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Gabrielle d’Estrées

vendredi 11 octobre 2019, par ljallamion

Gabrielle d’Estrées (vers 1573-1599)

Gabrielle d'Estrées. Portrait au crayon par Daniel Dumoûtier vers 1599.Née au château de la Bourdaisière [1] ou au château de Cœuvres [2], devient la maîtresse et favorite d’Henri IV en 1591.

Fille d’ Antoine d’Estrées , baron de Boulonnois, vicomte de Soissons et Bersy, marquis de Cœuvres, gouverneur de l’Île-de-France Grand-maître de l’artillerie sur une très courte période en 1596 et de Françoise Babou de La Bourdaisière .

En novembre 1590, le siège de Paris s’étirant en longueur, Roger de Bellegarde , grand écuyer de France [3] et ancien mignon d’Henri III, veut présenter sa maîtresse Gabrielle d’Estrées au roi, ils partent tous deux au château de Cœuvres où habite Gabrielle. Henri IV conçoit pour elle une vive passion.

Il la marie par souci des conventions à Nicolas d’Amerval de Liancourt, baron de Benais [4], puis demande à ce que le couple divorce pour la rendre libre, l’appelle à la cour, crée pour elle le duché de Beaufort [5] et comble d’honneurs tous ses parents. Elle reçoit de Henri IV le Château Royal de Montceaux les Meaux [6] avec le titre de marquise de Montceaux, puis celui de duchesse de Beaufort. Henri IV vient fréquemment la rejoindre au château de Montceaux, et elle y poursuit les travaux d’embellissement engagés par Catherine de Médicis en construisant de nouveaux bâtiments, notamment les quatre pavillons d’angle.

Le projet de mariage qu’entretient Gabrielle d’Estrées avec Henri IV est empêché par le Pape Clément VIII, plutôt hostile à la répudiation de Marguerite de Valois dite la reine Margot épouse du roi depuis 1572. Cette dernière s’y oppose également, même si elle est séparée du roi de longue date.

Sachant que cette décision entraînerait le mariage d’Henri IV avec la belle Gabrielle, au passé sulfureux, et dont la liaison adultère a déjà produit trois enfants, le Saint-siège s’inquiète des possibles problèmes de succession qui pourraient se présenter entre la descendance adultérine, que le Pape aurait dû légitimer sans trop savoir comment, et celle issue du futur mariage du roi. La morale de l’Église se voit aussi sérieusement mise à mal dans cette affaire, d’autant plus que le 23 février 1599 lors d’une fête au Louvre, il annonce son intention d’épouser Gabrielle en lui offrant l’anneau de son sacre.

La mort surprenante de la favorite du roi met un terme au problème. Enceinte de quatre mois du quatrième enfant d’Henri IV, elle est prise de terribles convulsions dans la nuit du 9 au 10 avril 1599, après avoir renoncé à dîner chez le financier Sébastien Zamet qui lui a offert cependant une citronnade.

Ses obsèques sont célébrées dans l’église Saint-Germain-l’Auxerrois [7] avec les honneurs liés à son rang. Elle est enterrée dans le chœur de l’église de l’abbaye de Maubuisson [8], dirigée par sa sœur Angélique d’Estrées.

Après sa mort, Henri IV rachète le domaine à ses héritiers et l’offre à Marie de Médicis à l’occasion de la naissance du futur Louis XIII.

P.-S.

Source : Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia Gabrielle d’Estrées/ Portail du royaume de France/ Maîtresse d’un roi de France

Notes

[1] Le château de la Bourdaisière est un édifice construit pendant la Renaissance situé au sud-est de Montlouis-sur-Loire, en Indre-et-Loire (France). Détruit en grande partie au 18ème siècle, le château fut reconstruit de la fin du 18ème au début du 19ème siècle.

[2] Cœuvres-et-Valsery est une commune française située dans le département de l’Aisne. Cœuvres-et-Valsery se situe dans le département de l’Aisne à 50 km de la préfecture Laon, à 15 km de la sous-préfecture Soissons et à 9 km de Vic-sur-Aisne.

[3] Le grand écuyer de France était l’un des grands officiers de la couronne de France pendant l’ancien Régime. Auparavant désigné comme « maître de l’écurie », le grand écuyer voit sa charge érigée en grand office de la couronne aux alentours de 1470. Le premier détenteur de ce titre est Alain Goyon, seigneur de Villiers, de Thieuville et du Mesnilgarnier. Le grand écuyer, communément appelé « monsieur le Grand », est responsable des écuries royales. Il dirige personnellement la grande écurie de Versailles, alors que son subordonné, le premier écuyer de France (« monsieur le Premier »), a la charge de la petite écurie. La première est principalement composée des commanderies chevalières ainsi que du haras royal, tandis que la seconde s’oriente vers les montures d’usage civil, tels que les carrosses et autres voitures. L’autorité du grand écuyer s’étend aussi, dans le territoire du royaume, aux haras et aux académies de formation des jeunes nobles aux arts militaires, il dirige l’École des pages du roi en sa grande écurie réservée aux fils des familles de la noblesse militaire remontant au moins à 1550, tandis que son adjoint le premier écuyer, dirige celle des pages du roi en sa petite écurie, réservée aux fils des familles de la noblesse remontant au moins à 1550. La réception comme page du roi en sa Grande Écurie ou sa Petite Écurie était, pour une famille, un honneur qui venait juste après celui des Honneurs de la Cour. Il a le privilège de porter l’épée du roi lors des cérémonies qui se passent à l’extérieur des palais royaux. Entre 1643 et la Révolution, le grand écuyer est toujours choisi dans la maison de Lorraine.

[4] Benais est une commune française située dans le département d’Indre-et-Loire. La commune est située dans la Touraine angevine, anciennement province d’Anjou jusqu’à la Révolution française.

[5] Le 6 juillet 1597, Gabrielle d’Estrée, marquise de Monceaux, maîtresse du roi Henri IV, acquit de la duchesse de Guise, héritière de la maison de Foix, le comté de Beaufort et toutes ses dépendances. Henri IV réunit le comté de Beaufort à la baronnie de Jaucourt et les érigea en duché-pairie en faveur de César de Bourbon, duc de Vendôme, son fils naturel.

[6] Le château de Montceaux était situé en Seine-et-Marne, dans la commune de Montceaux-lès-Meaux. Il est aussi appelé Château Royal de Montceaux-Les-Meaux, Château des reines ou Château des trois reines. Il est acquis au 16ème siècle par Catherine de Médicis qui en confie l’embellissement à Philibert Delorme. D’autres artistes, tels que Jacques Androuet du Cerceau, le Primatice ou Salomon de Brosse participent aux transformations successives et aux décorations de la propriété. Racheté par Henri IV, il est offert à Gabrielle d’Estrées puis devient la propriété de Marie de Médicis à l’occasion de la naissance de Louis XIII.

[7] L’église Saint-Germain-l’Auxerrois est une église située dans l’actuel 1er arrondissement de Paris. Elle fut également appelée église Saint-Germain-le-Rond. Depuis l’Ancien Régime, elle est connue comme la « paroisse des artistes ». Saint-Germain-l’Auxerrois est nommée en l’honneur de l’évêque saint Germain d’Auxerre.

[8] L’abbaye de Maubuisson (anciennement appelée Notre-Dame-la-Royale) est une ancienne abbaye royale cistercienne fondée en 1241 par Blanche de Castille. Elle est située sur la commune de Saint-Ouen-l’Aumône, non loin du château de Pontoise, dans le Val-d’Oise.