Bienvenu sur mon site historique. Bon surf

L’histoire pour le plaisir

Accueil du site > Histoire du 9ème siècle > Merfyn Frych ap Gwriad dit Merfyn ap Gwriad ou Merfyn aux Taches de (...)

Merfyn Frych ap Gwriad dit Merfyn ap Gwriad ou Merfyn aux Taches de Rousseur

lundi 6 septembre 2021, par ljallamion

Merfyn Frych ap Gwriad dit Merfyn ap Gwriad ou Merfyn aux Taches de Rousseur (mort en 844)

Roi de Gwynedd, au Pays de Galles

Selon les généalogies du Jesus College [1] il est un descendant de Maxen Wledic c’est-à-dire l’usurpateur Magnus Maximus et de la lignée des rois de l’île de Man [2].

En 816 les Annales Cambriae [3] relèvent la mort du roi de Gwynedd [4] Cynan Dindaethwy ap Rhodri descendant en ligne masculine de Cunedda.

En 816 il s’était opposé pour le contrôle du royaume à son frère Hywel ap Rhodri Molwynog. En 825 la mort de ce dernier qui avait peut-être été réduit à l’état de vassal par le roi Cenwulf de Mercie les Annales indique que sa succession est assurée par un certain Merfyn ap Gwriard surnommé Merfyn "Frych" c’est-à-dire aux Taches de Rousseur dont la lignée gouvernera le Gwynedd jusqu’en 1283.

Le Manuscrit de l’Harleian collection [5] compilé sous le règne de son arrière petit-fils Owain ab Hywell Dda proclame qu’il est un descendant de la famille de Maelgwn Gwynedd par sa mère Essylt fille de Cynan ap Rhodri et nièce d’Hywel. Toutefois plusieurs autres généalogies indiquent qu’ Essylt est l’épouse de Merfyn et non pas sa mère !

Merfyn avait la réputation d’être un mécène : ainsi, l’Historia Brittonum [6] attribuée à Nennius aurait été écrit à Gwynedd lors de son règne, possiblement sur ordre de Merfyn. Un manuscrit retrouvé à Bamberg [7] montre que Merfyn portait un certain intérêt aux études.

À sa cour, les visiteurs d’Irlande recevaient un cryptogramme qui ne pouvait être résolu qu’en transposant les lettres de l’alphabet latin vers l’alphabet grec. Malgré les invasions danoises, il put maintenir sa position et transmettre en 844 un royaume intact à son fils, Rhodri le Grand. Il serait mort lors d’une bataille, mais les circonstances ne sont pas parvenues jusqu’à nous.

Merfyn s’allia avec la maison royale de Powys [8], un autre royaume gallois, en épousant Nest, la fille de Cadell ap Brochfael et sœur de Cyngen ap Cadell , roi de Powys.

P.-S.

Source : Cet article est partiellement ou en totalité issu du texte de Mike Ashley The Mammoth Book of British Kings & Queens Robinson (Londres 1998) (ISBN 1841190969) « Merfyn Frych (the Freckled) Gwynedd

Notes

[1] Le Jesus College est connu traditionnellement comme le collège gallois de l’université d’Oxford (en raison de ses affiliations ainsi que de son recrutement). Son nom complet est le Jesus College in the University of Oxford of Queen Elizabeth’s Foundation car il fait partie des 39 Colleges de l’université d’Oxford.

[2] L’île de Man, Ellan Vannin, Mann ou Mannin en mannois, Insula Mona en latin, est un territoire formé d’une île principale et de quelques îlots situés en mer d’Irlande, au centre des îles Britanniques. L’île de Man forme une dépendance de la Couronne britannique, c’est-à-dire que l’île n’appartient ni au Royaume-Uni ni à l’Union européenne mais relève directement de la propriété du souverain britannique, actuellement la reine Élisabeth II, qui agit en qualité de « seigneur de Man ». Ce statut n’en fait pas un État reconnu indépendant, mais l’île dispose d’une large autonomie politique et économique. L’île de Man est une terre celte depuis la protohistoire, puis devient un royaume viking au Moyen Âge, soumis à l’influence anglo-saxonne. Les dominateurs scandinaves y ont fondé un système politique basé sur le principe des « citoyens libres » et s’organisant autour du Tynwald qui serait le plus ancien parlement en fonctionnement continu du monde. L’île de Man fait aujourd’hui partie des six nations celtiques (avec l’Irlande, les Cornouailles, la Bretagne, l’Écosse et le pays de Galles) reconnues par le Congrès celtique et la Ligue celtique.

[3] Les Annales Cambriae sont un ensemble, compilé à partir de diverses sources, de chroniques galloises, rédigées en latin à St David’s, dans le royaume de Dyfed, au plus tard au 10ème siècle. Malgré leur nom, les Annales Cambriae ne traitent pas seulement du pays de Galles, mais également d’événements survenus en Irlande, en Cornouailles, en Écosse et en Angleterre, voire au-delà.

[4] Le Gwynedd était un des royaumes ou principautés du Pays de Galles au Moyen Âge, appelé Vénédotie, Winet ou Norgalles au Moyen Âge. Il couvrait une partie du nord-ouest du pays autour de la Snowdonia et comprenait l’île de Môn (Anglesey). Ses dirigeants ont eu à plusieurs reprises le dessus sur leurs rivaux gallois. Les rois et princes de Gwynedd ont résisté longtemps aux projets de conquête des rois d’Angleterre.

[5] Les Harleian genealogies sont une collection de généalogies, en latin et vieux gallois, conservées à la British Library, dans le manuscrit dit « Harleian MS 3859 ».

[6] L’Historia Brittonum est un ouvrage ayant trait à l’histoire de l’île de Bretagne, et notamment à celle du pays de Galles. Il est très difficile à dater, dans la mesure où il s’agit de juxtaposition de textes de différentes époques. Mais on peut considérer que le plus ancien date du 9ème siècle, et le plus récent du 11ème siècle.

[7] Bamberg est une ville allemande, située dans le sud du pays, dans le nord du Land de Bavière et la région de Haute Franconie. Elle est le chef-lieu de l’arrondissement de Bamberg et le centre urbain de l’ouest de la région. Elle dépend de la région métropolitaine de Nuremberg. Ville de taille moyenne, elle abrite une université, un archidiocèse et est un centre économique pour la région.

[8] Le royaume de Powys est un royaume médiéval situé dans l’est de l’actuel Pays de Galles.