Bienvenu sur mon site historique. Bon surf

L’histoire pour le plaisir

Cyrus II le Grand

dimanche 24 juillet 2011

Cyrus II le Grand (vers 559-530 av. jc)

Fondateur de l’empire Perse, successeur de l’Empire mède. Il appartient à la dynastie des Achéménides. Petit fils de Cyrus 1er, fils de Cambyse 1er et de Mandane , fille du roi mède Astyage . Il ne régnait, à son avènement, que sur une petite principauté de l’Iran méridional, vassale du roi des Mèdes, Astyage. Avec l’aide de Nabonide , roi de Babylone, il se révolta vers 553 contre Astyage. En 550, il l’emporta et s’empara d’Ecbatane [1]. Après avoir réalisé l’union des Mèdes et des Perses, il commença, en 548, la conquête de l’orient, achevée en moins de 20 ans par une série de campagnes foudroyantes. Attaqué par Crésus , roi de Lydie [2], il lança ses chameliers contre la cavalerie lydienne, qui fut vaincue dans la plaine de l’Hermos [3]. Il prit Sardes [4] en 546, détrôna Crésus et annexa la Lydie. Vers l’est, il étendit sa domination jusqu’à l’Indus et l’Iaxarte. Ses généraux occupèrent toute l’Asie Mineure, où la Cilicie [5], la Lycie [6], la Carie [7], la Phrygie [8] firent leur soumission, de même que les villes grecques d’Ionie [9]. En 539, les Perses entraient dans Babylone, mettant fin à l’empire néo babylonien. C’était un bouleversement politique sans précédent dans toute l’Asie occidentale, réunie pour la 1ère fois sous un maître unique.

Grand conquérant, il sut se montrer habile. Tout en rendant la liberté aux juifs déportés à Babylone, qui purent revenir, par petit groupe, en Palestine, il montra le plus grand respect pour les traditions religieuses babyloniennes. Cependant, il dut lutter encore pour préserver ses frontières du Nord Est contre les peuples nomades de la Haute Asie. Il fut tué au cours d’une campagne contre les Massagètes [10]. Son tombeau fut édifié à Pasargades [11]. Son successeur fut Cambyse II.

P.-S.

Source : Le petit mourre dictionnaire d’histoire universelle édition Bordas 2004 p 332 et de J. Oppert/Imago Mundi/Cyrus le Grand

Notes

[1] Ecbatane est une ville de l’Antiquité, identifiée sur le site de l’actuelle d’Hamadan au pied du mont Oronte, au sud-ouest de la mer Caspienne et au nord-est de Babylone. Ecbatane devient la capitale des Mèdes à la fin du 8ème siècle av. jc sous le règne du fondateur de l’empire mède Déjocès. Elle le restera jusqu’à la prise de la ville, en 549, par le roi perse Cyrus II le Grand qui mettait fin au règne du dernier roi mède, Astyage. Les souverains achéménides garderont la ville comme capitale d’été.

[2] La Lydie est un ancien pays d’Asie Mineure, situé sur la mer Égée et dont la capitale était Sardes. Elle était connue par Homère sous le nom de Méonie. La Lydie est évoquée dans les légendes d’Héraclès et Omphale, ou de Tantale et Pélops. La Lydie était une région occidentale de l’Asie Mineure, bordée au nord par la Mysie, au sud par la Carie et à l’est par la Phrygie. Comprenant les vallées de l’Hermos et du Méandre, la Lydie était située sur le parcours des grandes routes commerciales, et disposait de nombreuses ressources minières propres.

[3] Le Gediz est un fleuve de Turquie coupé par le barrage de Demirköprü. Il était autrefois connu sous le nom d’Hermos ou Hermus. Son affluent le plus connu est le Sart Çayı (Pactole) bien que ce ne soit qu’une petite rivière.

[4] Sardes, ancienne ville d’Asie Mineure, capitale de la Lydie, sur la rivière Pactole, dans la vallée de l’Hermos.

[5] La Cilicie est une ancienne province romaine située dans la moitié orientale du sud de l’Asie Mineure en Turquie. Elle était bordée au nord par la Cappadoce et la Lycaonie, à l’est par la Pisidie et la Pamphylie, au sud par la Méditerranée et au sud-est par la Syrie. Elle correspond approximativement aujourd’hui à la province d’Adana : région comprise entre les monts Taurus, les monts Amanos et la Méditerranée. Vers 27, sous l’empereur Tibère, la Cilicie est rattachée à la province de Syrie. Certaines parties de la région restent néanmoins dirigée par des souverains locaux jusqu’à l’annexion complète par Vespasien en 74. La province est suffisamment importante pour qu’un proconsul y soit nommé.

[6] La Lycie est située au sud de la Lydie, bordée à l’est par la Pamphylie, au nord par la Phrygie et la Carie et au sud et à l’ouest par la mer Méditerranée. La région est essentiellement montagneuse, les plaines côtières sont rares et la culture se fait surtout dans l’arrière pays. La Lycie ne possède qu’un seul fleuve, le Xanthos ou Xantos. La région est peuplée dès le 3ème millénaire, mais nous n’avons à ce jour que très peu de connaissance sur le début de son histoire. Elle est mentionnée ensuite dans les textes hittites du 15ème siècle av. jc, puis après, beaucoup plus tard, lors de la domination Perse Achéménide.

[7] La Carie est une ancienne province du sud-ouest de l’Asie mineure, située entre la Lycie à l’Est, la Phrygie au Nord, la Lydie à l’Ouest et la mer Égée au Sud. À l’origine, c’est une colonie phénicienne, prise ensuite par les Doriens qui fondent les cités de Cnide et d’Halicarnasse. Sous la domination des Perses, elle devient une satrapie, rapidement gouvernée par des satrapes locaux qui se comportent comme des monarques autonomes, comme Mausole ou sa femme Artémise II. Sous l’Empire romain, la Carie devient une province romaine d’Asie.

[8] La Phrygie est un ancien pays d’Asie Mineure, situé entre la Lydie et la Cappadoce, sur la partie occidentale du plateau anatolien. Les Phrygiens sont un peuple indo-européen venu de Thrace ou de la région du Danube. Ils ont occupé vers 1200 av.jc la partie centrale et occidentale de l’Asie Mineure, profitant de l’effondrement de l’Empire hittite.

[9] L’Ionie est une région du monde grec antique située à l’ouest de l’Asie mineure, entre Phocée et Milet. Elle correspond à la région située dans un rayon de 170 km autour de la ville actuelle d’Izmir. Elle emprunte son nom à Ion, ancêtre légendaire des peuples de cette région. C’est en Ionie que se sont développées les premières formes de science de la philosophie en Occident, chez les penseurs appelés Présocratiques. Les côtes ioniennes présentent beaucoup d’avantages économiques : de bons abris naturels facilitant l’établissement de ports pour le commerce avec des communications aisées vers l’arrière-pays, un climat agréable, des vallées ouvertes pour la culture des céréales et l’élevage des chevaux, des plateaux pour l’élevage des moutons, des collines pour les arbres fruitiers et les oliviers. Dans l’Antiquité, elle fédérait douze cités grecques, du continent et des îles : Chios, Éphèse, Érythrée, Clazomènes, Colophon, Lébédos, Milet, Myonte, Phocée, Priène, Samos et Téos. Halicarnasse les rejoignit après. Brillant foyer de la civilisation hellénique aux 7ème et 6ème siècle av. jc, elle appartient à une ensemble plus vaste appelé « Grèce d’Asie » ou « Grèce de l’Est ».

[10] Les Massagètes étaient un peuple nomadisant entre la mer d’Aral et la mer Caspienne pendant l’Antiquité. Ils devaient être apparentés aux Scythes, puisque les Anciens les ont parfois confondus. Le fondateur de l’empire perse, Cyrus, s’est battu contre les Massagètes selon Hérodote et contre les Saces selon Strabon. Leur culte du Soleil, mentionné par Hérodote, semble tout à fait iranien. En vérité, sur ces immenses territoires, il devait y avoir une nébuleuse de peuples apparentés, mais qui se donnaient des noms divers et dont les cultures variaient localement.

[11] Pasargades est une cité antique bâtie à 1 900 mètres d’altitude dans le Zagros et à 87 km de Persépolis, dans l’actuelle province du Fars en Iran. Ce fut la première capitale historique de l’Empire Perse.