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Jean Desmarets de Saint-Sorlin

dimanche 5 mai 2019, par ljallamion (Date de rédaction antérieure : 4 novembre 2012).

Jean Desmarets de Saint-Sorlin (1595-1676)

Poète, dramaturge-Membre de l’Académie française

Jean Desmarets de Saint-Sorlin Poète, dramaturge-Membre de l'Académie française

Né à Paris, protégé de Richelieu. Il est l’auteur de la “comédie des Visionnaires” [1], et l’adversaire acharné des jansénistes [2].

Il fut un membre fondateur de l’académie française [3]. Conseiller du roi, contrôleur général de l’extraordinaire des guerres, secrétaire général de la marine du Levant. Nicolas Faret et claude Malleville l’introduisirent dans la Société des amis de Valentin Conrart où il lut l’Ariane.

Il fut le premier chancelier de l’Académie, fonction qu’il conserva du 13 mars 1634 au 11 janvier 1638. L’Académie tint quelques séances chez lui. Il fut l’un des 5 collaborateurs de Richelieu pour Les “Thuileries et l’Aveugle de Smyrne” et collabora seul avec Richelieu pour “La Grande Pastorale, Europe et Mirame”. Il fut un des examinateurs du Cid et un des rédacteurs des statuts de l’académie. Il fut délégué pour remercier les magistrats après l’arrêt de vérification et pour offrir le Protectorat à Richelieu, puis à Séguier.

Il a écrit des romans et divers ouvrages en prose, des poésies, des prières en vers, “Les Vertus chrétiennes”, poème en 8 chants, et 6 pièces de théâtre. On lui doit surtout la comédie des Visionnaires et le poème de Clovis. Il meurt le 28 octobre 1676.

P.-S.

Source : Cet article est partiellement ou en totalité issu du texte de histoire de Jean DESMARETS de SAINT-SORLIN | Académie française

Notes

[1] Les Visionnaires est une comédie de Desmarets de Saint-Sorlin, publiée en 1637. Alcidon, père de famille, cherche à marier ses trois filles, Mélisse, Hespérie et Sestiane. Mais ces dernières, aveuglées par leurs folies respectives (Mélisse est amoureuse d’Alexandre le Grand, Hespérie croit que tous les hommes l’aiment et Sestiane est amoureuse de la comédie) ne l’entendent pas de cette oreille. Et cela malgré la présence de prétendants tous aussi fous, parmi lesquels Artabaz, grand matamore, Amidor, poète extravagant, Phalante, riche imaginaire ou encore Filidan, « l’amoureux en idées » ... Comment Alcidon, vieillard indécis, conseillé par son parent Lysandre, réussira-t-il à dénouer cette situation ?

[2] Le jansénisme est un mouvement religieux, puis politique, qui se développe aux 17ème et 18ème siècles, principalement en France, en réaction à certaines évolutions de l’Église catholique, et à l’absolutisme royal. Les jansénistes se distinguent aussi par leur rigorisme spirituel et leur hostilité envers la compagnie de Jésus et sa casuistique, comme envers un pouvoir trop puissant du Saint-Siège. Dès la fin du 17ème siècle, ce courant spirituel se double d’un aspect politique, les opposants à l’absolutisme royal étant largement identifiés aux jansénistes. Le jansénisme naît au cœur de la réforme catholique. Il doit son nom à l’évêque d’Ypres, Cornélius Jansen, auteur de son texte fondateur l’Augustinus, publié en 1640. Cette œuvre est l’aboutissement de débats sur la grâce remontants à plusieurs dizaines d’années, coïncidant avec l’hostilité grandissante d’une partie du clergé catholique envers la compagnie de Jésus ; il prétend établir la position réelle de Saint Augustin sur le sujet, qui serait opposée à celle des jésuites, ceux-ci donnant une importance trop grande à la liberté humaine.

[3] L’Académie française, fondée en 1634 et officialisée le 29 janvier 1635, sous le règne de Louis XIII par le cardinal de Richelieu, est une institution française dont la fonction est de normaliser et de perfectionner la langue française. Elle se compose de quarante membres élus par leurs pairs. Intégrée à l’Institut de France lors de la création de celui-ci le 25 octobre 1795, elle est la première de ses cinq académies. La mission qui lui est assignée dès l’origine, et qui sera précisée le 29 janvier 1635 par lettres patentes de Louis XIII, est de fixer la langue française, de lui donner des règles, de la rendre pure et compréhensible par tous, donc d’uniformiser cette dernière. Elle doit dans cet esprit commencer par composer un dictionnaire : la première édition du Dictionnaire de l’Académie française est publiée en 1694 et la neuvième est en cours d’élaboration. L’Académie française rassemble des personnalités marquantes de la vie culturelle : poètes, romanciers, dramaturges, critiques littéraires, philosophes, historiens et des scientifiques qui ont illustré la langue française, et, par tradition, des militaires de haut rang, des hommes d’État et des dignitaires religieux.