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Ella-Amida

mercredi 4 août 2021, par ljallamion

Ella-Amida

Roi d’Aksoum son règne s’achève vers 320/325

Père d’Ezana. Il abat définitivement ce qui reste du royaume de Méroé [1] et érige une stèle commémorant sa victoire dans les ruines de la capitale. Il est assez puissant pour se permettre, en représailles d’opérations ordonnées par Constantin contre les Blemmyes [2], ses alliés du Nord, de capturer près d’Adoulis [3] des navires romains.

Le voyageur byzantin [4] Cosmas Indicopleustès , en visite à Aksoum [5] vers 525, a recopié une inscription du roi Ella-Amida commémorant ses victoires, notamment sur Méroé : “Il a fait tracer une route qui va de ses États à l’Égypte, s’est emparé de la région du lac Tana et du pays de Sassou, au sud du Nil Bleu, riche en or. À l’est, il a soumis le cap des Aromates (cap Gardafui), les pays de l’encens et de la myrrhe, et ordonné aux Sobates de surveiller le détroit de Bab-el-Mandeb. Il a envoyé une flotte et une armée au Yémen et soumis les Arabes au tribut.”

P.-S.

Source : Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia Ella-Amida/ Portail de l’Éthiopie : Catégories  : Souverain du royaume d’Aksoum

Notes

[1] Méroé est une cité antique de Nubie, capitale d’un royaume tardif et connue pour ses nécropoles à pyramides à forte pente relativement bien conservées. Cette cité a formé la capitale du royaume de Koush pendant plusieurs siècles. Le royaume koush de Méroé, qui a donné son nom à l’île de Méroé, fait aujourd’hui partie du Soudan moderne, une région limitée par le Nil (de la rivière Atbara à Khartoum), la rivière Atbara et le Nil Bleu.

[2] Les Blemmyes sont une population nubienne qui apparaît dans la vallée du Nil à partir du milieu du 3ème siècle1. Ils prennent le contrôle de la province romaine du Dodekashoinos au sud de l’Égypte au milieu du 4ème siècle. Ils y constituent un royaume qui sera annexé par la Nobatie après la victoire du roi SIlko sur les Blemmyes. En partie nomade, cette population est mentionnée durant les périodes ptolémaïque, romaine et byzantine au temple de Philæ, alors lieu de rencontres pacifiques entre les Égyptiens et les tribus nubiennes dont les Nobades et des Blemmyes.

[3] Adulis ou Adoulis est un site archéologique d’Érythrée, à environ 40 kilomètres au sud du port de Massaoua, sur la côte de la mer Rouge dans le golfe de Zula. C’était le principal port du royaume d’Aksoum. Le port est une escale importante, mentionnée dans Le Périple de la mer Érythrée, sur la route maritime des épices, de l’encens et des pierres précieuses entre l’Empire byzantin, la côte orientale de l’Afrique et l’Inde.

[4] L’Empire byzantin ou Empire romain d’Orient désigne l’État apparu vers le 4ème siècle dans la partie orientale de l’Empire romain, au moment où celui-ci se divise progressivement en deux. L’Empire byzantin se caractérise par sa longévité. Il puise ses origines dans la fondation même de Rome, et la datation de ses débuts change selon les critères choisis par chaque historien. La fondation de Constantinople, sa capitale, par Constantin 1er en 330, autant que la division d’un Empire romain de plus en plus difficile à gouverner et qui devient définitive en 395, sont parfois citées. Quoi qu’il en soit, plus dynamique qu’un monde romain occidental brisé par les invasions barbares, l’Empire d’Orient s’affirme progressivement comme une construction politique originale. Indubitablement romain, cet Empire est aussi chrétien et de langue principalement grecque. À la frontière entre l’Orient et l’Occident, mêlant des éléments provenant directement de l’Antiquité avec des aspects innovants dans un Moyen Âge parfois décrit comme grec, il devient le siège d’une culture originale qui déborde bien au-delà de ses frontières, lesquelles sont constamment assaillies par des peuples nouveaux. Tenant d’un universalisme romain, il parvient à s’étendre sous Justinien (empereur de 527 à 565), retrouvant une partie des antiques frontières impériales, avant de connaître une profonde rétractation. C’est à partir du 7ème siècle que de profonds bouleversements frappent l’Empire byzantin. Contraint de s’adapter à un monde nouveau dans lequel son autorité universelle est contestée, il rénove ses structures et parvient, au terme d’une crise iconoclaste, à connaître une nouvelle vague d’expansion qui atteint son apogée sous Basile II (qui règne de 976 à 1025). Les guerres civiles autant que l’apparition de nouvelles menaces forcent l’Empire à se transformer à nouveau sous l’impulsion des Comnènes avant d’être disloqué par la quatrième croisade lorsque les croisés s’emparent de Constantinople en 1204. S’il renaît en 1261, c’est sous une forme affaiblie qui ne peut résister aux envahisseurs ottomans et à la concurrence économique des républiques italiennes (Gênes et Venise). La chute de Constantinople en 1453 marque sa fin.

[5] Aksoum ou Axoum est une ville septentrionale d’Éthiopie, dans la province du Tigré. C’est l’un des centres religieux de l’Église éthiopienne orthodoxe. Aksoum fut le centre de l’Empire aksoumite entre le 1er et le 6ème siècle de notre ère. Les Aksoumites ont adopté le christianisme comme religion d’État entre 330 et 360 sous le roi Ezana. On connaît, en effet deux séries monétaires en or, l’une portant le disque et le croissant, l’autre, la croix chrétienne. C’est ce qui permet de situer cet évènement dans cette fourchette. Le royaume d’Axoum a été le premier État à utiliser l’image de la croix sur ses monnaies. Cette religion aurait été importée par un prisonnier, Frumentius, qui avait obtenu la confiance du roi et qui devint, à sa mort, le conseiller de son épouse, veuve, entre 330 et 360. Il accorda des lieux de cultes aux marchands étrangers. Le chef de l’Église éthiopienne était nommé par le patriarche d’Alexandrie