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Rinaldo di Segni dit Alexandre IV

mardi 18 juillet 2017 (Date de rédaction antérieure : 5 mai 2012).

Rinaldo di Segni dit Alexandre IV (mort en 1261)

Pape de 1254 à 1261

Comme Innocent III et Grégoire IX il fait partie de la famille des comtes de Segni [1]. Son oncle Grégoire IX le fait cardinal en 1227, puis cardinal évêque d’Ostie en 1231. À la mort d’Innocent IV, il est élu pape à Naples le 12 décembre 1254.

Il succède à Innocent IV en tant que garde de Conradin, le dernier descendant des Hohenstaufen, lui promettant sa protection bienveillante. Mais il conspira aussitôt contre lui et s’opposa à son oncle Manfred.

Il menaça en vain Manfred d’excommunication et d’interdit. Il ne réussit pas non plus à entraîner les rois d’Angleterre et de Norvège dans une croisade contre la dynastie des Hohenstaufen.

Il est décrit comme un homme ferme, accueillant et bon mais sans être particulièrement brillant. Son pontificat est marqué par les efforts d’unification entre les églises orthodoxe et catholique, l’établissement de l’Inquisition en France, les faveurs accordés aux ordres mendiants et aux tentatives d’organiser des croisades contre les Tartares.

Rome devenant trop proche du parti Gibelin [2], le pape se rabat à Viterbe [3] où il meurt en 1261.

P.-S.

Source : Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de catholic.org/encyclopedia/ traduit de l’Anglais par mes soins

Notes

[1] Segni est une commune italienne, située dans la ville métropolitaine de Rome, dans la région Latium, en Italie centrale.

[2] Les guelfes et les gibelins sont deux factions (parti ou, plus souvent, brigate ou sette) médiévales qui s’opposèrent militairement, politiquement et culturellement dans l’Italie des Duecento et Trecento. À l’origine, elles soutenaient respectivement deux dynasties qui se disputaient le trône du Saint Empire : la pars Guelfa appuyait les prétentions de la dynastie des « Welf » et de la papauté, puis de la maison d’Anjou, la pars Gebellina, celles des Hohenstaufen, et au-delà celles du Saint Empire. Conflit en apparence limité au Saint Empire, l’opposition entre Guelfes et Gibelins va se transporter dans diverses parties d’Europe, principalement dans les villes de la péninsule italienne. Dans cette bipolarisation, parfois surestimée, les allégeances dynastiques sont parfois secondaires, les adhésions fluctuantes, et il faut attendre le règne de Frédéric II pour que papauté et empire deviennent des symboles forts de ralliement et que se construise une véritable division antithétique. Ce clivage trouve des manifestations dans le domaine civique et religieux et cristallise les tensions entre les villes italiennes, au sein de leurs élites et parfois entre la ville et son contado. L’écho du conflit se manifeste à des époques ultérieures, en revêtant de nouveaux caractères et en stigmatisant des oppositions idéologiques nouvelles.

[3] Viterbe (en italien, Viterbo), chef-lieu de la province de même nom dans le Latium en Italie. Viterbe fut rattachée aux États pontificaux, mais ce statut devait être continuellement contesté par les empereurs. Tout au long de la période pendant laquelle les papes furent en conflit avec les patriciens romains, à commencer par le pontificat de Eugène III, Viterbe devint leur résidence favorite.