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L’histoire pour le plaisir

Henri Richer

jeudi 11 août 2022, par ljallamion

Henri Richer (1685-1748)

Avocat au Parlement de Rouen-Poète français

Né à Longueil [1], en pays de Caux [2]. Après des études de droit à l’Université de Caen [3], Henri Richer se fit recevoir comme avocat au parlement de Rouen. Mais, s’intéressant avant tout à la littérature, il ne tarda pas à renoncer au barreau et vint à Paris pour tenter d’y réussir comme poète.

On lui doit des tragédies, Sabinus et Épone qui eut sept représentations à la Comédie-Française [4] et fut traduite en hollandais et représentée avec succès à Amsterdam [5]., et Coriolan ainsi que des traductions en vers des Églogues de Virgile, des 8 premières Héroïdes d’Ovide, et une Vie de Mécénats avec des notes historiques et critiques. Mais il donna 2 livres de fables, souvent rééditées et qui sont la meilleure partie de son œuvre

Henri Richer est en effet réputé avoir écrit des poèmes de même style que Jean de la Fontaine

Son ami Évrard Titon du Tillet lui a fait une place dans son Parnasse français.

P.-S.

Source : Cet article est partiellement ou en totalité issu du texte de histoire de « Richer (Henri) » dans : Georges Grente (dir.), Dictionnaire des lettres françaises. Le xviiie siècle, nouvelle édition revue et mise à jour sous la direction de François Moureau, Paris, Fayard, 1995

Notes

[1] Longueil est une commune française, située dans le département de la Seine-Maritime en région Haute-Normandie.

[2] Le pays de Caux est une région naturelle de Normandie appartenant au Bassin parisien. Il s’agit d’un plateau délimité au sud par la Seine, à l’ouest et au nord par les falaises de la Côte d’Albâtre, à l’est par les hauteurs dominant les vallées de la Varenne et de l’Austreberthe. Son territoire occupe toute la partie occidentale du département de la Seine-Maritime. Au 9ème siècle, des Vikings pillent la région, puis s’y implantent en fondant le duché de Normandie en 911 qui va dès lors s’ouvrir aux influences nordiques. Intégré en même temps que le duché au royaume de France en 1204, le pays de Caux est particulièrement frappé par les effets de la Guerre de Cent Ans et des guerres de religion, les Cauchois comme les autres Normands s’étant convertis au protestantisme en grand nombre.

[3] La prise de la ville de Caen en 1417 par le roi Henri V d’Angleterre entraîne la destruction ou l’abandon des institutions éducatives précédentes. En 1424, le pape Martin V répond à un premier projet d’établissement d’une université en Normandie présenté par son fils Henri VI. L’université de Normandie est finalement fondée à Caen en 1432 par Jean de Lancastre, 1er duc de Bedford et régent du royaume de France. L’établissement doit permettre de former les futures élites anglaises afin de constituer l’administration de leurs possessions en France, l’Université de Paris n’étant pas considérée comme suffisamment sûre. Les lettres patentes accordées en 1432 ne la dotaient que de facultés de droit canonique et droit civil ; mais à la suite de la reprise de Paris par les Français en 1436, les facultés des arts et théologie sont instituées dès 1437 et celle de médecine l’année suivante. Le 29 mai 1437 et le 17 mai 1439, Eugène IV envoie des bulles pontificales qui confirment la fondation de l’université normande. Les statuts de l’université sont octroyés par Henri VI dans une grande ordonnance du 27 mai 1439. L’inauguration solennelle a lieu le 20 octobre 1439 dans l’église Saint-Pierre. C’est alors la troisième université anglaise après Oxford et Cambridge ; en revanche, Caen n’est que la treizième université du territoire français. Après avoir repris la ville, Charles VII reconnaît le 31 juillet 1450 l’université de Caen. Mais il supprime la faculté de droit civil sous le prétexte qu’il n’en existe pas dans l’université de Paris avant de la relever le 30 octobre 1452. L’université en est si reconnaissante qu’elle offre de brûler les chartes d’Henri VI, ce que Louis XI ne permet pas, lui ordonnant même de célébrer le rétablissement d’Henri VI sur le trône d’Angleterre le 30 octobre 1470. De nouveaux statuts sont rédigés en 1457, mais ils ne sont qu’une copie de ceux de 1439. Cette même année est constituée une « librairie commune » aux cinq facultés, alimentée par de fréquents dons. L’université s’installe dans l’ancienne halle de la mercerie située rue des Cordeliers, puis sur une propriété derrière le chevet de l’église Saint-Sauveur léguée en 1476 par Marie de Clèves. Sur cet emplacement, l’architecte Brodon construit le palais des facultés entre 1694 et 1704

[4] La Comédie-Française ou Théâtre-Français est une institution culturelle française fondée en 1680 et résidant depuis 1799 salle Richelieu au cœur du Palais Royal dans le 1er arrondissement de Paris. Établissement public à caractère industriel et commercial depuis 1995, c’est le seul théâtre d’État en France disposant d’une troupe permanente de comédiens, la Troupe des Comédiens-Français. Bien que mort depuis sept ans quand la troupe a été créée, Molière est considéré comme le « patron » de l’institution, surnommée la « Maison de Molière ».

[5] Amsterdam est la capitale des Pays-Bas, bien que le gouvernement ainsi que la plupart des institutions nationales siègent à La Haye. Petit village de pêcheurs au 12ème siècle, la ville connaît une très forte croissance au Moyen Âge au point de devenir l’un des principaux ports du monde durant le siècle d’or néerlandais. Le quartier de De Wallen est la partie la plus ancienne de la ville, qui se développe autour d’un réseau concentrique de canaux semi-circulaires reliés par des canaux perpendiculaires, formant une « toile d’araignée ». Au centre de la vieille ville se trouve, sur la place du Dam, le palais royal d’Amsterdam, construit au 17ème siècle, symbole de l’importance de la ville. Guillaume 1er en fait sa résidence en 1815.