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Cunedda ap Edern dit Cunedda

jeudi 14 novembre 2019

Cunedda ap Edern dit Cunedda (386- 460)

Roi breton [1] guerrier du pays des Gododdin

Il fonda la dynastie royale de Gwynedd [2] dans le nord du Pays de Galles

Cunedda et ses ancêtres menèrent les Votadini [3] contre les incursions pictes [4] et irlandaises au sud du Mur d’Hadrien [5]. Puis les Votadini s’établirent dans le nord du Pays de Galles pour défendre la région contre une invasion irlandaise. Cunedda s’installa en personne sur le territoire des Venedotians, qui devait devenir le centre du royaume de Gwynedd.

Deux hypothèses ont été suggérées pour tenter d’expliquer cette action : Soit Cunedda agissait sous les ordres de Magnus Maximus ou un de ses successeurs. Soit il agissait sous les ordres de Vortigern , le roi des Britanniques du début de la période suivant l’ère post romaine.

Le petit-fils supposé de Cunedda, Maelgwn Gwynedd , fut un contemporain de Saint Gildas et les Annales Cambriae [6] fixent sa mort en 547. Mais il faut prendre en compte le fait que les généalogies des premiers Gallois soit mise en doute et la plupart des textes mentionnant le nombre et l’identité des héritiers de Cunedda ne datent que du 10ème siècle.

On ne sait presque rien de Cunedda lui-même. Probablement célébré pour sa force, son courage et son aptitude à rallier les forces romano britannique en difficulté de la région, il parvint selon la tradition à établir un mariage politique avantageux avec Gwawl, fils de Coel Hen le chef de Eboracum [7].

P.-S.

Source : Cet article est partiellement ou en totalité issu du texte de Mike Ashley The Mammoth Book of British Kings & Queens Robinson (Londres 1998) (ISBN 1841190969) « Cunedda Lohian (Gododdin) 430s ; North Wales 450s - c460s. »

Notes

[1] La Bretagne insulaire, parfois également appelée l’île de Bretagne, est le nom donné à la Grande-Bretagne par les historiens modernes jusqu’à la fin de la période médiévale britannique.

[2] Le Gwynedd était un des royaumes ou principautés du Pays de Galles au Moyen Âge, appelé Vénédotie, Winet ou Norgalles au Moyen Âge. Il couvrait une partie du nord-ouest du pays autour de la Snowdonia et comprenait l’île de Môn (Anglesey). Ses dirigeants ont eu à plusieurs reprises le dessus sur leurs rivaux gallois. Les rois et princes de Gwynedd ont résisté longtemps aux projets de conquête des rois d’Angleterre.

[3] Les Votadini, Otadini chez Ptolémée, étaient un peuple de l’île de Bretagne à l’âge du fer. Leur territoire fit également partie de la province romaine de Bretagne. Il s’étendait entre le sud-ouest de ce qui est aujourd’hui l’Écosse et le nord-est de l’Angleterre, soit entre la région de Stirling jusqu’à la rivière Tyne, incluant ainsi les régions actuelles de Falkirk, du Lothian et des Scottish Borders, et le Northumberland dans le nord-est de l’Angleterre. Leur chef-lieu fut certainement le fort sur la colline de Traprain Law dans l’East Lothian, jusqu’à son abandon au début du 4ème siècle, pour s’installer à Din Eidyn (Édimbourg)

[4] Les Pictes étaient un peuple établi principalement dans les Lowlands de l’Écosse. Les migrations Pictes s’installent entre les différentes vagues de migrations goïdeliques (gaëliques) et gallo-britonniques. Leurs ancêtres seraient venus du continent à la fin de la préhistoire, peut-être au cours du 1er millénaire avant jc. Leur première mention est due à l’orateur breton Eumenius, en 297, ce dernier les cite aux côtés des Hibernii (les Irlandais) comme ennemis des Bretons.

[5] Le mur d’Hadrien est une fortification faite de pierre et de terre construite entre 122 et 127. L’empereur Hadrien fit édifier ce mur de défense sur toute la largeur du nord de l’Angleterre, et correspond à peu près à la frontière Angleterre-Ecosse actuelle. Ce mur de 80 miles romains (environ 117,5 km) traverse le nord de l’île d’ouest en est, de la Mer d’Irlande à l’embouchure du fleuve Tyne, sur la Mer du Nord. Ce mur avait pour objectif de protéger l’empire romain, dont l’Angleterre au nord, des attaques des barbares.

[6] annales du Pays de Galles

[7] qui correspondrait aujourd’hui à York