Bienvenu sur mon site historique. Bon surf

L’histoire pour le plaisir

Accueil du site > Histoire du 8ème siècle > Al-Walid ben Abd al-Malik ou Al-Walid 1er

Al-Walid ben Abd al-Malik ou Al-Walid 1er

jeudi 30 août 2018, par ljallamion (Date de rédaction antérieure : 2 octobre 2011).

Al-Walid ben Abd al-Malik ou Al-Walid 1er (668-715)

calife

La Grande Mosquée des Omeyyades de Damas, construite entre 706 et 715, est un édifice religieux musulman bâti par le calife Omeyyade Al Walid 1er.Fils aîné d’Abd al-Malik et lui succéda en 705. Son frère cadet Sulayman lui succéda à sa mort en 715. Comme son père il continua à faire confiance à Al-Hajjaj pour agrandir son empire. Il fut payé en retour par la conquête de la Transoxiane [1], du Sind [2] et de la péninsule Ibérique [3]. Al-Hajjaj avait pour rôle de choisir les généraux aptes à mener ces campagnes victorieuses.

Il avait lui-même conduit une campagne victorieuse contre Abd Allah ben az-Zubayr au cours du règne d’Abd al-Malik. En 718 les arabes occupaient déjà la majeure partie de la péninsule ibérique et avaient franchi les Pyrénées.

Al-Walîd fit transformer la basilique consacrée à Saint Jean-Baptiste à Damas en mosquée tout en y conservant le mausolée de Jean-Baptiste. Le montant des dépenses, atteignit 11 200 000 dinars.

Il fit construire Qusair Amra [4], le château du désert le plus connu à l’est de la Jordanie, probablement entre 711 et 715. C’est un des plus importants exemples de l’architecture omeyyade à ses débuts. Ce château était une résidence destinée à la chasse et aux plaisirs. Des fresques représentant des scènes de chasse et des personnages ornent les murs. Il fait construire la ville d’Anjâr [5] dans la plaine de la Bekaa au Liban [6].

Il poursuivit la politique de son père, développa un système de santé, il fit construire des hôpitaux, des centres d’enseignements. Il renforça aussi l’armée et fit construire une forte marine.

L’année avant sa mort, il avait envisagé de désigner son fils Abd al-Azîz comme successeur à la place de son frère Sulayman. Sulayman refusa de se retirer alors il demanda aux gouverneurs des provinces de faire allégeance à son fils. Tous refusèrent sauf les 2 fidèles Al-Hajjaj et Qutayba . Al-Hajjaj mourut peu après. Il voulu négocier avec son frère Sulayman qui se dérobait. Il décida d’aller à sa rencontre, mais en chemin, il tomba malade et mourut. Le jour même de sa mort on prêta serment à Sulayman.

P.-S.

Source : Cet article est partiellement ou en totalité issu du dictionnaire d’histoire universelle le petit mourre édition Bordas 2004 p 1392

Notes

[1] La Transoxiane est l’ancien nom d’une partie de l’Asie centrale située au-delà du fleuve Oxus (actuel Amou-Daria). Elle correspond approximativement à l’Ouzbékistan moderne et au sud-ouest du Kazakhstan. Géographiquement, il s’agit de la région située entre les fleuves Oxus et Syr-Daria. L’utilisation de ce terme de nos jours implique généralement que l’on parle de la région à une époque antérieure au 8ème siècle. Cependant le terme est resté en usage parmi les historiens occidentaux plusieurs siècles après.

[2] Le Sind ou Sindh est une région historique et actuellement l’une des quatre provinces fédérées du Pakistan. Situé le plus au sud du pays, il est entouré du Baloutchistan à l’ouest et au nord, du Pendjab au nord, du Rajasthan indien à l’est et enfin du Gujarat et du Rann de Kutch au sud. Le Sind dispose aussi d’un accès à la mer d’Arabie au sud-ouest. Le Sind est la troisième plus grande province pakistanaise, avec une superficie de 140 915 km².

[3] La péninsule Ibérique est la péninsule à la pointe sud-ouest de l’Europe.

[4] Qusair Amra est le plus célèbre des châteaux du désert de l’Est jordanien. C’est l’un des exemples les plus remarquables du premier art omeyyade et de l’architecture islamique. Le château, qui aurait été utilisé comme lieu de villégiature par le calife ou par ses princes pour le sport et le plaisir, est couvert de fresques décrivant des scènes de chasse (de mammifères que la chasse a conduit depuis à l’extinction au Proche-Orient), des fruits et des femmes. Il contient également un système thermal divisé en trois pièces, témoignant d’une influence romaine.

[5] Anjar est une ville du Liban dans la plaine de la Bekaa, à peu près à mi-chemin sur la route de Beyrouth à Damas. Le site est actuellement identifié à Chalcis sub Libanum ou Chalcis de Cœlé-Syrie, mais sans preuve formelle. Majdel `Anjar à quelques kilomètres au sud-ouest d`Anjar où se trouvent les ruines d’un temple romain et qui a été le site d’une bataille pour l’indépendance du Liban dans l’empire ottoman en 1618 est aussi un emplacement proposé pour le site de Chalcis. Vers la fin du 1er siècle av. jc, à la faveur des désordres qui marquent la fin des Séleucides, les Arabes Ituréens occupent la Bekaa et le Nord du Liban et fondent un vaste royaume dont la capitale politique est Chalcis et la capitale religieuse Héliopolis-Baalbek. Ces Ituréens tentent d’étendre leur pouvoir sur tout le versant occidental du Liban.

[6] La plaine de la Bekaa, aussi appelée simplement Bekaa, est une vallée située dans la partie orientale du Liban, encadrée à l’ouest par le mont Liban et à l’est par l’Anti-Liban.