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Ânkhésenamon

mardi 24 août 2021, par ljallamion

Ânkhésenamon

Troisième fille du pharaon Amenhotep IV dit Akhénaton et de la reine Néfertiti.

Elle passa son enfance à Akhetaton [1], la cité créée par son père Akhénaton en l’honneur du dieu Aton. On pense qu’elle fut d’abord mariée à son propre père, avec qui elle aurait eu une fille, Ânkhésenpaaton Tasherit .

Après la mort de son père, elle devient la femme de Toutânkhaton. Elle est représentée sur certaines pièces du mobilier funéraire du jeune roi.

Après le mariage, le couple se convertit au culte amonien en changeant leur nom en Toutânkhamon et Ânkhésenamon, et replace le centre du pouvoir royal à Thèbes [2]. Ce retour marque la fin de l’expérience atonienne d’Akhénaton.

Malgré de nombreuses tentatives, le couple n’eut que deux filles mortes-nées. Lorsque Toutânkhamon meurt en 1327 av. jc, elle demeure la dernière garante de la légitimité dynastique et est mariée, semble-t-il, à son successeur Aÿ .

Sa fin est incertaine. Dans tous les cas, elle meurt sous le règne de Aÿ, ou peu après, sous celui de Horemheb .

Elle pourrait être cette reine qui, veuve, fit venir un prince du Hatti [3] du nom de Zannanza , pour ainsi sceller une alliance avec ce pays contre lequel l’Égypte est en guerre. Une proposition extraordinaire dans le contexte de l’époque, promettant à un hittite [4] de devenir pharaon d’Égypte. Le message est cependant intercepté, et le prince est exécuté à peine entré en Égypte.

Certains avancent que la reine auteur de cette incroyable lettre [5] au roi Suppiluliuma 1er, demandant l’un de ses fils pour régner à ses côtés, pourrait être la sœur aînée d’Ânkhésenamon, Mérytaton , voire, ce qui est bien moins probable, sa mère Néfertiti.

P.-S.

Source : Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia Ânkhésenamon/ Portail de l’Égypte antique/ Catégories : Reine de l’Égypte antique/ XVIIIe dynastie égyptienne

Notes

[1] Akhetaton, à mi-chemin entre Memphis et Thèbes, fut la capitale éphémère de l’Égypte antique durant le règne du pharaon Akhénaton. Elle fut fondée vers 1353 av.jc. Elle était située sur le site d’Amarna. Akhénaton fonde la ville en l’an 9 de son règne, sur un site de Moyenne Égypte encore vierge de tout culte. Toute la cour et l’administration égyptienne déménagent dans la nouvelle capitale, dont les temples, dédiés au dieu unique Aton, sont construits à ciel ouvert pour permettre à ses rayons bienfaisants d’y pénétrer. Après la chute d’Akhénaton et le retour à l’orthodoxie religieuse (le culte d’Amon), Akhetaton est livrée à l’abandon et ses édifices de pierre servent de carrière pour la ville voisine d’Hermopolis Magna.

[2] Thèbes (aujourd’hui Louxor) est le nom grec de la ville d’Égypte antique Ouaset (« Le sceptre » ou « La Puissante »), appartenant au quatrième nome de Haute Égypte. D’abord obscure capitale de province, elle prend une importance nationale à partir de la XIème dynastie. Elle est en effet la ville d’origine des dynastes de la famille des Antef, qui fondent la XIème dynastie avec Montouhotep 1er et Montouhotep II, liquidateurs de la Première Période Intermédiaire et rassembleurs des Deux Terres, c’est-à-dire de la Haute Égypte et de la Basse Égypte.

[3] Hatti est un terme géographique et ethnique concernant l’Anatolie antique, et qui peut avoir plusieurs sens : Au IIème millénaire av. jc, c’est avant tout une région de l’Anatolie centrale, autour de la ville de Hattusha. Ce terme désigne également le peuple non-indo-européen qui est le premier connu à peupler cette région dans les premiers siècles du IIème millénaire av. jc, les Hattis, et leur langue, le hatti. À partir du 17ème siècle av. jc, la région Hatti devient le centre du royaume dominé par l’ethnie hittite, qui la peuplent alors en majorité et prennent son nom. Ils sont désignés par les peuples voisins, tels les Égyptiens, les Babyloniens ou les Assyriens, comme étant les gens du pays Hatti, et leur royaume est le royaume du pays Hatti, d’où vient le terme contemporain de Hittite. Après la chute du royaume hittite au 12ème siècle av. jc, le terme Hatti subsiste et désigne la région du sud-est anatolien dans lesquels se constituent plusieurs royaumes dit « Néo-hittites », comme Karkemish, Karatepe, Tabal, etc. Ce terme se retrouve beaucoup dans les textes des rois assyriens de cette époque, qui conquièrent peu à peu chacun de ces royaumes du 9ème siècle à la fin du 7ème siècle av. jc. Le terme subsiste encore sous les Empires assyrien et babylonien pour désigner cette partie de l’Anatolie du sud-est ainsi que le nord de la Syrie.

[4] Les Hittites sont un peuple ayant vécu en Anatolie au 2ème millénaire av. jc. Ils doivent leur nom à la région dans laquelle ils ont établi leur royaume principal, le Hatti, situé en Anatolie centrale autour de leur capitale, Hattusan. À partir de la seconde moitié du 17ème siècle avant notre ère, les rois du Hatti construisent un des plus puissants royaumes du Moyen-Orient, dominant l’Anatolie jusqu’aux alentours de 1200 av. jc. À partir du 14ème siècle avant notre ère, ils réussissent à faire passer la majeure partie de la Syrie sous leur coupe, ce qui les met en rivalité avec d’autres puissants royaumes du Moyen-Orient : l’Égypte, le Mitanni et l’Assyrie.

[5] découverte à Hattousa, capitale du Hatti