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L’histoire pour le plaisir

Cædwalla

mercredi 23 juin 2021, par ljallamion

Cædwalla (vers 659-689)

Roi du Wessex de 685 ou 686 à 688

Principales localités du Wessex anglo-saxon.Exilé du Wessex [1] durant sa jeunesse, Cædwalla réalise son premier coup d’éclat en envahissant le royaume des Saxons du Sud [2] et en tuant leur roi AEthelwealh . Chassé peu après par deux vassaux du roi défunt, il prend sa revanche après être monté sur le trône du Wessex.

Durant son court règne, il soumet le Sussex, conquiert l’île de Wight [3] et étend également sa domination sur le Surrey [4] et le Kent [5], qu’il envahit à deux reprises. Bien qu’il n’ait pas reçu le baptême, il entretient de bonnes relations avec l’évêque Wilfrid et apporte son soutien à l’Église.

Cædwalla abdique en 688, peut-être en raison de blessures reçues durant la conquête de l’île de Wight. Ine lui succède à la tête des Saxons de l’Ouest. De son côté, l’ancien roi se rend en pèlerinage à Rome. Il y meurt le 20 avril 689, quelques jours après avoir été baptisé par le pape Serge 1er.

L’une des principales sources concernant Cædwalla est l’Histoire ecclésiastique du peuple anglais [6], rédigée vers 731 par le moine et chroniqueur northumbrien Bède le Vénérable. Afin de rassembler les informations nécessaires à la rédaction de son œuvre, Bède fait appel à plusieurs contacts dans les autres royaumes de l’Angleterre anglo-saxonne. Pour le Wessex, c’est l’évêque Daniel de Winchester qui lui fournit ses nombreuses informations, en particulier un récit détaillé de la conquête du Sussex et de l’île de Wight. Comme son titre l’indique, le récit de Bède s’intéresse avant tout aux affaires religieuses, en l’occurrence la christianisation des Saxons de l’Ouest, mais il présente également des informations d’ordre séculier.

C’est également vers le début du 8ème siècle que le prêtre Étienne de Ripon rédige la Vita Sancti Wilfrithi [7]. La carrière de Wilfrid l’a conduit d’un bout à l’autre de l’Angleterre, d’York [8] au nord à Selsey [9] au sud, et il a entretenu des relations avec Cædwalla dans les années 680.

Cædwalla figure également dans la Chronique anglo-saxonne [10].La West Saxon Genealogical Regnal List [11], est associée à la Chronique. Il subsiste plusieurs chartes [12] portant son nom, mais leur authenticité n’est pas toujours certaine.

À la fin du 7ème siècle, les Saxons de l’Ouest occupent une partie du Sud-Ouest de l’Angleterre aux frontières difficiles à définir. À l’ouest, le royaume breton de Domnonée [13] occupe les actuels comtés du Devon [14] et de Cornouailles [15], tandis qu’au nord s’étend le royaume de Mercie [16]. Sous le règne de Wulfhere, la Mercie domine ses voisins au sud et progresse aux dépens du Wessex dans la vallée de la Tamise [17].

Bien que son frère et successeur AEthelred se montre moins présent dans la région, les Saxons de l’Ouest ne parviennent pas pour autant à récupérer les territoires conquis par Wulfhere.

Il est impossible d’identifier tous les lieux mentionnés dans la Chronique, mais il semble que les Saxons de l’Ouest aient combattu Bretons et Merciens dans le nord du Somerset [18], dans le sud du Gloucestershire [19] et dans le nord du Wiltshire [20]. L’extension de leur domination peut être retracée de manière indirecte.

Ainsi, le roi Cenwalh est le premier protecteur saxon de l’abbaye de Sherborne [21], ce qui implique que le Dorset [22] tombe sous l’emprise du Wessex sous son règne. De la même façon, Centwine , premier protecteur saxon de l’abbaye de Glastonbury [23], a vraisemblablement étendu son emprise sur le Somerset.

Enfin, on sait que le missionnaire saxon Boniface entre dans les ordres au début des années 680 à Exeter [24] : la ville se trouve donc aux mains des Saxons de l’Ouest à cette date.

Bède décrit Cædwalla comme un jeune homme audacieux de la maison royale des Gewissae [25] et il lui donne trente ans environ à sa mort en 689, ce qui placerait sa naissance vers 659.

D’après la Chronique, Cædwalla est le fils d’un roi nommé Cenberht , mort en 661. Ce Cenberht règne peut-être aux côtés ou sous l’autorité de Cenwalh.

Un événement permet peut-être d’éclairer la situation politique et militaire de la région : la division du siège épiscopal de Dorchester [26], dans les années 660. Un nouvel évêché des Saxons de l’Ouest est établi à Winchester [27], non loin de la frontière avec le Sussex. D’après Bède, le roi Cenwalh aurait été las d’entendre le parler francique de l’évêque de Dorchester Agilbert de Paris , mais il s’agit plus vraisemblablement d’une réaction à l’avancée mercienne dans la région de Dorchester. La pression mercienne aurait contraint le Wessex à diriger son expansion vers l’ouest, le sud ou l’est, ce qu’illustrent les campagnes menées par Cædwalla.

D’après la Chronique anglo-saxonne, Cædwalla commence à prétendre au trône du Wessex en 685. Le roi des Saxons de l’Ouest Centwine se retire dans un monastère en 685 ou 686, et Cædwalla lui succède dans des circonstances inconnues. D’après Bède, il règne pendant 2 ans, tandis que la liste de rois lui attribue un règne de 3 ans, ou 2 ans dans une version de ce texte.

Bède affirme que le Wessex est gouverné par des sous-rois durant la décennie qui suit la mort de Cenwalh. Ces sous-rois sont tous vaincus et déposés lorsque Cædwalla devient roi. L’interprétation la plus courante de ce passage consiste à faire de Cædwalla le responsable de la déposition de ces sous-rois, mais Bède ne le dit pas explicitement.

Après être monté sur le trône, Cædwalla envahit à nouveau le royaume des Saxons du Sud. Durant cette campagne, Berthun est tué et la province connut un joug plus rude que celui qu’elle avait auparavant supporté d’après Bède. Cædwalla conquiert également le royaume païen de l’île de Wight et extermine ses habitants pour repeupler l’île avec ses propres sujets. Le roi des Wihtware [28], Arwald , meurt au combat. Ses deux jeunes frères s’enfuient, mais ils sont capturés à Stoneham, dans le Hampshire [29]. Ils sont exécutés sur l’ordre de Cædwalla après avoir reçu le baptême à la suggestion d’un prêtre. Bède rapporte incidemment que le roi est blessé durant cette campagne.

Cædwalla envahit également le Kent en 686. Il remplace le roi Eadric de Kent par son propre frère Mul , et fonde peut-être un monastère à Hoo [30], au nord-est de Rochester [31], entre la Medway [32] et la Tamise. Le règne de Mul est bref : la Chronique anglo-saxonne rapporte qu’il est brûlé vif par ses sujets au terme d’une révolte dès 687. Cædwalla riposte en menant une nouvelle campagne dans le royaume, qu’il dévaste et réduit au chaos. Il est possible qu’il ait directement régné sur le Kent après cette seconde invasion. Son autorité s’étend également sur le Surrey : il y octroie des terres à une église à Farnham [33] en 688.

Après son avènement, il procède à de nombreux dons à l’Église : il offre notamment un quart de l’île de Wight à Wilfrid après sa conquête. Il collabore également avec Wilfrid et l’évêque Eorcenwald de Londres dans la constitution d’une structure ecclésiastique dans le Surrey. Néanmoins, rien ne permet d’affirmer que Wilfrid ait eu la moindre influence les activités séculières ou les campagnes militaires de Cædwalla.

Il est possible que Wilfrid ait bénéficié d’une manière supplémentaire de son association avec Cædwalla : d’après son hagiographie, l’archevêque Théodore aurait exprimé le vœu que Wilfrid lui succède au siège de Cantorbéry [34]. Si cette anecdote est avérée, elle reflète clairement les effets de la domination de Cædwalla sur le Sud de l’Angleterre.

Cædwalla abdique en 688 pour se rendre en pèlerinage à Rome. Les raisons de cette décision sont inconnues. Il faut peut-être y voir l’influence de Wilfrid, à moins que le roi ne sente la mort approcher, que ce soit à la suite de blessures reçues lors de la conquête de l’île de Wight ou à cause d’une longue maladie. Il est le premier souverain anglo-saxon à faire le pèlerinage de Rome.

Durant son voyage, il fait étape à Samer [35], près de Calais [36], où il fait un don pour la construction d’une église, puis à la cour du roi lombard Cunipert.

Le départ de Cædwalla en 688 semble avoir été source de troubles. La durée du règne de son successeur Ine d’après la liste de rois situe son avènement en 689, et cet intervalle d’un an implique peut-être une transition chaotique entre les deux souverains. Le Kent échappe à la domination des Saxons de l’Ouest avec l’avènement en 688 d’Oswine, apparemment soumis à AEthelred de Mercie, et la présence croissante des Saxons de l’Est dans ce royaume.

P.-S.

Source : Cet article est partiellement ou en totalité issu du texte de Barbara Yorke, « Cædwalla (c.659–689) », dans Oxford Dictionary of National Biography, Oxford University Press, 2004

Notes

[1] Le Wessex est l’un des royaumes fondés par les Anglo-Saxons en Angleterre durant le Haut Moyen Âge. Il s’étend sur une partie du sud-ouest de la Grande-Bretagne, entre la Domnonée à l’ouest, la Mercie au nord et les royaumes de Kent, de Sussex et d’Essex à l’est. Au IXe siècle, le Wessex est le dernier royaume anglo-saxon à résister aux invasions vikings.

[2] Le Sussex était l’un des royaumes anglo-saxons de Grande-Bretagne, dont les frontières correspondaient approximativement à celles du territoire des Regnenses et du comté ultérieur de Sussex.

[3] L’île de Wight est une île de la côte sud de l’Angleterre au Royaume-Uni qui se situe dans la Manche, face à l’embouchure du Southampton Water et de la ville de Portsmouth qui se trouvent sur l’île de Grande-Bretagne, dont elle est séparée par un bras de mer : le Solent. Elle a un riche passé historique et a même été brièvement indépendante durant le 15ème siècle. Sa capitale administrative, Newport, se trouve au centre de l’île.

[4] Le Surrey est un comté du sud-est de l’Angleterre au sud du Grand Londres, qui fait partie des Home Counties et avoisine aussi le Kent, le Sussex de l’Est, le Sussex de l’Ouest, le Hampshire et le Berkshire. Sa capitale traditionnelle est la ville de Guildford, bien que son conseil de comté se trouve à Kingston upon Thames

[5] Le Kent est un royaume anglo-saxon fondé au 5ème siècle par les Jutes dans le sud-est de l’Angleterre. Il correspond approximativement au territoire occupé par le peuple celtique des Cantiaci avant la conquête romaine, et à l’actuel comté de Kent. C’est le premier royaume anglo-saxon converti au christianisme, et il atteint son apogée au début du 7ème siècle sous le roi Æthelberht.

[6] L’Histoire ecclésiastique du peuple anglais (Historia ecclesiastica gentis Anglorum en latin) est un ouvrage de Bède le Vénérable écrit vers 731. Comme son titre le suggère, il s’agit d’une histoire de l’Angleterre qui s’intéresse tout particulièrement à sa christianisation.

[7] La Vita sancti Wilfrithi est une hagiographie latine de l’évêque northumbrien Wilfrid d’York. Elle a été rédigée au début du 8ème siècle, quelques années après la mort de Wilfrid en 709, par un prêtre nommé Étienne. Les historiens ont longtemps identifié cet Étienne à un certain Eddius Stephanus, maître de chant lié à Wilfrid, mais cette identification est aujourd’hui abandonnée. Contrairement à la plupart des hagiographies, la Vita sancti Wilfrithi ne présente guère de miracles. En revanche, elle s’intéresse de près à la carrière politique tourmentée de Wilfrid, faisant de lui l’une des figures les mieux connues de cette période. Elle comprend également des digressions sur l’histoire des deux principaux monastères fondés par Wilfrid : l’abbaye de Hexham et l’abbaye de Ripon.

[8] York est une ville du nord de l’Angleterre. Située à la confluence de deux rivières, l’Ouse et la Foss, elle donne son nom au comté du Yorkshire. Fondée par les Romains sous le nom d’Eboracum, elle est l’une des villes majeures du royaume anglo-saxon de Northumbrie, puis la capitale du royaume viking de Jórvík. Elle est également le siège d’un archevêché de l’Église d’Angleterre. Après l’arrivée des Anglo-Saxons, York devint l’une des principales villes du royaume de Northumbrie sous le nom vieil anglais Eoforwic. Le roi Edwin y fut baptisé en 627. Elle devint le siège d’un évêché, puis d’un archevêché en 735. Tombée aux mains de la Grande Armée en 866, elle fut la capitale d’un royaume viking de 876 à 954 sous le nom de Jórvík, date de sa conquête définitive par le royaume d’Angleterre. Le 20 septembre 1066, Harald Hardrada s’empara de la ville, mais fut tué cinq jours plus tard par le roi Harold Godwinson à la bataille de Stamford Bridge, vainqueur qui devait périr à son tour à la bataille de Hastings peu de temps après. En 1190, Richard de Malbis et d’autres nobles d’York qui envisageaient de se joindre à Richard dans la troisième croisade profitèrent d’un incendie qui avait éclaté en ville pour faire courir une rumeur contre les Juifs. Les maisons de Benoît et Joce furent attaquées et ce dernier obtint la permission du gardien du château d’York d’y évacuer sa famille et l’ensemble des Juifs, probablement dans la tour de Clifford. Assaillis par la foule, les Juifs prirent peur et ne laissèrent pas rentrer le gardien qui avait quitté la tour. Il en appela au shérif, qui fit venir la milice du Comté. La tour de Clifford fut assiégée plusieurs jours. Un moine fit la cérémonie de sacrement chaque matin autour des murs comme pour sacraliser la lutte. Il fut écrasé d’une pierre jetée par les Juifs assiégés ; la colère de la foule devint alors une folie forcenée. Quand les Juifs de la tour de Clifford virent qu’ils n’avaient aucune alternative autre que de se soumettre au baptême ou périr aux mains de la foule, Yom-Tob ben Isaac de Joigny, tossafiste français et nouveau chef de la communauté, les exhorta à se tuer eux-mêmes plutôt que de succomber à la cruauté de leurs ennemis. Ceux qui étaient en désaccord furent autorisés à se retirer. Les autres se donnèrent la mort, après avoir mis le feu à leurs vêtements et marchandises pour éviter que ceux-ci ne tombent dans les mains de la foule.

[9] Selsey est une ville côtière du Sussex de l’Ouest, en Angleterre. Située à l’extrémité de la péninsule de Manhood, à une dizaine de kilomètres au sud de la ville de Chichester. Après l’arrivée des Anglo-Saxons, Selsey devient une ville importante du royaume de Sussex ; d’après la légende, son fondateur Ælle aurait débarqué non loin de Selsey Bill en 477. L’abbaye de Selsey est le siège de l’évêché des Saxons du Sud du début du 8ème siècle jusqu’en 1075, date à laquelle le siège est transféré à Chichester.

[10] un ensemble d’annales compilé au Wessex vers la fin du 9ème siècle, probablement sur ordre d’Alfred le Grand

[11] Une liste de rois du Wessex,

[12] des documents enregistrant des donations de terres à des serviteurs ou à l’Église

[13] La Domnonée (lat. Dumnonia) désigne au 6ème siècle deux royaumes bordant les deux rivages occidentaux de la Manche. Située en Grande-Bretagne, alors appelée « Bretagne insulaire », ce royaume s’est étendu sur l’actuel comté de Devon (ce dernier nom étant l’évolution du mot Dumnonia), et antérieurement aussi sur le domaine des Durotriges autour de Dorchester dans le Dorset jusqu’en 614 et le Somerset jusqu’en 658. Les Cornouailles étaient peut-être aussi incluses car le roi Ine de Wessex n’atteint le Tamar qu’en 710. D’ailleurs, en anglais, on distingue la Dumnonée (Dumnonia), pays insulaire, de la Domnonée, pays continental

[14] Le Devon est un comté du sud-ouest de l’Angleterre, encadré par les Cornouailles à l’ouest et le Dorset et le Somerset à l’est. C’est le quatrième plus grand comté d’Angleterre.

[15] Les Cornouailles ou la Cornouailles est un comté d’Angleterre et une nation celtique situé à l’extrémité sud-ouest du pays. Sa capitale est Truro. Limité à l’est par le fleuve Tamar, il a une superficie de 3 563 km²

[16] La Mercie est l’un des sept royaumes de l’Heptarchie anglo-saxonne, avec Tamworth pour capitale. Entre 600 et 850, la Mercie fit quatorze fois la guerre au Wessex voisin, onze fois aux Gallois, et mena dix-huit campagnes contre d’autres ennemis - encore ne s’agit-il là que des conflits dont nous avons gardé la trace. Elle est fondée par les Angles rassemblés et menés un an auparavant, depuis les côtes marécageuses proches du Wash vers l’actuelle région des Midlands en Angleterre, par Creoda (ou Crida), premier roi connu des Merciens, peut-être en partie légendaire, qui accèda au pouvoir en 585. Ces Midlands (« terres du milieu ») regroupent les comtés actuels de Gloucester, Worcester, Leicester, Northampton, Bedford, Buckingham, Derby, Nottingham, Hereford, Warwick, Chester et Lincoln.

[17] La Tamise est un fleuve du sud de l’Angleterre, qui se jette dans la mer du Nord. D’une longueur totale de 346 km, c’est le plus long fleuve dont le cours se trouve entièrement en Angleterre (qui à la fois commence et finit en Angleterre) et le second plus long pour le Royaume-Uni (après la Severn). La Tamise prend sa source à Thames Head, dans le Gloucestershire, puis coule en direction de l’est, vers Oxford et Reading, puis traverse Londres, dont elle tire sa renommée et aboutit enfin dans la mer du Nord, grâce à son estuaire.

[18] Le comté du Somerset en Angleterre du Sud-ouest est limité au nord par la ville de Bristol et le Gloucestershire, le Wiltshire à l’est, le Dorset au sud-est et le Devon au sud-ouest. Il est en partie délimité au nord et à l’ouest par le canal de Bristol et l’estuaire du Severn. Sa frontière traditionnelle du nord est constituée par la rivière Avon mais la limite administrative a glissé vers le sud avec la création et l’expansion de la ville de Bristol et, plus tard, le comté d’Avon.

[19] Le Gloucestershire est un comté situé dans le sud-ouest de l’Angleterre. Le comté comprend une partie des Cotswolds, une partie de la vallée fertile du fleuve Severn et toute la forêt de Dean. La capitale est Gloucester et les autres villes principales sont Cheltenham, Stroud, Cirencester et Tewkesbury. Les comtés voisins sont le Gwent au Pays de Galles et les comtés cérémonials de Herefordshire, Oxfordshire, Worcestershire, Warwickshire et Wiltshire en Angleterre.

[20] Wiltshire est un comté cérémonial du sud-ouest de l’Angleterre. Il est bordé par les comtés d’Hampshire, Dorset, Somerset, Gloucestershire, Oxfordshire et Berkshire. Son chef-lieu administratif est Trowbridge, située à l’ouest du comté. Le comté est renommé pour les pierres de Stonehenge, l’énorme cromlech d’Avebury et la cathédrale de Salisbury.

[21] L’abbaye de Sherborne est une église située à Sherborne, dans le Dorset, en Angleterre. Elle relève du diocèse de Salisbury. Comme son nom l’indique, elle correspond à une ancienne abbaye bénédictine fondée en 998 par Wulfsige III. Après la dissolution des monastères, en 1539, le bâtiment a été racheté par les habitants de Sherborne pour en faire leur église paroissiale de l’Église d’Angleterre.

[22] Dorset est un comté en grande partie rural dans le sud-ouest de l’Angleterre, situé sur la Manche. La capitale est Dorchester. Le comté occupe une superficie de 2 652 km². Le Dorset touche le Devon à l’ouest, le Somerset et le Wiltshire au nord et le Hampshire à l’est.

[23] L’abbaye de Glastonbury, située en Angleterre, dans le Somerset, prétend être la plus ancienne église hors sol (par opposition aux cryptes et autres catacombes) au monde, datant l’établissement de la communauté de moines en 63, au moment de la visite légendaire de Joseph d’Arimathie, qui y aurait apporté le Saint-Graal et aurait planté l’aubépine de Glastonbury, arbrisseau fleurissant à Noël et en mai.

[24] Exeter est le chef-lieu du comté de Devon, Angleterre, Royaume-Uni. La ville est située au nord-est de Plymouth.

[25] Saxons de l’Ouest

[26] L’évêché de Dorchester est fondé en 634 par Birin, l’évangélisateur des Saxons de l’Ouest. Ce diocèse disparaît après la démission du successeur de Birin, Agilbert, vers 660. Le roi Cenwalh déplace alors le siège des Saxons de l’Ouest à Winchester, dont Wine devient le premier évêque. Dorchester redevient un siège épiscopal vers le milieu du 9ème siècle, alors que la Mercie subit des invasions de Vikings païens qui commencent à s’y implanter durablement. L’évêché de Leicester est alors déplacé à Dorchester, plus à l’ouest, peut-être vers 870. Il annexe le diocèse de Lindsey en 971. Le siège est de nouveau déplacé en 1072, cette fois-ci à Lincoln.

[27] L’évêque de Winchester est à la tête du diocèse anglican de Winchester, dans la province de Cantorbéry. Il s’agit d’un des sièges épiscopaux les plus anciens et les plus prestigieux d’Angleterre, et son titulaire est automatiquement membre de la Chambre des Lords. Il est aussi prélat de l’Ordre de la Jarretière.

[28] Les Wihtgara, Wihtwara ou Wihtware sont un peuple anglo-saxon qui occupe l’île de Wight. Ils sont mentionnés dans le Tribal Hidage avec un territoire de 600 hides, mais Bède le Vénérable leur attribue 1 200 foyers, soit une superficie double. Ils sont absorbés au sein du royaume de Wessex dès la fin du 7ème siècle.

[29] Le Hampshire, abrégé Hants, est un comté du sud de l’Angleterre.

[30] La péninsule de Hoo est une péninsule séparant l’estuaire de la Tamise au nord, de celui du Medway au sud, en Angleterre. L’extrémité est de la péninsule se termine par l’île de Grain.

[31] Rochester est un ancienne cité à coté de la River Medway dans le Kent, au sud-est de l’Angleterre, situé à environ 50 km de Londres.

[32] La Medway, rivière dont le cours se situe presque en totalité dans le comté de Kent, s’écoule sur 113 km depuis l’ouest du comté de Sussex jusqu’à son débouché dans l’estuaire de la Tamise. Son bassin hydrographique, avec une superficie de 2 409 km², est le plus important du sud de l’Angleterre. Une multitude de cours d’eau d’importance variable l’alimentent.

[33] Farnham est une ville dans le Surrey, Angleterre.

[34] L’archevêque de Cantorbéry est, après le gouverneur suprême de l’Église d’Angleterre (c’est-à-dire le monarque du Royaume-Uni), le chef de l’Église d’Angleterre et de la Communion anglicane. Il est le successeur de saint Augustin de Cantorbéry, le premier archevêque de 597 à 605. L’archevêque de Cantorbéry exerce une juridiction métropolitaine sur la province de Cantorbéry qui comprend 30 des 44 diocèses de l’Église d’Angleterre (les quatorze restants, au Nord de l’Angleterre, font partie de la province d’York). Autrefois, les quatre diocèses du Pays de Galles tombaient aussi sous la juridiction de la province de Cantorbéry. Mais, en 1920, les diocèses gallois furent transférés sous l’autorité de l’Église au Pays de Galles.

[35] Samer, est une commune française située dans le département du Pas-de-Calais

[36] Calais est une commune française, sous-préfecture du département du Pas-de-Calais. Sa proximité avec l’Angleterre fait de Calais une place militaire stratégique. L’histoire de la ville est marquée par plusieurs sièges