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L’histoire pour le plaisir

Aristippe de Cyrène

dimanche 14 décembre 2014

Aristippe de Cyrène (vers 435 av. jc-356 av. jc)

Philosophe grec

Disciple de Socrate à Athènes, il est le fondateur en 399 de l’école dite cyrénaïque [1], dont l’orientation principale est l’hédonisme [2].

Il eut une fille, Arété de Cyrène , qui fut aussi une disciple de son école et lui succéda. Son petit-fils, Aristippe le Jeune dit le Matrodidacte fut un autre dirigeant de l’école des Cyrénaïques.

Aristippe vint à Athènes et fut le disciple de Socrate, mais à en croire Xénophon, il aurait été aussi considéré comme un sophiste [3] puisqu’il acceptait d’être payé pour ses enseignements.

Selon le philosophe péripatéticien [4] Phanias d’Érèse , il fut le premier des sectateurs [5] de Socrate qui enseigna par intérêt, et qui exigea un salaire de ses élèves.

Comme Platon, qui semble l’avoir porté en piètre estime, il a servi le tyran Denys l’Ancien, au point de représenter le philosophe courtisan dans les polémiques des Cyniques.

On lui attribue de nombreuses anecdotes illustrant son manque de respect des conventions au nom d’une vie de plaisirs. Selon Plutarque qui rapporte un fragment d’ Eschine de Sphettos , c’est Ischomaque qui aurait convaincu Aristippe de devenir lui aussi disciple de Socrate.

P.-S.

Source : Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia Aristippe de Cyrène/ Portail de la philosophie antique/ Philosophe du IVe siècle av. J.-C.

Notes

[1] Le cyrénaïsme est une école de philosophie grecque du 4ème siècle av. jc, fondée par Aristippe de Cyrène, un des « Socratiques », les disciples de Socrate. L’école est surtout associée à l’hédonisme en éthique. L’école demeura surtout dans la cité de Cyrène, en Libye, ce qui explique qu’on les appelle Cyrénaïques ou Cyrénéens.

[2] L’hédonisme est une doctrine philosophique grecque selon laquelle la recherche du plaisir et l’évitement du déplaisir constituent l’objectif de l’existence humaine.

[3] Un sophiste désigne à l’origine un orateur et un professeur d’éloquence de la Grèce antique, dont la culture et la maîtrise du discours en font un personnage prestigieux dès le 5ème siècle av. jc en particulier dans le contexte de la démocratie athénienne, et contre lequel la philosophie va en partie se développer. La sophistique désigne par ailleurs à la fois le mouvement de pensée issu des sophistes de l’époque de Socrate, mais aussi le développement de la réflexion et de l’enseignement rhétorique, en principe à partir du 4ème siècle av. jc, en pratique à partir du 2ème siècle ap. jc. dans l’Empire romain.

[4] Qui est partisan de la doctrine philosophique d’Aristote, de la tradition philosophique qui s’en inspire. Les philosophes péripatéticiens émettaient dans cette discussion l’argument singulier reproduit plus tard par le jésuite Riccioli dans son essai de réfutation des dialogues de Galilée

[5] Celui qui fait profession de suivre l’opinion de quelque philosophe, de quelque docteur, de quelque chef d’église, de quelque hérésiarque.