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Jean II de Lapanouse

vendredi 26 février 2021, par ljallamion

Jean II de Lapanouse (1399-1449) Seigneur de Loupiac Co-seigneur de Golignac et de Salles-Comtaux Gouverneur du château de Cabrières Sénéchal du Rouergue

Fils de Jean 1er de Loupiac de La Panouse [1], Seigneur de Villaret Gouverneur du château de Cabrières, sénéchal [2] de Carcassonne [3], chevalier, et de Lombarde d’Herail.

Ambassadeur extraordinaire de Jean IV, comte d’Armagnac [4] et de Rodez [5].

Le 12 avril 1419, il fit hommage de son mas de Loupiac à Amalric ou Amaury de Sévérac maréchal de France [6] et le 16 février 1424 il est chargé par ce dernier, de prendre possession en son nom, de la châtellenie de Cessenom [7].

En 1442, Jean IV, comte d’Armagnac et de Rodez, l’envoie en qualité d’ambassadeur auprès du roi d’Angleterre, pour proposer à ce prince une de ses filles en mariage.

Il demeura constamment attaché au parti du roi Charles VII et servit ce prince avec zèle dans toutes les guerres qu’il eut à soutenir pour recouvrer sa couronne et chasser les anglais du Royaume, avec son lieutenant, Lancelot de la Chapelle.

P.-S.

Source : Jean de Lapanouse, Huit siècles avec les Lapanouse 1154-1994, Albi, 1998/ Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia Famille de Lapanouse / Portail de l’Aveyron et du Rouergue/ Catégories : Famille de Lapanouse

Notes

[1] La famille de Lapanouse ou de La Panouse, est une famille noble française d’extraction chevaleresque (1257), originaire du Rouergue, et qui subsiste de nos jours. Elle a donné des branches en Haute Auvergne et dans le Languedoc.

[2] Un sénéchal est un officier au service d’un roi, prince ou seigneur temporel. Il peut être aussi, comme dans le Saint Empire romain germanique, au service d’une abbaye, souvent immédiate, où cette fonction devient un titre honorifique héréditaire par la suite.,Il existait plusieurs rangs de sénéchaux, sans lien juridique entre eux, dans les institutions féodales européennes d’origine médiévale.

[3] En France, avant la Révolution française, la sénéchaussée de Carcassonne était une circonscription administrative, financière et judiciaire. Elle était présidée par un sénéchal nommé par le roi, généralement choisi dans la sphère aristocratique, qui jugeait en première instance les affaires criminelles dans lesquelles des membres de la noblesse étaient en cause, et en appel les sentences des juridictions inférieures.

[4] Le comté d’Armagnac est un ancien comté français compris avec le comté de Fezensac dans le duché de Gascogne et avait pour capitale Lectoure. Le comté date de 960, quand les fils de Guillaume Garcès, comte de Fézensac, se partagent ses terres : le cadet, Bernard le Louche, reçoit l’Armagnac. On voit les comtes d’Armagnac faire hommage, à la fin du 12ème siècle aux comtes de Toulouse, puis directement aux rois d’Angleterre. Après avoir réuni le Fézensac à l’Armagnac par le mariage de Géraud III d’Armagnac et d’Anicelle de Fézensac, la première maison d’Armagnac s’éteint en 1215 avec Géraud IV. Son cousin Géraud de Lomagne, vicomte de Fézensaguet, lui succède et fonde la seconde maison d’Armagnac.

[5] Rodez est une commune française du Midi de la France, au nord-est de Toulouse. Elle est la préfecture du département de l’Aveyron. Ancienne capitale du Rouergue, la ville est siège du diocèse de Rodez et Vabres. Rodez a été successivement occupée par les Wisigoths, les Francs, les armées des ducs d’Aquitaine et des comtes de Toulouse, ainsi que par les Maures, qui l’investirent en 725 et mirent à bas l’église antique. Quelques siècles plus tard, ce seront les Anglais qui l’investiront lors de la guerre de Cent Ans. L’histoire de la ville resta marquée durant longtemps par une intense rivalité entre les comtes de Rodez, maîtres du Bourg, et les évêques de Rodez, maîtres de la Cité. Une muraille délimitait les deux secteurs. Chaque communauté avait un hôtel de ville, ses consuls, une administration propre ; chacune rivalisant de puissance, de rayonnement. Au bourg, la célèbre dynastie des comtes d’Armagnac et de Rodez, finit par acquérir des privilèges régaliens : battre monnaie à la tour Martelenque, porter la couronne comtale et persister à reconnaître un temps l’antipape Benoît XIII et ses héritiers Bernard Garnier et Jean Carrier. Cela amena inévitablement l’affrontement avec le roi de France en 1443. Le dauphin, futur Louis XI, vint occuper Rodez et soumettre le comte Jean IV. Plus tard, son fils aura une idée séditieuse en essayant de trahir Louis XI. Cela lui vaudra d’être massacré à Lectoure, avec sa famille, lors de sa fuite

[6] Depuis la création du titre, en 1185, il y a eu 342 maréchaux de France. L’office de maréchal n’est devenu militaire que depuis le début du 13ème siècle. À son origine, le maréchal de France n’a qu’un rôle d’intendance sur les chevaux du roi. Son office devient militaire au début du 13ème siècle, tout en étant subordonné au connétable. Le premier à porter le titre de maréchal du roi de France avec une fonction militaire était Albéric Clément, seigneur de Mez, désigné par Philippe Auguste, en 1185. Après l’abolition de l’office de connétable par Richelieu en 1624, les maréchaux deviennent les chefs suprêmes de l’armée. Parfois le roi crée une charge de maréchal général des camps et armées du roi, qu’il confie au plus prestigieux de ses maréchaux. Outre leurs fonctions militaires, les maréchaux ont aussi la responsabilité du maintien de l’ordre dans les campagnes, par l’intermédiaire des prévôts des maréchaux, d’où l’appellation de « maréchaussée » donnée à l’ancêtre de la gendarmerie. Jusqu’en 1793, date de l’abolition de cette charge, il y eut 263 maréchaux de France.

[7] Cessenon-sur-Orb (en occitan Cecenon) est une commune française située dans le département de l’Hérault. La châtellenie dont Cessenon était le chef-lieu s’étendait jadis sur 29 805 hectares et était composé par 15 villages/masseries. On trouve des traces de cette organisation du 10ème siècle jusqu’à la Révolution.