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L’histoire pour le plaisir

Hasting ou Alsting

lundi 20 juin 2022, par ljallamion (Date de rédaction antérieure : 23 octobre 2011).

Hasting ou Alsting (vers 810-893)

Chef Viking

Connu pour ses nombreuses expéditions dans l’empire franc, mais aussi en Méditerranée. Souvent mentionné comme un fils de Ragnar Lodbrok dans les chroniques Anglo-saxonnes [1].

Il rejoint les Vikings danois, et participe, sous la direction du chef prétendant au trône du Danemark Horic, aux raids de août 834 et août 835 contre Noirmoutier [2]. Il devient chef indépendant ensuite, et se signale par des expéditions annuelles de pillage, n’hésitant pas à revenir là où il a subi un échec.

En 838 c’est la prise d’Amboise [3], puis en 843 il s’allie au comte Lambert II, comte de Nantes [4] et à Nominoé. Ils sont battus par le comte Renaud de Nantes à Messac, mais le surprennent et le tuent à la bataille de Blain

En 845, il effectue un raid sur la Loire et prend Ancenis [5], Angers [6], Saumur [7], Chinon [8], échec devant Tours [9]. Il laisse un détachement dans un camp, et part chercher des renforts, qu’il obtient au thig du roi du Danemark Orich et revient notamment avec Bjorn Côtes-de-Fer .

En 846, il installe une base permanente sur l’île de Noirmoutier. Il confirme son alliance avec les Bretons et rend Nantes à Lambert.

En 848 il pille l’île de Ré [10], Melle [11], Blaye [12], Saintes  [13] , Angoulême [14] et Fronsac [15], Sainte-Foy, Agen [16], Montauban [17], mais échec devant Tarbes [18] ou un groupe isolé de ses Vikings est exterminé par des paysans en rase campagne.

En 851, pillage de Blois [19] et Orléans [20] et en 852, pillage d’Angers, de Tours et de l’abbaye Saint Martin de Tours [21].

En 854, c’est la prise et l’incendie de Luçon [22]. Il y est assiégé par un chef normand recruté par le comte de Poitiers, mais il négocie avec lui et peut s’échapper. Il est encore battu près de Poitiers par le fils de Charles le Chauve, venu en force.

Le 18 août 856, il prend Orléans et en 857, pillage systématique de la Touraine [23] et du Poitou [24] avec l’alliance de Pépin II d’Aquitaine. Poitiers est rançonnée

En 858 il effectue un long raid contre les côtes de la péninsule ibérique [25], La Corogne [26], Porto [27], Lisbonne [28], Séville [29], Cordoue [30], Cadix [31], Algésiras [32], Malaga [33], Alméria [34], Aguilas, Nador au Maroc et les îles Baléares [35]. Puis, il hiverne en Camargue [36].

En 859, pillage de Narbonne [37], Agde [38], Tarragone [39], Barcelone [40], Arles [41], Marseille [42] et de quelques villes italiennes dont Luna en Étrurie [43]. 2ème hivernage en Camargue.

En 860, lors du passage du détroit de Gibraltar [44], une flotte arabe attend les Vikings, plusieurs drakkars [45] sont coulés.

En 862, pillage de Clermont-Ferrand [46], Limoges [47], Toulouse [48]. Puis en 863 sac d’Angoulême. Le 4 octobre, le comte d’Angoulême [49] Turpion est battu et tué, expéditions jusqu’à Limoges, Périgueux, Poitiers. En 864 il remonte la Garonne.

En février 865, pillage d’Orléans, de l’abbaye de Fleury, de Poitiers [50]. Tentative sur Le Mans [51], mais il est battu par les comtes francs de la région.

En 866, pillage du Mans. Hasting est rattrapé par les Francs et battu à la bataille de Brissarthe [52]. Mais il parvient à s’échapper et Robert le Fort est tué.

En 870 il subit un échec devant Angers, encerclé, il capitule. En 872, c’est la prise d’Angers, qu’il occupe. Il est assiégé par l’armée de Charles le Chauve.

Les Bretons de Salomon de Bretagne battent les Francs de Charles le Chauve, et forcent les Vikings d’Hasting à capituler en détournant la rivière Maine [53], qui mettent les drakkars à sec.

En 879, Hasting est battu par Carloman et en 882 il accepte de devenir comte de Chartres [54] et participe en 886 à une expédition en Flandres [55].

En 892, il vend le comté de Chartres pour équiper une flotte de 80 navires et partir à l’assaut de l’Angleterre, mais disparaît l’année suivante dans la Manche.

P.-S.

Source : Cet article est partiellement ou en totalité issu du texte de Richard Abels, Alfred the Great : War, Kingship and Culture in Anglo-Saxon England, Longman, 1998 (ISBN 978-0-582-04047-2).

Notes

[1] La Chronique anglo-saxonne est un ensemble d’annales en vieil anglais relatant l’histoire des Anglo-Saxons. Leur rédaction débute dans le royaume de Wessex sous le règne d’Alfred le Grand, à la fin du 9ème siècle. De multiples copies des annales sont distribuées aux monastères d’Angleterre et ensuite mises à jour indépendamment les unes des autres. Le manuscrit original de la Chronique est perdu, mais il en subsiste neuf copies, dont l’état de conservation et l’importance historique varient.

[2] L’île de Noirmoutier est une île française du golfe de Gascogne située dans le département de la Vendée. Elle est reliée au continent par une chaussée submersible appelée le passage du Gois. Sa longueur est d’approximativement 18 km, sa largeur varie de 500 mètres à 12 km et sa superficie est de 49 km2. L’île est souvent surnommée l’« île aux mimosas » pour sa douceur climatique permettant aux mimosas de pousser et d’y fleurir en hiver.

[3] Amboise est une ville d’Indre-et-Loire située sur les bords de la Loire, dans l’arrondissement de Loches. La cité doit sa renommée au célèbre château royal d’Amboise qui la domine, à la porte de l’Horloge, à la collégiale Saint-Denis, au château du Clos Lucé où s’éteignit Léonard de Vinci, à la demeure royale de Château-Gaillard construite par Charles VIII en 1496, célèbre pour ses jardins aménagés par Dom Pacello da Mercogliano et à la proche pagode de Chanteloup. Son nom est aussi attaché à la sanglante conjuration de 1560. L’histoire de la ville se confond pour l’essentiel avec celle de ses châteaux : le château royal où réside la cour du roi Charles VIII puis de François 1er, le château du Clos Lucé, où vécut Léonard de Vinci. Très attaché à la vieille forteresse où il avait passé sa jeunesse, Charles VIII avait décidé la métamorphose du château royal au lendemain de son mariage avec Anne de Bretagne. Louis XII et, surtout, François 1er, arrivé au château d’Amboise à l’âge de 4 ans y donnera de nombreuses fêtes, en poursuivirent les aménagements du logis renaissance.

[4] Le comté de Nantes faisait partie de la marche établie par les rois Francs à la frontière de la Bretagne indépendante. Durant la première moitié du 8ème siècle, les évêques de Nantes cumulèrent avec le titre de « Comte de Nantes ». Il fut conquis par Nominoë en 851 avec le traité d’Angers.

[5] Ancenis est une commune de l’Ouest de la France, dans le département de la Loire-Atlantique. Ancenis est situé à l’est du département de la Loire-Atlantique, en bordure de celui du Maine-et-Loire. La ville est à 35 km à l’est de Nantes, à 50 km à l’ouest d’Angers, à 50 km au nord de Cholet, et à 50 km au sud de Châteaubriant.

[6] Angers est une commune de l’Ouest de la France située au bord de la Maine, préfecture du département de Maine-et-Loire. Capitale historique et place forte de l’Anjou, berceau de la dynastie des Plantagenêts, Angers est l’un des centres intellectuels de l’Europe au 15ème siècle sous le règne du « bon roi René ». La ville doit son développement comme son rôle politique et historique à sa position au niveau d’un point de convergence géologique, hydrographique, culturel et stratégique.

[7] Saumur est une commune française sous-préfecture du département de Maine-et-Loire. Au temps de la Fronde, Saumur resta fidèle au roi. Mazarin et toute la cour y vinrent, en 1652, pour agir contre Angers, un moment révolté. Turenne, abandonnant la Fronde, y rejoignit la cour et y fit sa réconciliation avec elle. La révocation de l’édit de Nantes, en 1685, frappa cruellement Saumur. C’est la plus grande calamité dont cette ville ait été atteinte dans tout le cours de son histoire. Les protestants émigrèrent en masse et la population tomba à 6 000 habitants, c’est-à-dire qu’elle diminua dans la proportion des deux tiers, ces deux tiers renfermant la partie prépondérante par ses lumières, son activité, son industrie et ses richesses. L’édifice de prospérité élevé par Duplessis-Mornay s’écroula complètement.

[8] Chinon est une commune française située dans le département d’Indre-et-Loire. Placée sur le cours de la Vienne, dans une position stratégique aux confins de la Touraine, de l’Anjou et du Poitou, dotée d’un éperon rocheux fortifié dès l’Antiquité, la ville, avec son imposante forteresse, a longtemps joué un rôle défensif clé. Chinon est une des places fortes favorites des Plantagenêt. Jean sans Terre la perd au profit de Philippe Auguste, qui l’adjoint aux domaines de la Couronne de France. Siège de la cour sous Charles VII, lieu de sa rencontre avec Jeanne d’Arc, la ville ne quittera le giron royal que pour passer entre les mains du cardinal de Richelieu et de sa famille, qui la conserve jusqu’à la Révolution.

[9] Tours est une commune de l’ouest de la France, sur les rives de la Loire et du Cher, dans le département d’Indre-et-Loire, dont elle est le chef-lieu. Ancienne Caesarodunum cité des Turones, fondé par Auguste, capitale de la 3ème Lyonnaise avec un des plus grands amphithéâtres de l’empire romain. Sanctuaire national avec saint Martin, Grégoire de Tours et Alcuin sous les Mérovingiens et les Carolingiens, avec l’adoption par les Capétiens de la monnaie locale la livre tournois qui deviendra la monnaie du royaume. Capitale du comté de Tours qui deviendra la Touraine, le jardin de la France. Première ville de l’industrie de la soie, voulu par Louis XI, capitale royale sous les Valois avec ses châteaux de la Loire et ville d’art avec l’École de Tours. Capitale de loyauté pour Henri III et Henri IV pendant les guerres de Religion

[10] L’île de Ré est une île française située dans le golfe de Gascogne, au large des côtes aunisiennes. Faisant partie de l’archipel charentais, elle est la quatrième plus grande île de France métropolitaine, derrière la Corse, l’île d’Oléron et Belle-Île. Autrefois partie intégrante de la province d’Aunis, elle est désormais rattachée au département de la Charente-Maritime.

[11] Melle est une ancienne commune du centre-ouest de la France située dans le département des Deux-Sèvres. Le monnayage fut actif de 768 à 1189. L’atelier monétaire faisait notamment partie des dix ateliers autorisés à maintenir leur activité grâce à un édit de Charles le Chauve de 864. Il était le seul légal pour la grande Aquitaine. Deux types de monnaies étaient frappées : l’obole et le denier.

[12] Durant le Moyen Âge, la seigneurie de Blaye est confiée à une famille, les Rudel, dont le représentant le plus fameux est Jaufré Rudel, troubadour à qui son amour pour la princesse de Tripoli inspira des poèmes célèbres. Blaye est alors une des plus fameuses étapes sur la route de Compostelle : il n’existe pas en effet de pont sur la Garonne, et le seul moyen de rejoindre Bordeaux et d’entrer en Gascogne est de passer la Gironde en bateau. Le passage d’un grand nombre de pèlerins est à l’origine du développement de l’hôpital qui se trouve encore aujourd’hui sur la route de Saintes. Durant la guerre de Cent Ans, Blaye, clé militaire de la défense de l’Aquitaine, est plusieurs fois prise et reprise par les belligérants. De par son adhésion, en 1379, à l’alliance bordelaise de défense contre les troupes françaises, la ville fortifiée de Blaye fut qualifiée de filleule de Bordeaux ; cette alliance favorisa de nombreux échanges commerciaux avec la capitale girondine. Elle finit par être définitivement conquise par les Français en 1452, après un siège mené par les troupes levées par le futur Louis XI. La prise de Blaye ouvre la porte de l’Aquitaine aux troupes françaises, victorieuses l’année suivante à Castillon. En mai 1472, par ses lettres patentes, Louis XI confirma les privilèges de la ville, à la suite de la mort du duc de Guyenne, son frère

[13] Saintes est une commune du sud-ouest de la France, située dans le département de la Charente-Maritime. Au 16ème siècle, les conflits entre factions catholiques et protestantes conduisent à la destruction partielle de plusieurs monuments de la ville. La paix revenue voit le développement d’une politique de contre-Réforme marquée par l’implantation de nombreux ordres religieux, tandis que la relative tolérance vis-à-vis des huguenots s’amenuise au fil des années, provoquant une émigration d’une partie de la population réformée.

[14] Angoulême est une commune du Sud-Ouest de la France, préfecture du département de la Charente. Ancienne capitale de l’Angoumois sous l’Ancien Régime, Angoulême a longtemps été une place forte convoitée, en raison de sa position de carrefour de voies de communication importantes, et a subi de nombreux sièges. Jean Calvin, promoteur du protestantisme et ami de Louis du Tillet, archidiacre d’Angoulême, obligé de fuir Paris en 1533, se réfugie à Angoulême et dans les grottes de Rochecorail à Trois-Palis. Il y rédige une partie de l’Institution de la religion chrétienne dont la première édition est publiée en latin à Bâle en 1536. Angoulême est touchée par la révolte des pitauds : en 1541, la gabelle est imposée à la Saintonge et à l’Angoumois. Ces provinces ne payaient cet impôt sur le sel. La révolte éclate autour d’Angoulême, et les paysans des campagnes environnantes prennent la ville en juillet 1548. Lors de la première guerres de Religion, la ville prend les armes : elle est reconquise en 1563 par Montpensier. En 1565, Charles IX passe dans la ville lors de son tour de France royal, accompagné de la cour. En octobre 1568, la ville est prise par les protestants.

[15] Fronsac est une commune du Sud-ouest de la France, située dans le département de la Gironde. Le tertre de Fronsac doit son histoire à sa position privilégiée. Les Gaulois y faisaient leur marché, Rome y éleva un autel, Charlemagne un camp fortifié. En 849, Fronsac est pillée par le chef viking Hasting. Le maréchal de Richelieu y bâtit une folie, demeure à l’architecture extravagante, qui fut le théâtre de fêtes galantes dont l’écho propagea le renom des vins de Fronsac à la Cour de Versailles.

[16] Agen est une commune du Sud-Ouest de la France, préfecture du département de Lot-et-Garonne. Pendant le haut Moyen Âge, Agen restait en Aquitaine aux abords de la Novempopulanie puis du duché de Vasconie. Après l’an 660, la Vasconie et l’Aquitaine sont devenues indépendantes des Francs et parviennent à leur apogée avec Eudes d’Aquitaine. En 732, les Sarrasins envahissent la Vasconie et Bordeaux, mais leur progression est arrêtée par Charles Martel et Eudes entre Poitiers et Tours. Pépin le Bref poursuit la conquête de toute l’Aquitaine et, en 766, les Vascons, ancêtres des Basques se rendirent auprès de Pépin à Agen. La ville se replia sur elle-même et se fortifia dans sa première enceinte (une dizaine d’hectares) autour de la cathédrale Saint-Étienne.

[17] Montauban est une commune française du Quercy, chef-lieu du département de Tarn-et-Garonne

[18] Tarbes est une commune du Sud-Ouest de la France, chef-lieu du département des Hautes-Pyrénées. Capitale historique du comté de Bigorre, cette ville pyrénéenne de tradition industrielle s’étend, à une altitude moyenne de 304 mètres, au pied du massif des Pyrénées.

[19] Blois est une commune française, chef-lieu du département de Loir-et-Cher. Historiquement, la ville fut la capitale du comté de Blois, créé en 956, maintenu par la maison éponyme jusqu’à son intégration au domaine royal en 1397. À la Renaissance, le roi Louis XII y établit sa cour et en fait sa résidence royale. La ville a conservé un patrimoine culturel important, avec notamment son château, la cathédrale Saint-Louis, l’église Saint-Nicolas et le pont Jacques-Gabriel.

[20] Orléans est une commune du Centre-Nord-Ouest de la France sur les rives de la Loire, préfecture du département du Loiret. Située au cœur du Val de Loire et aux portes des régions naturelles de la forêt d’Orléans, de la Sologne et de la Beauce, et à environ 120 kilomètres au sud de Paris. Orléans est l’ancienne capitale du royaume de France au 5ème siècle après sa conquête par Clovis (devenu roi des francs saliens) sur Syagrius, chef gallo-romain vaincu à la bataille de Soissons en 486. Important port de commerce fluvial, sa position plus ou moins à mi-distance de la source de la Loire et de son embouchure et au point du fleuve le plus rapproché de la Seine, en a fait le siège effectif de la « Communauté des marchands fréquentant la rivière de Loire. Capitale de la France à l’époque mérovingienne, théâtre de la guerre de Cent Ans et terre de nombreux sacres royaux, la ville présente une grande richesse historique et patrimoniale

[21] a charge d’Abbé Laique de Saint Martin de Tours avait une importance considérable dès le Haut Moyen Age. A la fin du 8ème siècle, Charlemagne fait nommer Alcuin, un moine Anglais de son entourage, comme Abbé. Celui-ci et ses successeurs revitalisent les études et développent le Scriptorium pour faciliter la diffusion des manuscrits. Au milieu du 9ème siècle, l’Abbaye compte 200 chanoines, c’est à dire plus que l’Abbaye Saint Germain des Prés (120), à Paris et que l’Abbaye de Saint Denis (150). L’Abbaye de Saint Martin est alors la plus importante communauté religieuse de la Francie de l’Ouest. Pour autant vers 1250 il n’y a plus qu’une cinquantaine de chanoines. L’Abbaye Saint Martin était très riche, d’abord par l’importance de son implantation dans Tours (Châteauneuf), ensuite par les nombreux domaines qu’elle possédait en Touraine et dans tout le Val de Loire mais aussi en Bourgogne et en Lombardie. Dans la période initiale, les abbés étaient dits réguliers (ils étaient des religieux). A partir de 830 ce sont des abbés séculiers en fait des grands seigneurs qui récupèrent pour eux les revenus de l’Abbaye. Robert le Fort devient Abbé en 866. Au 10ème siècle, les Robertiens, ancêtres des Capétiens étaient particulièrement attachés à leur titre d’Abbé de Saint Martin. Cette Abbaye a été à certains moments une capitale de l’Etat Robertien au 10ème siècle. Le Comte-Abbé était entouré d’évêques, de chanoines, de comtes et de vicomtes. Ses actes étaient écrits ou dictés par les chanoines de l’Abbaye qui constituaient une sorte de chancellerie. En l’absence de l’Abbé Laïque (les rois de France à partir du 11ème siècle), le personnage le plus important de l’Abbaye était de fait le Trésorier, il était de droit baron de Châteauneuf ce qui lui permettait d’y exercer la Haute Justice. Les Trésoriers étaient le plus souvent issus de grandes familles féodales.

[22] Luçon est une commune du Centre-Ouest de la France, située dans le département de la Vendée. Évêché dont le cardinal de Richelieu fut titulaire, la capitale spirituelle du Bas-Poitou, possède un large patrimoine architectural et possède un parc, le Jardin Dumaine.

[23] La Touraine est une des anciennes provinces de France héritière de la civitas turonensis ou cité des Turones, dont elle tire son nom. Les comtes d’Anjou et de Blois, maîtres politiques de la Touraine, sont longtemps plus puissants que les rois capétiens, mais la généralisation de la seigneurie franco-flamande et son besoin de garantie de paix réhabilitent le pouvoir central longtemps oublié. Au terme d’une reprise capétienne séculaire, Philippe Auguste s’impose face à la prestigieuse dynastie Plantagenêt après 1216. Toute la Touraine (et pas seulement la portion de la ville de Saint Martin de Tours) et quelques places fortes est sous l’égide de la maison royale de France.

[24] Le Poitou était une province française, comprenant les actuels départements de la Vendée (Bas-Poitou), Deux-Sèvres et de la Vienne (Haut-Poitou) ainsi que le nord de la Charente et une partie de l’ouest de la Haute-Vienne, dont la capitale était Poitiers. Il a donné son nom au Marais poitevin, marais situé dans l’ancien golfe des Pictons, sur la côte occidentale de la France, deuxième plus grande zone humide de France en superficie après la Camargue ; le marais s’étend de l’Atlantique aux portes de Niort et du sud de la Vendée au nord de La Rochelle.

[25] La péninsule Ibérique (aussi simplement Ibérie) est la péninsule à la pointe sud-ouest de l’Europe, comprenant notamment l’Espagne et le Portugal.

[26] La Corogne est la capitale de la province de La Corogne, à la Galice (nord-ouest de l’Espagne). Important port historique, La Corogne se situe sur la côte nord-ouest de la péninsule Ibérique, dans les Rías Altas. Le centre de la ville s’étend sur une péninsule reliée au continent par un isthme qui présente deux façades maritimes distinctes : le port (vers l’estuaire de La Corogne) et la mer ouverte (jusqu’à la baie d’Orzán) sur lesquels s’étendent les principales plages (Riazor et Orzán).

[27] Porto est une ville du Portugal. Durant les siècles qui suivent la chute de l’Empire romain, la ville connaît plusieurs invasions, notamment par les Suèves, les Wisigoths, les Normands et les Maures. En 858, Porto est pillée par le chef viking Hasting. Avec l’essor de la ville se développe une seigneurie féodale, qui, au fil du temps, se fait appeler « Portugal ». Le comté de Portugal va du Minho au Douro. Porto fait partie du royaume de Castille depuis le début du 11ème siècle. En 1096, Alphonse VI de Castille l’octroie à sa fille naturelle Thérèse, mariée avec Henri de Bourgogne. Leur fils, Alphonse Henri, est le premier souverain portugais.

[28] Lisbonne est la capitale et la plus grande ville du Portugal. Lisbonne est prise par les Maures vers 719 et est rebaptisée al-ʾIšbūnah, sous le gouvernement desquels la ville prospère. Les Maures, qui étaient des musulmans du nord de l’Afrique et du Proche-Orient, construisent plusieurs mosquées, des habitations et les murailles de la ville, actuellement appelées Cerca Moura. La ville abrite une population mélangée de chrétiens, de berbères, d’arabes, de juifs et de saqālibas. L’arabe est imposé comme langue officielle. Le mozarabe reste parlée par la population chrétienne. L’islam est la religion officielle, pratiquée par les Maures et les muladís, alors que chrétiens et juifs peuvent pratiquer leur religion, en qualité de dhimmis’, à condition d’acquitter la djizîa.

[29] Séville est une ville du sud de l’Espagne, capitale de la province de Séville et de la communauté autonome d’Andalousie.

[30] Cordoue est une ville située dans le sud de l’Espagne, en Andalousie. Cordoue est la capitale de la province homonyme. La ville est située sur le Guadalquivir. Les musulmans conquirent la ville en 711. Elle devient alors le principal centre administratif et politique de l’Espagne musulmane (al-Andalus). À partir de 756, elle est la capitale de l’émirat de Cordoue, fondé par le prince omeyyade Abd al-Rahman 1er.

[31] Cadix est la capitale de la province de Cadix appartenant à la Communauté autonome d’Andalousie, en Espagne, dans le sud-ouest extrême de l’Europe continentale. Elle est avec Jerez de la Frontera l’une des deux grandes villes de la baie de Cadix. Cadix se situe à environ 30 kilomètres au sud de l’embouchure du Guadalquivir.

[32] Algésiras est une commune d’Espagne, appartenant à la province de Cadix et à la région d’Andalousie. Conquise par Byzance et le royaume wisigoth, la cité passa sous domination arabe en 711 lors de la conquête musulmane de la péninsule Ibérique dirigée par Tariq ibn Ziyad. Les musulmans y bâtirent leur première ville sous le nom de « alcaetaria ». En 858, Algésiras fut pillée par le chef viking Hasting. Munie d’un excellent port nature, la ville devint un point stratégique de la péninsule. Elle fut dotée de plusieurs mosquées et protégée par des fortifications. Elle subit de nombreux sièges et fut la ville natale d’Almanzor. Elle redevint espagnole après sa reconquête en 1342 sur les maures par Alphonse XI de Castille, après un siège de deux ans, où les Maures firent usage du canon, encore inconnu en Europe. Occupée à nouveau par les Arabes à l’issue du siège de 1369, elle fut détruite par le roi Muhammad V de Grenade en 1379.

[33] Malaga est une ville espagnole, capitale de la province de Malaga faisant partie de la Communauté autonome d’Andalousie. Malaga est située à l’extrémité ouest de la mer Méditerranée et dans le sud de la péninsule Ibérique, à environ 100 kilomètres à l’est du détroit de Gibraltar. Située au centre d’une baie entourée de chaînes de montagnes, la ville dispose d’un territoire municipal de 395,25 km². On y trouve deux rivières, le Guadalhorce et la Guadalmedina. Malaga fut fondée par les Phéniciens au 8ème siècle av. jc, ce qui en fait l’une des plus anciennes villes d’Europe. Prise une première fois en 716 par les Arabes, la ville est définitivement conquise en 743 et annexée à l’Émirat de Cordoue en 755. En 858, Malaga est pillée par le chef viking Hasting. La période musulmane favorise le développement de la ville et de ses campagnes, grâce à l’amélioration de l’irrigation ébauchée par les Romains. La ville traverse les troubles politiques en renforçant sa puissance grâce à son port, son chantier naval, les Atarazanas. Les Génois installent un comptoir dans la ville qui devient, avec le renouveau des liaisons entre la mer Méditerranée et le nord de l’Europe, une étape importante des lignes de commerce. La ville est reconquise par les chrétiens le 19 août 1487, après de durs combats. Le Royaume de Grenade perd son principal débouché maritime et tombera cinq ans plus tard.

[34] Almería (est une ville d’Espagne, capitale de la province d’Almería en Andalousie. Port sur la mer Méditerranée. Ville côtière et portuaire, entre Grenade et Murcie. Elle est délimitée par le mont Gádor (Sierra de Gádor) à l’ouest, au nord par la montagne Alhamilla (Sierra Alhamilla), à l’est par une grande plaine qui culmine au pic de Cabo de Gata, situé dans le parc naturel de Cabo de Gata-Níjar, et au sud par l’ouverture sur une grande baie. Après la chute des Omeyyades d’Al-Andalus (Omeyyades de Cordoue), la cité devint le siège d’un royaume taifa, qui fut ensuite conquis par le royaume taïfa de Murcia, puis par les Almoravides. La ville fut conquise en 1147 par Alphonse VII, roi de Castille. Cette période marquée par deux guerres et une occupation impliqua le déclin économique de la ville. Reconquise une dizaine d’années plus tard par les Almohades, elle fut intégrée dans le royaume de Grenade un siècle plus tard. Les Rois Catholiques la conquirent en 1489, et de port commercial avec l’Afrique, elle devint une ville côtière menacée par les pirates barbaresques. Elle fut délaissée par le commerce avec les Amériques dont Séville et son port Cadix avaient le monopole. Le 16ème siècle fut marqué par le tremblement de terre de 1522, et par plusieurs révoltes morisques, durement réprimées.

[35] Les îles Baléares sont l’une des communautés autonomes d’Espagne. Il s’agit d’un archipel situé en mer des Baléares qui comprend cinq îles principales, dont quatre habitées, ainsi que de nombreux îlots

[36] La Camargue est une région naturelle française située au bord de la mer Méditerranée, dans les départements des Bouches-du-Rhône et du Gard, et formée par le delta du Rhône. Même si le véritable centre urbain de la Camargue est Arles, les Saintes-Maries-de-la-Mer sont généralement reconnues comme étant la capitale de la Camargue du fait de leur position relativement centrale sur la côte.

[37] Narbonne est une commune française située dans le département de l’Aude, en Occitanie. Au début du 6ème siècle, Narbonne fut brièvement la capitale des Wisigoths vaincus à la bataille de Vouillé en 507 par les Francs de Clovis, conquérant du royaume de Toulouse. Grâce à l’aide militaire des Ostrogoths d’Italie, les Wisigoths du jeune roi Amalaric conserveront la Septimanie et Narbonne. Amalaric y sera assassiné en 531. Sous le règne du roi Theudis, Narbonne cessera d’être la capitale des Wisigoths mais reste une capitale provinciale. Elle accueille plusieurs souverains tels Liuva 1er couronné roi à Narbonne, et est le siège de plusieurs révoltes "séparatistes" jusqu’à la fin du 7ème siècle. Les deux derniers rois wisigoths Agila II et Ardo auraient régné sur la cité au moment de l’invasion musulmane.

[38] Agde, est une commune française située dans le département de l’Hérault en région Occitanie. La ville d’Agde, surnommée parfois la perle noire de la Méditerranée à cause de ses monuments construits en pierre basaltique, a une longue histoire. Face à l’évêque, qui détient dès le 12ème siècle le pouvoir temporel de la vicomté d’Agde, la ville fut très tôt, vers le début du 13ème siècle, administrée par des consuls, préfiguration des municipalités modernes. Ville portuaire depuis l’Antiquité, favorisée vers la fin du 17ème siècle par l’ouverture du canal du Midi, Agde tira longtemps l’essentiel de ses revenus du commerce maritime et de la pêche.

[39] Tarragone est une ville et une municipalité du sud de la Catalogne, en Espagne, capitale de la province de Tarragone et de la région du Tarragonès

[40] Le comté de Barcelone est à l’origine une subdivision du royaume wisigoth en Hispanie. Conquis par les Maures à la fin du 8ème siècle, reconquis par Charlemagne en 801, il est intégré à la marche d’Espagne, province frontière face aux musulmans d’Al-Andalus. Des comtes nommés par les souverains carolingiens se succèdent à la tête de ce comté, considéré comme le plus important de la marche. À l’extinction de la dynastie carolingienne, les comtes se succèdent de façon héréditaire dans la descendance du comte Guifred, dit le Velu. Cette dynastie domine également les comtés de Girone et de Ausone, et rassemble peu à peu sous son autorité directe ou indirecte tous les comtés formant l’actuelle Catalogne : Besalú, Cerdagne, Empuries, Pallars, Roussillon et Urgell. Le nom comté de Barcelone en vient à désigner l’ensemble de ces territoires, prédécesseur de l’expression principauté de Catalogne (Principat de Catalunya) et de celle de généralité de Catalogne. En 985, Al-Mansur, le calife de Cordoue, situé au sud de l’Hispanie, attaque et pille Barcelone, emmenant avec lui de nombreux esclaves. Le comte Borrell II demande de l’aide à son suzerain Hugues Capet. Sans réponse de ce dernier, le comte prend une indépendance de fait. Paradoxalement, cet évènement marque le début d’une phase de développement de la Catalogne qui entraîne les autres états de la marche espagnole. Dans le pays ravagé, les paysans louent leurs services comme mercenaires du calife. Revenus en Catalogne, ils s’organisent pour s’autodéfendre, utilisent les techniques agricoles connues dans le califat de Cordoue et réinjectent leur solde dans l’économie. Ils construisent des moulins, irriguent la terre. Les échanges commerciaux avec le califat augmentent rapidement. Il en résulte une poussée démographique et technique dès la fin du 10ème siècle. La poussée monastique et le développement du pèlerinage de Saint-Jacques-de-Compostelle permettent la transmission de cette avancée technique aux autres états de la marche espagnole, puis au reste de l’Europe.

[41] Arles est une commune, sous-préfecture du département des Bouches-du-Rhône. La ville est traversée par le Rhône et se trouve entre Nîmes (à 30 km au nord-ouest) et Marseille (à 90 km au sud-est). Durant l’âge du fer (8ème /2ème siècles av. jc), Arles constitue l’un des principaux oppida de la Celtique méditerranéenne.

[42] Marseille est une commune du Sud-Est de la France, chef-lieu du département des Bouches-du-Rhône. Plus ancienne ville de France fondée vers 600 av. jc par des marins et des marchands grecs originaires de Phocée, Marseille est depuis l’Antiquité un important port de commerce et de passage. Marseille se développe à nouveau à partir du 5ème siècle de notre ère. À l’intérieur de la ville, la construction d’une première grande cathédrale marque la puissance de l’évêque, probablement Proculus, qui tient à rivaliser avec Arles. Marseille est pillée par les Sarrasins en 838, des razzias faisant suite à la conquête musulmane de la péninsule Ibérique. D’autres pillages ont eu lieu, par des pirates grecs en 848. En 904, l’abbaye Saint-Victor se voit dotée de la rive sud du port par le roi de Provence Louis l’Aveugle.

[43] L’Étrurie était le territoire des Étrusques. Il correspond à l’actuelle Toscane, s’étendant durant la période de son expansion maximum, au-delà de l’Apennin tosco-émilien jusqu’à la plaine du Pô et son embouchure, à Hadria, port antique qui donna son nom à la Mer Adriatique. Au sud, le territoire étrusque s’étendait au-delà de Rome (comprise), jusqu’à Capoue.

[44] Le détroit de Gibraltar est situé au sud de l’Espagne, au nord du Maroc, à l’est de l’océan Atlantique, à l’ouest de la mer Méditerranée. C’est le seul passage maritime entre l’océan Atlantique et la mer Méditerranée. Il est large de 14,4 km et d’une profondeur d’environ 300 m. Le détroit est considéré comme faisant partie des eaux internationales.

[45] Le bateau viking, aussi appelé drakkar en français, est une catégorie de navire d’origine scandinave d’aspect et de tailles variés, utilisé pour la conquête ou pour le commerce. Sa technique de construction s’est développée au Moyen Âge durant l’âge des Vikings sur la base de traditions plus anciennes, dans le but de partir en guerre ou de transporter des personnes ou des marchandises.

[46] Montferrand était du 12ème siècle à 1630 une ville comtale et une ville autonome jusqu’à 1731, moment où l’édit de Troyes est appliqué fusionnant ainsi les deux villes de Clermont et Montferrand, longtemps rivales. Montferrand est aujourd’hui un quartier de la ville de Clermont-Ferrand. La ville de Montferrand a été créée par le comte Guillaume VI d’Auvergne vers 1120 dans le contexte de conflits avec la ville voisine de Clermont, cité de l’évêque et son allié le roi de France.

[47] À partir du 12ème siècle, Limoges, lieu de couronnement traditionnel des ducs d’Aquitaine, est l’une des principales villes de la dot d’Aliénor d’Aquitaine. La majeure partie de son histoire médiévale se calque sur celle des guerres entre Plantagenêts et Capétiens. Richard Cœur de Lion est couronné duc d’Aquitaine lors de deux cérémonies tenues successivement à Poitiers, puis, dans la grande tradition des monarques d’Aquitaine, à Limoges en 1172. À la tête de l’empire Plantagenêt, le roi-chevalier meurt en avril 1199 à Châlus, place-forte défendant l’accès sud-ouest de Limoges, lors d’une expédition punitive contre son vicomte, Adémar V de Limoges. Au 14ème siècle, les affrontements entre rois de France et rois d’Angleterre, détenteurs du duché d’Aquitaine dont relève Limoges, culminent à l’occasion de la guerre de Cent Ans. Entre deux événements guerriers, Limoges doit faire face aux pillages des routiers et brabançons désœuvrés. Constituant toujours une « ville double », partagée entre la Cité et le Château, les bourgeois (par leurs consuls), évêques et vicomtes de Limoges jouent des alliances et protections, chacun selon les opportunités du moment. Ainsi, en 1370, la Cité ouvre ses portes aux troupes du roi de France, alors que le Château reste fidèle au roi anglais. Cet événement sera d’ailleurs l’occasion, pour le Prince Noir, de mettre à sac la Cité.

[48] Le comté de Toulouse est un ancien comté du sud de la France, dont le titulaire était l’un des six pairs laïcs primitifs. Le comté de Toulouse est créé en 778 par Charlemagne, au lendemain de la défaite de Roncevaux, afin de coordonner la défense et la lutte contre les Vascons et intégré dans le royaume d’Aquitaine, lorsque celui-ci est créé trois ans plus tard.

[49] Lorsque le comté était un fief qui eut sa propre maison, puis qui appartint à la maison de Valois, puis des ducs d’Angoulême qui furent créés dans la famille de Bourbon. Ce fief était à peu près équivalent à l’Angoumois. Il fut joint, lors de l’origine du système féodal, au comté de Périgord. Le comté d’Angoulême est réuni à la couronne en 1308, promis en 1328 (confirmé par le traité de Villeneuve-lès-Avignon du 14 mars 1336), à Philippe d’Évreux, mais jamais remis, enfin confisqué au fils (Charles le Mauvais) de ce dernier, il est finalement donné au connétable Charles de La Cerda en 1350, et revient à la couronne en 1354. Par le traité de Brétigny, il est ensuite cédé aux Anglais en toute souveraineté en 1360, mais repris en partie en 1372 et dans les années suivantes. Il devient ensuite l’apanage de Louis, duc d’Orléans, fils de Charles V et frère de Charles VI, à l’origine de la branche des Valois-Angoulême.

[50] L’abbaye de Saint-Benoît-sur-Loire, appelée également abbaye de Fleury, est une abbaye bénédictine située dans la ville de Saint-Benoît-sur-Loire dans le Loiret, près de la rive nord de la Loire, dans le Val de Loire

[51] Le Mans est une commune faisant partie des grandes villes du Grand Ouest français, située dans le département de la Sarthe dont elle est la préfecture. La ville se trouve à la confluence des rivières de la Sarthe et de l’Huisne. Ancienne capitale provinciale du Maine, et du Perche à partir du 16ème siècle

[52] La bataille de Brissarthe eut lieu à Brissarthe (Neustrie) le 15 septembre 8661 entre Francs et une troupe de Bretons alliée pour un temps aux Vikings et fut marquée par la mort du marquis de Neustrie, Robert le Fort.

[53] La Maine est une rivière française de Maine-et-Loire qui prend naissance au confluent des rivières Mayenne et Sarthe, au nord de la ville d’Angers, dans le département de Maine-et-Loire. Longue de seulement 11,5 km, elle se jette dans la Loire à Bouchemaine, au sud d’Angers.

[54] Terre à proximité de la Normandie, le Chartrain a été au cours des 9ème et 10ème siècles secoué par les invasions et guerres normandes, notamment en 858 et en 911. Pour fixer les populations normandes et mettre ainsi un terme au saccage des terres du royaume, Carloman fait le chef viking Hasting « comte de Chartres » en 882, après l’avoir battu en 879. Sitôt comte, Hasting vend sa possession en 886. Vassal du duc des Francs Hugues le Grand, un certain Thibaud de Blois profite de la jeunesse de l’héritier au titre ducal pour s’ériger en « comte de Blois » vers 960 alors que son père en était le vicomte. Bientôt, les terres personnelles du comte sont augmentées du comté de Chartres ainsi que la vicomté de Châteaudun. Le titre reste dans les mains de la famille de Thibault jusqu’en 1286, date à laquelle le comté est de nouveau fondu dans le domaine royal.

[55] Le comté de Flandre a été un pagus carolingien, puis l’une des principautés du royaume de France, particulièrement impliquée dans les conflits franco-anglais, aux frontières et à l’influence durement disputées depuis sa création au 9ème siècle jusqu’en 1384, date de la mort du comte Louis de Male. Le comté, possédé par la Maison de Flandre de 863 jusqu’à la mort de la dernière comtesse, Marguerite de Constantinople, en 1280, puis par la Maison de Dampierre-Flandre, puis devenu l’une des possessions de la Maison capétienne de Bourgogne en 1385, devint alors l’un des principaux centres des États bourguignons. Après la Guerre de succession de Bourgogne il fut ensuite progressivement intégré aux Pays-Bas bourguignons et fut finalement détaché du royaume de France par le Traité de Madrid en 1526 en faveur des Habsbourg d’Espagne. Louis XIV en reconquit une partie sur les Espagnols. Le comté cessa d’exister en 1795 après la conquête des Pays-Bas autrichiens par les Français. Le territoire de ce comté correspond approximativement aux provinces belges actuelles de Flandre-Occidentale et de Flandre-Orientale, à l’ouest de la province de Hainaut (arrondissements de Tournai et Mouscron), plus la partie de la province d’Anvers située à l’ouest de l’Escaut, la Flandre zélandaise et la région historique de Flandre française (région de Lille, Dunkerque, Hazebrouck, Douai,…).