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Al-Hussein ibn Ali dit Husayn ou Hussein

samedi 23 mai 2015 (Date de rédaction antérieure : 14 septembre 2011).

Al-Hussein ibn Ali dit Husayn ou Hussein (626-680)

Petit-fils de Mahomet, fils d’Ali et de Fâtima. À la mort de son aîné Hasan en 670, il lui succéda comme 3ème imam chiite. Il épousa Shahr Banû une des filles du dernier empereur sassanide de Perse Yazdgard III .

Le gouverneur du nouveau calife omeyyade Yâzid, Ibn Ziyâd fit tuer l’émissaire qu’il lui avait envoyé à Kûfa [1]. Peu après, il se mit en route pour cette ville.

Escorté d’une petite troupe de 72 personnes, dont les membres de sa propre famille, il partit rejoindre ses partisans de Kûfa qui l’avaient appelé à l’aide et lui avaient promis obéissance. Ibn Ziyâd intercepta cette troupe à Kerbala [2] et exigea qu’il prête allégeance au calife Yâzid. Devant son refus, une bataille très inégale s’engagea. Le combat semblait perdu d’avance, la petite armée de Husayn ne pouvant se mesurer à 300 000 adversaires, et ce d’autant plus que l’armée omeyyade contrôlait tous les accès à l’eau. Ils furent donc obligés de combattre durant 2 journées sous un soleil de plomb et sans eau aucune.

Tous les compagnons mâles de Husayn furent tués le 10 octobre 680. Seul le plus jeune fils de Husayn, Ali Zayn al-Abidin , fut épargné avec les femmes. Le cadavre de Husayn fut enterré sur place et sa tête décapitée, les survivants furent envoyés à Damas au calife Yazid.

Ensuite, Yazid fit conduire dans ses appartements les femmes et ordonna de traiter Ali Zayn avec égards. Le bruit du massacre de la famille de Mahomet par l’armée du nouveau calife s’amplifiait. Redoutant une fronde, Yazid déclara publiquement son désaveu de ce meurtre, et fit escorter les captifs survivants à Médine [3], qu’ils avaient quittée 6 mois plus tôt, en compagnie de Husayn.

P.-S.

Source : Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Tabarî, La Chronique Tome II, Les Omayyades, éditions Actes Sud / Sindbad

Notes

[1] Koufa ou Kûfa est une ville d’Irak, environ 170 km au sud de Bagdad, et à 10 km au Nord-est de Nadjaf. Elle est située sur les rives du fleuve Euphrate. C’est la deuxième ville de la province de Nadjaf. Avec Kerbala, et Nadjaf, Koufa est une des trois villes irakiennes de grande importance pour les musulmans chiites.

[2] Kerbala est une ville d’Irak, située à 100 km au sud-ouest de Bagdad. C’est la capitale de la province de Karbala. Les chiites la considèrent comme leur cinquième lieu saint après La Mecque, Médine, Jérusalem et Nadjaf. En 680, lors de la bataille de Kerbala, l’imam Hussein ben Ali a été décapité par les soldats de Yazid 1er parce qu’il venait de refuser de le reconnaître comme calife légitime. Les hommes de Yazid ont montré et fait voltiger sa tête avec joie. Les célébrations de l’Achoura et de l’Arbaïn commémorant la mort et la décapitation d’Hussein, s’y déroulent chaque année. Les chiites déposent leur front à l’endroit même où Hussein a été décapité.

[3] Médine est une ville d’Arabie saoudite, capitale de la province de Médine, située dans le Hedjaz. C’est là que vint s’installer en 622 à l’hégire le prophète de l’islam, Mahomet, après qu’il eut, selon le Coran, reçu l’ordre de Dieu de quitter La Mecque, ville distante de plus de 430 km. C’est aussi là qu’il mourut et fut enterré en 632. La ville abrite son tombeau dans la Masjid An Nabawi (mosquée du Prophète) ainsi que les premiers califes Abou Bakr et Omar, les autres personnes importantes de l’islam restant au cimetière Al-Baqi. Médine est la deuxième ville sainte de l’islam, après La Mecque.