aujourd’hui le sud de la Russie, le Kazakhstan occidental, l’Ukraine orientale, la Crimée, l’est des Carpates, ainsi que plusieurs autres régions de Transcaucasie telles l’Azerbaïdjan et la Géorgie.

[4] Ardebil, également Ardabil, anciennement Artavil, est une ville historique de nord-ouest de l’Iran et la capitale de la province d’Ardabil. La ville est réputée pour sa tradition de fabrication de soie et de tapis. C’est ici que se trouve la tombe de Sheikh Safî ad-Dîn, qui donna son nom à la dynastie Safavide.

[5] Un dhimmi est, selon le droit musulman, un non-musulman ayant conclu, avec les musulmans, un traité de reddition (dhimma1) déterminant ses droits et devoirs. Le terme dhimmi s’applique essentiellement aux « gens du Livre » (Ahl al-kitâb), qui, dans le champ de la gouvernance islamique, moyennant l’acquittement d’un impôt de capitation (jizya), d’un impôt foncier (kharâj), d’une certaine incapacité juridique et du respect de certaines règles édictées dans un « pacte » conclu avec les autorités, se voient accorder une liberté de culte restreinte, une dispense de certaines obligations que les musulmans sont tenus de faire (comme l’aumône obligatoire zakât ou servir dans l’armée) ainsi que la garantie de sécurité pour leur personne et pour leurs biens. En échange, certaines contraintes sont imposées, comme l’interdiction de construire de nouveaux lieux de culte ou l’interdiction du prosélytisme. L’ensemble de ces règles théoriques sera mis en œuvre de façon plus ou moins stricte ou brutale selon les périodes et les lieux. Malgré l’élaboration de ce pacte avec les dhimmis, la situation des non-musulmans dans le monde islamique au Moyen Âge et la période ottomane était meilleure que celle des non-chrétiens et hérétiques dans l’europe médiévale

[6] Le Souss est une région berbérophone du sud-ouest du Maroc, dont la capitale est Agadir. Les autres villes importantes sont Inezgane, Tiznit, Tafraout, Taroudant, Taghazout, Aït Melloul, Biougra, Aït Baha, Sidi Ifni, Bouizakarne.

[7] Le Sebou est un fleuve marocain qui prend ses sources dans le Moyen Atlas.

[8] Chlef, anciennement Castellum Tinginitum à l’époque romaine, Orléansville à l’époque française, puis El-Asnam après l’indépendance, est une commune de la wilaya de Chlef dont elle est le chef-lieu, située à 200 km au sud-ouest d’Alger et à 210 km au nord-est d’Oran.

[9] Kairouan, dont le nom signifie étymologiquement « campement », est une ville du centre de la Tunisie et le chef-lieu du gouvernorat du même nom. Elle se situe à 150 kilomètres au sud-ouest de Tunis et cinquante kilomètres à l’ouest de Sousse. Elle est souvent considérée comme la quatrième ville sainte de l’islam. Jusqu’au 11ème siècle, la ville a été un important centre islamique de l’Afrique du Nord musulmane, l’Ifriqiya. Avec sa médina et ses marchés organisés par corporations à la mode orientale, ses mosquées et autres édifices religieux