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Callinicus (Prince de Commagène)

dimanche 26 avril 2026, par lucien jallamion (Date de rédaction antérieure : 11 février 2014).

Callinicus (Prince de Commagène)

pièce de monnaie à l'effigie de Callinicus Prince de Commagène

Fils du roi Antiochus IV de Commagène et de la reine Iotapa de Commagène. Ses parents étaient des frères et sœurs de sang.

Ses parents étaient des monarques de Commagène [1] clients de Rome qui vivaient sous l’ Empire romain au 1er siècle.

Il était de descendance arménienne, grec et Mèdes. Grâce à son ancêtre de Commagène, la Reine Laodice VII Théa, qui était la mère du roi Antiochus 1er Theos de Commagène, il était un descendant direct de l’empire séleucide [2].

Il a été très probablement élevé et éduqué à Samosate [3] , la capitale du royaume de Commagène. Sa mère est morte autour de 52 et son père l’a ressuscita.

En 72 Lucius Caesennius Paetus , le gouverneur romain de Syrie [4] avait envoyé des lettres adressées à Vespasien accusant Antiochus IV, Epiphane et Callinicus dans la planification de la révolte contre Rome en s’alliant avec le roi des Parthes [5]. Il les accusa dans ces lettres de déloyauté envers l’Empereur. On ne sait pas si ces accusations étaient vraies ou fausses. Après avoir lu les lettres, Vespasien estima qu’il ne pouvait plus faire confiance à la famille d’Antiochus IV pour protéger le passage stratégique à l’Euphrate [6].

Vespasien donna l’ordre à Antiochus IV de mettre fin à son règne en Commagène.

Paetus envahi le royaume de Commagène, à la tête de la Legio VI Ferrata . Les rois Aristobule de Chalcis et Sohaemus de Emèse fournirent également des troupes à Paetus. Ils sont tous arrivés la veille de la bataille. Comme Épiphane et Callinicus se sont préparés pour la nuit à la guerre, Antiochus IV se préparait à fuir vers la Cilicie [7].

Le lendemain matin, alors que la guerre était censée se produire Epiphane avec sa famille et Callinicus par crainte des Romains ont fui vers le roi des Parthes.

Antiochus IV et sa famille n’ont jamais envisagé de provoquer une guerre avec Rome et ils ont voulu se disculper de ces accusations. Vespasien accueillit à Rome, Epiphane avec sa famille et Callinicus et ils vécurent à Rome avec Antiochus IV pour le reste de leur vie. Vespasien avait donné à Antiochus IV et à sa famille un revenu suffisant pour vivre.

Ils ne sont jamais revenus à Commagène. Après la mort d’Antiochus IV, Epiphane et sa famille ont déménagé et se sont installés à Athènes [8]. Toutefois, on ignore si Callinicus avait voyagé avec eux.

P.-S.

Source : Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en anglais intitulé Callinicus (Prince de Commagène)/Traduit par mes soins

Notes

[1] La Commagène, était un royaume situé au centre sud de l’actuelle Turquie, avec comme capitale Samosate près de la ville moderne d’Adıyaman, au bord de l’Euphrate. Aujourd’hui la Commagène est célèbre pour son sanctuaire situé sur le mont Nemrod (Nemrut Dağı).

[2] Les Séleucides sont une dynastie hellénistique issue de Séleucos 1er, l’un des diadoques d’Alexandre le Grand, qui a constitué un empire formé de la majeure partie des territoires orientaux conquis par Alexandre, allant de l’Anatolie à l’Indus. Le cœur politique du royaume se situe en Syrie, d’où l’appellation courante de « rois de Syrie ». Les Séleucides règnent jusqu’au 2ème siècle av. jc sur la Babylonie et la Mésopotamie dans la continuité des Perses achéménides.

[3] Samsat, Turquie

[4] La Syrie est l’une des provinces les plus importantes de l’Empire romain, tant par sa richesse que sur le plan militaire. Étendue de la Méditerranée à l’Euphrate, elle constitue un riche creuset de civilisations, composées entre autres de Juifs, de Phéniciens, ou de Nabatéens, hellénisés pour la plupart d’entre eux. La Syrie est conquise par Pompée en 64 av. jc. En 63 av. jc, après avoir vaincu le roi Mithridate VI, il transforme le royaume de Syrie en province romaine, mettant ainsi fin à la dynastie séleucide. L’acquisition du territoire n’est cependant pas sa mission originelle. Le gouvernement de cette riche région constitue rapidement un enjeu majeur à Rome. Crassus, qui l’a obtenu, y trouve la mort en tentant une expédition militaire contre les Parthes en 53 av. jc, à Carrhes. Sous Auguste, la province est placée sous l’autorité d’un légat d’Auguste propréteur de rang consulaire, résidant à Antioche, la capitale. Les frontières de la province connaissent à plusieurs reprises des modifications. Le royaume de Judée, devenu province de Judée, est renommé Syrie-Palestine durant le règne de l’empereur Hadrien, mais n’appartient pas à la province de Syrie proprement dite. Les frontières varient aussi avec l’Arabie nabatéenne. La Syrie englobe l’Iturée et le territoire de Palmyre. Si les conquêtes de Trajan sont éphémères, la frontière sur l’Euphrate est durablement déplacée jusqu’à Doura Europos, lors de la guerre parthique de Lucius Verus, entre 161 et 166. À partir de la seconde moitié du 2ème siècle, le sénat romain comprend un nombre important de Syriens, comme Claudius Pompeianus ou Avidius Cassius sous Marc Aurèle. Dans la première moitié du 3ème siècle, des Syriens accèdent au pouvoir impérial, avec la dynastie des Sévères.

[5] La Parthie est une région située au nord-est du plateau iranien, ancienne satrapie de l’empire des Achéménides, berceau de l’Empire parthe qui contrôle le plateau iranien et par intermittence la Mésopotamie entre 190 av.jc et 224 de notre ère. Les frontières de la Parthie sont la chaîne montagneuse du Kopet-Dag au nord, aujourd’hui la frontière entre Iran et Turkménistan, et le désert du Dasht-e Kavir au sud. À l’ouest se trouve la Médie, au nord-ouest l’Hyrcanie, au nord-est la Margiane et au sud-est l’Arie. Cette région est fertile et bien irriguée pendant l’antiquité, et compte aussi de grandes forêts à cette époque.

[6] L’Euphrate est un fleuve d’Asie de 2 780 km de long. Il forme avec le Tigre dans sa partie basse la Mésopotamie. Son débit est particulièrement irrégulier puisque plus de la moitié de son flux s’écoule de mars à mai et que le débit peut tomber à 300 m3/s contre un débit moyen de 830 m3/s à l’entrée en Syrie. En période de crue, il peut atteindre 5 200 m3/s pouvant provoquer de graves inondations. Les deux branches mères de l’Euphrate naissent sur le haut-plateau anatolien : celle de l’ouest, ou Karasu, naît près d’Erzurum, dont elle traverse la plaine ; celle de l’est, le Murat, se forme au Nord du lac de Van, sur les flancs d’un contrefort occidental de l’Ararat. Il traverse ensuite la zone de piémont, zone aride partagée entre la Syrie et l’Irak. Arrivé aux environs de Ramadi en Irak, il entre dans la plaine fertile de Mésopotamie, passant par Fallujah à proximité de Bagdad, et puis à environ 1 km à l’ouest des ruines de Babylone. Il rejoint le Tigre dans le sud-est du pays à Qurna à environ 100 km au nord-ouest de Bassorah pour former le Chatt-el-Arab et se jeter dans le golfe Persique.

[7] La Cilicie est une ancienne province romaine située dans la moitié orientale du sud de l’Asie Mineure en Turquie. Elle était bordée au nord par la Cappadoce et la Lycaonie, à l’est par la Pisidie et la Pamphylie, au sud par la Méditerranée et au sud-est par la Syrie. Elle correspond approximativement aujourd’hui à la province d’Adana : région comprise entre les monts Taurus, les monts Amanos et la Méditerranée. Vers 27, sous l’empereur Tibère, la Cilicie est rattachée à la province de Syrie. Certaines parties de la région restent néanmoins dirigée par des souverains locaux jusqu’à l’annexion complète par Vespasien en 74. La province est suffisamment importante pour qu’un proconsul y soit nommé.

[8] Athènes est l’une des plus anciennes villes au monde, avec une présence humaine attestée dès le Néolithique. Fondée vers 800 av. jc autour de la colline de l’Acropole par le héros Thésée, selon la légende, la cité domine la Grèce au cours du 1er millénaire av. jc. Elle connaît son âge d’or au 5ème siècle av. jc, sous la domination du stratège Périclès