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Publius Cornelius Maluginensis (tribun consulaire en 397 av. jc)

lundi 4 avril 2022, par ljallamion

Publius Cornelius Maluginensis (tribun consulaire en 397 av. jc)

Homme politique de la République romaine-Tribun consulaire en 397 et 390 av. jc-Consul éphémère en 393 av. jc

Emblème de la République romaine.Membre des Cornelii Maluginenses [1], branche de la gens patricienne des Corneli [2]. Fils de Publius Cornelius Maluginensis tribun consulaire en 404 av. jc et petit-fils de Marcus Cornelius Maluginensis , consul en 436 av. jc.

En 397 av. jc, il est tribun militaire à pouvoir consulaire [3] avec 5 autres collègues. Les tribuns se répartissent sur différents fronts pour lutter contre les Volsques [4], les Èques [5], les Véiens [6], les Falisques [7], les Capénates [8] et des bandits de Tarquinia [9]. D’après Tite-Live, le collège des tribuns est contraint d’abdiquer avant la fin de leur mandat à cause d’une élection jugée irrégulière.

En 396 av. jc, Maluginensis est choisi comme maître de cavalerie [10] par le dictateur [11] Marcus Furius Camillus. Ils défont les Falisques et les Capénates qui ont mis en difficulté 2 des tribuns consulaires de l’année, et achèvent le siège de Véies, victoire pour laquelle Camille célèbre un grand triomphe.

Les auteurs antiques Tite-Live et Plutarque identifient ce maître de cavalerie à un Publius Cornelius Scipio qui serait alors le premier membre de cette branche à atteindre une haute magistrature.

En 393 av. jc, le consulat ordinaire est temporairement rétabli après 15 années de tribunat consulaire.

C’est un Cornelius Maluginensis et Lucius Valerius Potitus qui sont élus mais ils laissent la place à 2 consuls suffect [12], Lucius Lucretius Tricipitinus Flavus et Servius Sulpicius Camerinus, qui s’opposent aux propositions des tribuns de la plèbe [13] de déplacer une grande partie de la population de Rome à Véies, récemment conquise. L’identification du Cornelius n’est pas certaine, il pourrait s’agir de Publius Cornelius Maluginensis ou de Servius Cornelius Maluginensis, sept fois tribun consulaire entre 386 et 368 av. jc.

Maluginensis est tribun consulaire une deuxième fois en 390 av. jc. Cette année-là, les tribuns affrontent les Gaulois de Brennos et subissent une défaite sévère mettant la ville de Rome en danger. Le Sénat rappelle Marcus Furius Camillus de son exil et le nomme dictateur pour repousser les Gaulois qui assiègent Rome

P.-S.

Source : Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia Publius Cornelius Maluginensis (tribun consulaire en -397)/ Portail de la Rome antique/ Catégories  : Tribun militaire à pouvoir consulaire/ Consul de la République romaine

Notes

[1] Les Cornelii Maluginenses sont des patriciens romains membres d’une branche de la gens des Cornelii. Ils occupent de hautes magistratures de la République durant les 5ème et 4ème siècles av. jc.

[2] Les Cornelii ou gens Cornelia constituent l’une des familles patriciennes les plus importantes de l’histoire romaine et ont, de loin, revêtu plus de magistratures que n’importe quelle autre gens. Ils se classent en majorité dans le camp conservateur mais certains d’entre eux ont épousé la cause populaire, soit par conviction, soit par opportunisme. Ses membres les plus illustres sont Aulus Cornelius Cossus, Scipion l’Africain, Scipion Émilien, Sylla et Cinna. Le premier Cornelius à revêtir le consulat est Servius Cornelius Maluginensis Cossus, consul en 485 av. jc. La gens disparaît des Fastes consulaires après 178 et le consulat de Servius Cornelius Scipio Salvidienus Orfitus.

[3] Un tribun militaire à pouvoir consulaire est un magistrat romain disposant d’un niveau d’imperium presque équivalent aux consuls qu’il remplace de façon irrégulière au début de la République romaine, entre 444 et 367 av. jc. Après cette date, le tribunat consulaire est définitivement abandonné.

[4] Les Volsques appartiennent aux anciens peuples italiques installés dans le sud du Latium. Leur nom avec sa terminaison en « -cus » les classe avec les autres tribus dont le nom se termine en « -cus », comme les Herniques, qui sembleraient être les premiers habitants indo-européens de la côte occidentale de l’Italie

[5] Les Èques sont un peuple italique du nord-est du Latium antique et de l’Apennin central. Ils parlent une langue de la branche ombrienne des langues sabelliques. À partir de la fin du 6ème siècle av. jc et pendant le 5ème siècle av. jc, les Volsques et les Èques, deux peuples liés, envahissent le Latium lors de la migration plus générale des peuples sabelliens qui quittent les Apennins pour s’installer dans les plaines d’Italie. Ils occupent alors la partie supérieure de la vallée de l’Anio, du Tolerus (aujourd’hui le Sacco) et de l’Himella, torrent de l’Aia, dans la province de Rieti. À l’est, les cités latines d’importance les plus proches sont Préneste et Tibur. Au sud, les Herniques occupent la vallée du Tolerus. À l’est, sur l’autre rive de l’Anio, se situent les Marses et enfin, au nord, ce sont les terres sabines.

[6] Puissante cité étrusque située à la frontière sud de l Étrurie, dans la campagne falisque, à 16 km au nord de Rome sur le territoire de la commune de Formello. Elle était considérée comme la plus riche des villes de la Ligue étrusque.

[7] Les Falisques, Falisci en latin, sont un peuple de l’Italie antique, dans le Sud-Est de l’Étrurie, dont la capitale fut Falerii, aujourd’hui Civita Castellana. Peuple souverain, politiquement et socialement, son histoire est marquée par la proximité de Rome (Falerii se trouve à 44 km au Nord du Capitole), dont il a dû se défendre au fil des siècles, essayant de contrer son expansionnisme en s’alliant avec les Étrusques, rejoignant la Dodécapole ou Ligue étrusque.

[8] Les Capenati (« Capénates » en français) étaient un peuple d’Italie centrale dont la capitale était Capena, petite ville dans la basse vallée du Tibre, sur la rive droite du fleuve, à environ 31 km au Nord du Capitole, non loin de la cité étrusque de Veis, et de Falerii capitale des Falisci.

[9] Tarquinia était l’une des plus anciennes et des plus importantes cités de la dodécapole étrusque. Elle a donné à Rome la dynastie légendaire des rois étrusques : Tarquin l’Ancien, Servius Tullius et Tarquin le Superbe. Par la suite, Tarquinia est entrée plusieurs fois en guerre avec Rome et a été finalement soumise. Sur le littoral de Tarquinia s’est développée la colonie maritime de Gravisca, qui jusqu’à la fondation de Centumcellae (aujourd’hui Civitavecchia) par l’empereur Trajan au 2ème siècle de notre ère, a représenté le port principal de l’Étrurie méridionale, abandonné ensuite en raison des raids des pirates sarrasins au début du Moyen Age.

[10] Le maître de cavalerie est, durant la République romaine, l’assistant qu’un dictateur romain doit nommer, une sorte de chef d’état-major. À partir du 1er siècle av. jc, le titre est utilisé par l’armée romaine comme titre honorifique. Le grade de magister equitum, associé à de véritables pouvoirs de commandement, réapparaît durant le Bas-Empire romain.

[11] Le dictateur est, durant la République romaine, un magistrat extraordinaire qui détient les pleins pouvoirs (imperium) pour un mandat qui ne peut, à l’origine, excéder six mois. Selon la tradition, le titre a été institué en 501 av. jc pour répondre à une situation d’urgence militaire, mais un magister populi (littéralement « maître du peuple ») existe déjà sous la Royauté romaine.

[12] Parfois, un consul décède ou démissionne avant la fin de son mandat de douze mois. Le consul restant rétablit la collégialité par l’élection intermédiaire si le délai restant le permet ou par la désignation directe d’un consul suffectus (du participe passé du verbe sufficere, « remplacer »). Ce consul entre en fonction immédiatement, il a les mêmes privilèges et les mêmes pouvoirs que le consul remplacé mais il n’est en charge que pour la durée du mandat qui reste à couvrir. Enfin, le consul suffect ne donne pas son nom à l’année, à l’inverse du consul dit ordinaire.

[13] Dans la Rome antique, les tribuns de la plèbe sont les représentants de la plèbe. Ils ne représentent pas le populus dans son entier, puisque la plèbe est le populus (l’ensemble du peuple de Rome, comprenant tous les citoyens de toutes les classes) sauf les patriciens.