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L’histoire pour le plaisir

Priscus (général)

mercredi 26 mai 2021, par ljallamion

Priscus (général) (mort en 613)

Général byzantin lors des règnes de Maurice, Phocas et Héraclius

Priscus apparaît pour la première fois dans les sources à la fin de 587 ou au début de 588 quand il est nommé magister militum [1] pour l’Orient en remplacement de Philippicos. Il ne prend réellement ses fonctions qu’au cours du printemps du fait du trajet jusqu’à Monocarton, son quartier général. Priscus s’oppose immédiatement à ses soldats du fait de ses manières hautaines. Il refuse ainsi de se mélanger avec ses soldats ce qui le rend impopulaire.

En outre, un décret de Maurice annonce la réduction de la paie des soldats d’un quart ce qui provoque une mutinerie le jour de Pâques, c’est-à-dire le 18 avril 588. Priscus ne parvient pas à rétablir l’ordre et se fait même attaquer. Il doit alors fuir vers Constantina [2] où il calme ses troupes en demandant l’aide des évêques locaux. Ces derniers acceptent de servir comme médiateurs et annulent le décret. Philippicos est de nouveau nommé magister militum par Maurice tandis que Priscus retourne à Constantinople [3].

En dépit de cet échec, il est nommé magister militum de la Thrace [4] le même été. Il reçoit pour mission de combattre les Avars [5] à la tête d’une force improvisée. Du fait de son infériorité numérique, il est contraint de se replier ce qui permet aux Avars de mettre à sac la ville d’Anchialos [6]. Priscus continue de battre en retraite vers Tzurulum [7] où il est assiégé. Les Avars se replient à la suite d’une menace d’intervention de Maurice sur leur propre territoire et contre la promesse d’un tribut en or.

Priscus n’apparaît pas dans les différentes chroniques lors des années suivantes où il tombe en disgrâce auprès de Maurice. En 593, il retrouve sa position comme en témoigne une lettre du pape Grégoire VII qui le félicite pour être de nouveau proche de l’empereur. Il reçoit aussi le rang de patrice [8].

Lors du printemps 593, il est nommé commandant de la cavalerie tandis que Gentzon dirige l’infanterie. Les deux généraux mènent une campagne fructueuse contre les tribus slaves se préparant à franchir le Danube [9] sous la direction d’Ardagast et de Musokios. Lors de leur traversée, les Slaves sont éliminés lors d’attaques surprises nocturnes. Toutefois, au même moment, Priscus se querelle régulièrement avec ses hommes quant à la distribution du butin considérable accumulé.

Maurice demande alors à l’armée de passer l’hiver au nord de la rivière mais cette décision provoque la colère des soldats qui se révoltent. Priscus choisit de désobéir aux ordres de l’empereur et retraverse le Danube pour hiverner sur la rive méridionale. À l’automne 593, il est remplacé par Pierre (curopalate) . Toutefois, avant que ce dernier ne prenne ses fonctions, Priscus négocie une trêve avec le khagan [10] des Avars. Il libère l’ensemble des prisonniers ce qui lui est reproché par Maurice.

Toutefois, à la fin de l’année 594, Petrus est lourdement défait par les Slaves [11]. Priscus est alors de nouveau nommé magister militum de la Thrace. Il reste à ce poste durant plusieurs années.

En 595, il se dirige vers le Danube qu’il traverse avant de longer la rive nord vers Novae [12] en dépit des protestations du khagan. Il envoie ensuite une flotte de 50 navires dégager la ville de Singidunum [13] assiégée par les Avars. Peu après, les Avars se replient vers l’ouest et lancent des raids contre la Dalmatie [14] avant de combattre les Francs. Dès lors, la frontière danubienne de l’Empire byzantin est calme durant un an et demi.

De fait, quand les Avars reprennent leurs opérations au travers d’une vaste invasion à l’automne 597, ils surprennent Priscus qui opère probablement à l’est des Balkans [15]. Les Avars avancent rapidement et parviennent même à assiéger Priscus et ses hommes dans le port de Tomis [16]. L’arrivée d’une armée récemment levée et menée par Comentiolus force les Avars à abandonner le siège le 30 mars 598.

Toutefois, Priscus reste étonnamment inactif et l’armée inexpérimentée de Comentiolus est mise en déroute. Les Avars progressent vers le sud en direction de la Thrace mais leur armée est décimée par la peste et un traité est rapidement conclu. Les Byzantins en profitent pour se regrouper et préparer une nouvelle campagne.

A l’été 599, les deux armées de Priscus et Comentiolus se dirigent vers l’ouest le long du Danube. Pendant que Comentiolus garde la base opérationnelle de Singidunum, Priscus envahit le territoire des Avars en Pannonie [17]. Il dévaste leurs terres et leur inflige quatre défaites. Des dizaines de milliers d’Avars et de leurs sujets sont tués tandis que 8 000 Slaves, 3 000 Avars et 6 200 autres barbares sont faits prisonniers selon Théophylacte Simocatta .

À la suite de ce succès qui sécurise les Balkans, Maurice tente de consolider le contrôle byzantin sur la région en installant des colons arméniens qui reçoivent des terres en échange d’un service militaire. À cette fin, Priscus est envoyé en Arménie recruter des hommes et leurs familles. En 602, Maurice donne à nouveau l’ordre à ses troupes d’hiberner au nord du Danube. Cette décision provoque un large mouvement de mécontentement. Lorsque Petrus qui a succédé à Priscus refuse d’acquiescer et annule les ordres, une importante mutinerie éclate.

L’armée choisit de nommer Phocas comme chef de la rébellion et marche vers Constantinople. Dépourvu de forces pouvant opposer une résistance crédible, Maurice est contraint de fuir mais il est capturé avec sa famille et exécuté tandis que Phocas devient le nouvel empereur

Absent de Constantinople au moment de la destitution de Maurice par Phocas, il fait partie des rares proches de Maurice à survivre au nouveau régime puisqu’il reste un général haut placé et se marie même avec une des filles de l’empereur.

Néanmoins, Priscus négocie aussi avec Héraclius qu’il aide dans sa rébellion contre Phocas.

Lors de l’hiver 602-603, il devient comes excubitorum [18]. En 606, il se marie avec Domentzia, la fille de Phocas. Dès lors, il devient de facto le successeur de l’empereur sans descendance.

Le manque de légitimité de Phocas et son impopularité auprès de la population et des élites se font rapidement ressentir. En outre, son prestige est fortement érodé quand le roi perse Khosro II déclare la guerre à l’empire. Ce dernier ne parvient pas à soutenir le choc et l’armée byzantine subit plusieurs défaites.

Le succès de la rébellion permet à Héraclius de devenir empereur bien qu’un chroniqueur affirme que la couronne est d’abord offerte à Priscus qui refuse. En tant que commandant des Excubiteurs, protopatrice [19] et l’un des rares personnages importants à avoir survécu aux différents régimes, Priscus représente une menace potentielle pour Héraclius. Néanmoins, ce dernier fait face à une situation critique à l’Est où les Perses ont conquis de nombreux territoires et lancent des raids contre l’Anatolie [20].

Le nouvel empereur lui confie ensuite le commandement de l’armée dans la guerre contre les Sassanides [21] en 611-612.

Héraclius nomme Priscus commande l’armée anatolienne à l’automne 611. Le général perse Shahin capture la ville de Césarée [22] en Cappadoce [23] avant d’être lui-même assiégé par Priscus. Héraclius vient en personne visiter le camp de l’armée à Césarée durant l’hiver mais Priscus refuse de le rencontrer, prétextant une maladie. Cette affaire contribue à créer des tensions entre Héraclius et son général.

Ainsi, quand Shahin et son armée parviennent à s’échapper lors de l’été, Priscus est rappelé à Constantinople. La raison officielle est qu’il doit devenir le parrain d’Héraclius Constantin, le fils de l’empereur.

Toutefois, dès son retour, il se voit retirer la charge de chef des Excubiteurs qui revient à Nicétas, un cousin d’Héraclius tandis que le commandement de l’armée anatolienne revient à Philippicos, un autre ancien général de Maurice qui peut quitter sa retraite monacale.

Priscus se retrouve devant le Sénat où il est accusé de trahison par Héraclius. En fin de compte, il est tonsuré et exilé dans le Monastère de Chora [24] où il meurt en 613.

P.-S.

Source : Cet article est partiellement ou en totalité issu du texte de Greatrex, Geoffrey ; Lieu, Samuel N. C., The Roman Eastern Frontier and the Persian Wars (Part II, 363-630 AD), Routledge, 2002

Notes

[1] Le magister militum est un officier supérieur de l’armée romaine durant l’Antiquité tardive. Son nom est souvent traduit par « maître de la milice » ou « maître des milices ». À l’origine, on distinguait le magister peditum ou commandant de l’infanterie et le magister equitum ou commandant de la cavalerie. Les deux fonctions furent à l’occasion réunies et leur titulaire prit le titre de magister utriusque militiae. Le commandant des corps demeurant à la disposition de l’empereur près de la capitale fut appelé magister militum praesentales. En Orient, la fonction cessa d’exister avec la création des thèmes où le gouverneur (strategos), cumula les fonctions militaires et civiles.

[2] Viranşehir est une ville et un district de la province de Şanlıurfa dans la région de l’Anatolie du sud-est en Turquie. Cette ville était appelée Constantine d’Osroène sous le Bas-Empire romain, Tella d’Mawzlat en syriaque. Ce fut la ville natale de Jean de Tella, Jacques Baradée, Serge de Tella.

[3] Constantinople est l’appellation ancienne et historique de l’actuelle ville d’Istanbul en Turquie (du 11 mai 330 au 28 mars 1930). Son nom originel, Byzance, n’était plus en usage à l’époque de l’Empire, mais a été repris depuis le 16ème siècle par les historiens modernes.

[4] La Thrace désigne une région de la péninsule balkanique partagée entre la Grèce, la Bulgarie et la Turquie ; elle doit son nom aux Thraces, la peuplade qui occupait la région dans l’Antiquité. Au 21ème siècle, la Thrace fait partie, à l’ouest, de la Grèce, Thrace occidentale, au nord, de la Bulgarie et, à l’est, de la Turquie, Thrace orientale.

[5] Les Avars ou Avares sont un peuple de cavaliers nomades dirigés par un Khâgan, parfois identifiés aux Ruanruan qui menaçaient la Chine au 3ème siècle. Ils seraient originaires de Mongolie, connu par les Chinois sous le nom de Ruanruan. Au 5ème siècle, leur khan Chö-louen fonde un empire nomade de la Corée à l’Irtych. En 546, leurs vassaux Tölech se révoltent. Bumin, chef des Tujue, réprime la rébellion et réclame en récompense la main d’une princesse ruanruan, ce qui lui est refusée. Vexé, il se décide à la révolte et envoie une ambassade en Chine auprès des Wei. Il s’allie avec eux et épouse une princesse Tabghatch en 551. En 552, le dernier khan ruanruan, encerclé se donne la mort. L’empire Avar s’effondre et est remplacé en Mongolie par celui des Köktürks, les survivants se réfugient à la frontière de la Chine où les Qi du Nord, successeurs des Wei, les établissent comme fédérés. Ceux qui se dirigent vers l’Europe sont connus sous le nom d’Avars, ils migrent vers l’ouest tout en poussant devant eux de petites peuplades turco-mongoles. Ils occupèrent la plaine hongroise au 7ème siècle. Puis, ils furent intégrés à l’empire.

[6] Pomorié correspond à l’ancienne cité d’Anchialos, colonie grecque fondée au 5ème ou 4ème siècle av. jc par des habitants d’Apollonie du Pont, l’actuelle Sozopol. Dans les années 260, elle est pillée par les Goths dirigés par Respa. Maurice empereur romain d’Orient y passe vers 600. En 740, la ville est détruite par une catastrophe naturelle. La régente Irène l’Athénienne ordonne sa reconstruction.

[7] Çorlu (autrefois Tzurulum) est une ville industrielle du nord-ouest de la Turquie, sur la rive nord de la mer de Marmara. Elle tire son nom de l’ancien diocese de Zorolus.

[8] Patrice est un titre de l’empire romain, créé par Constantin 1er. Dans les années 310-320, Constantin abolit le patriciat romain, vieille distinction sociale qui avait ses racines au début de la république romaine. Le titre de patrice est désormais accordé par l’empereur à des personnes de son choix, et non plus à des familles entières. Dès son apparition, le titre de patrice permet à son titulaire d’intégrer la nobilitas, comme le faisait déjà le patriciat républicain. Le titre était décerné à des personnages puissants mais non membres de la famille impériale ; il vient dans la hiérarchie immédiatement après les titres d’Auguste et de César. Ce titre fut ensuite conféré à des généraux barbares au service de l’empire. Le titre fut encore porté par des notables gallo-romains au 6ème siècle. Sous les Mérovingiens, le titre de patrice était donné au commandant des armées burgondes. Les papes l’ont notamment décerné à plusieurs reprises pour honorer des personnages qui les avait bien servis. Le titre fut également conservé dans l’Empire byzantin, et son importance fut même accrue au 6ème siècle par Justinien 1er, qui en fit la dignité la plus haute de la hiérarchie aulique. C’était une dignité accordée par brevet. Dans les siècles suivants, elle fut progressivement dévaluée par la création de nouveaux titres. La dignité de patrice disparut à Byzance au 12ème siècle.

[9] Le Danube est le deuxième fleuve d’Europe par sa longueur (après la Volga qui coule entièrement en Russie). Il prend sa source dans la Forêt-Noire en Allemagne lorsque deux cours d’eau, la Brigach et la Breg, se rencontrent à Donaueschingen où le fleuve prend le nom de Danube. La longueur du Danube dépend du point de départ considéré : 2 852 km pour la confluence de Donaueschingen mais 3 019 km à partir de la source de la Breg. Il coule vers l’est et baigne plusieurs capitales de l’Europe centrale, orientale et méridionale

[10] Khagan ou Grand Khan est un titre équivalent à celui d’empereur dans les langues mongole, toungouses et turque. Le titre est porté par celui qui dirige un khaganat (empire, plus grand qu’un khanat, lui-même comparable à un royaume). Khagan peut également être traduit par Khan des Khans, expression signifiant roi des rois. Le Khagan, comme tous les khans, se fait élire par le Qurultay, en général, parmi les descendants des précédents khans. Les Avars, les Protobulgares, les Khazars, entre autres, appelaient leurs chefs de ce nom.

[11] Les Slaves sont un groupe ethno-linguistique indo-européen qui parle les différentes langues slaves du groupe linguistique balto-slave plus large. Ils sont originaires d’Eurasie et s’étendent de l’Europe centrale, orientale et méridionale, au nord et à l’est jusqu’au nord-est de l’Europe, en Asie du Nord (Sibérie) et en Asie centrale (notamment le Kazakhstan et le Turkménistan), ainsi qu’historiquement en Europe occidentale (particulièrement en Allemagne de l’Est) et en Asie occidentale (y compris l’Anatolie). À partir du début du 6ème siècle, ils s’étendent pour habiter la plupart des pays d’Europe centrale, orientale et du sud-est.

[12] Novae est une forteresse légionnaire de Mésie : la Legio VIII Augusta y fut stationnée de 45/46 à 69, puis la Legio I Italica, au moins jusqu’au 4ème siècle comme en témoigne la Notitia Dignitatum

[13] Les vestiges de Singidunum sont situés sur le territoire de l’actuel centre-ville de Belgrade, en Serbie, et couvrent une période comprise entre le 1er et le 7ème siècle. Singidunum fut fondé au 3ème siècle av. jc par le peuple celte des Scordisques. Elle fut conquise et fortifiée par les Romains.

[14] La Dalmatie est une région littorale de la Croatie, le long de la mer Adriatique, qui va de l’île de Pag, au nord-ouest, à Dubrovnik et la baie de Kotor au Monténégro au sud-est.

[15] Les Balkans sont une des trois « péninsules » de l’Europe du Sud, mais cette appellation traditionnelle est parfois contestée en l’absence d’un isthme : les géographes préfèrent le terme de « région ». Elle est bordée par des mers sur trois côtés : la mer Adriatique et la mer Ionienne à l’ouest, la mer Égée au sud et la mer de Marmara et la mer Noire à l’est. Au nord, on la délimite généralement par les cours du Danube, de la Save et de la Kupa. Cette région couvre une aire totale de plus de 550 000 km²

[16] Constanța est une ville portuaire de l’est de la Roumanie, située sur les rives occidentales de la mer Noire. Elle est le chef-lieu du județ de Constanța, en Dobrogée.

[17] La Pannonie est une ancienne région de l’Europe centrale, limitée au Nord par le Danube et située à l’emplacement de l’actuelle Hongrie, et partiellement de la Croatie et de la Serbie. Les habitants originaux sont les Pannoniens, qui sont envahis par les Celtes et les Boïens au 4ème siècle av. jc. Vers 105 apr. jc, Trajan divise la province en Pannonie supérieure à l’ouest et Pannonie inférieure à l’est. Ces qualificatifs ne sont pas seulement déterminés par le sens du cours du Danube, mais aussi par l’éloignement par rapport à Rome en suivant les itinéraires routiers : le voyageur venant d’Italie rencontre d’abord la Pannonie supérieure, puis la Pannonie inférieure. Le Pannonien Maximien est associé au pouvoir en 285. Les tétrarques réorganisent les provinces pour en améliorer l’administration et la défense : la Pannonie inférieure est divisée en deux : au nord la Valeria, du nom de famille de Dioclétien, avec pour capitale Aquincum ; au sud, la Pannonia Secunda, avec pour capitale Sirmium

[18] c’est-à-dire chef de la garde impériale

[19] premier parmi les patrices

[20] L’Anatolie ou Asie Mineure est la péninsule située à l’extrémité occidentale de l’Asie. Dans le sens géographique strict, elle regroupe les terres situées à l’ouest d’une ligne Çoruh-Oronte, entre la Méditerranée, la mer de Marmara et la mer Noire, mais aujourd’hui elle désigne couramment toute la partie asiatique de la Turquie

[21] Les Sassanides règnent sur le Grand Iran de 224 jusqu’à l’invasion musulmane des Arabes en 651. Cette période constitue un âge d’or pour la région, tant sur le plan artistique que politique et religieux. Avec l’Empire romano byzantin, cet empire a été l’une des grandes puissances en Asie occidentale pendant plus de quatre cents ans. Fondée par Ardashir (Ardéchir), qui met en déroute Artaban V, le dernier roi parthe (arsacide), elle prend fin lors de la défaite du dernier roi des rois (empereur) Yazdgard III. Ce dernier, après quatorze ans de lutte, ne parvient pas à enrayer la progression du califat arabe, le premier des empires islamiques. Le territoire de l’Empire sassanide englobe alors la totalité de l’Iran actuel, l’Irak, l’Arménie d’aujourd’hui ainsi que le Caucase sud (Transcaucasie), y compris le Daghestan du sud, l’Asie centrale du sud-ouest, l’Afghanistan occidental, des fragments de la Turquie (Anatolie) et de la Syrie d’aujourd’hui, une partie de la côte de la péninsule arabe, la région du golfe persique et des fragments du Pakistan occidental. Les Sassanide

[22] Césarée, en Israël, est le nom d’une ville antique et moderne, située sur la côte méditerranéenne à 20 km au sud de la ville de Dor, entre Netanya et Hadera. Les vestiges impressionnants de la ville antique permettent d’admirer les ruines de la capitale royale d’Hérode Ier le Grand, et nombre de monuments d’époque romaine et médiévale des Croisades.

[23] La Cappadoce est une région historique d’Asie Mineure située dans l’actuelle Turquie. Elle se situe à l’est de la Turquie centrale, autour de la ville de Nevşehir. La notion de « Cappadoce » est à la fois historique et géographique. Les contours en sont donc flous et varient considérablement selon les époques et les points de vue.

[24] Saint-Sauveur-in-Chora est un des plus beaux exemples d’église byzantine. L’église est actuellement située dans le district stanbouliote occidental d’Edirne Kapı. En 1511, l’église fut convertie en mosquée par les Turcs Ottomans. Elle devint un musée en 1948, puis est reconvertie en mosquée le 21 août 2020 par décret présidentiel du chef d’État turc Recep Tayyip Erdoğan.