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L’histoire pour le plaisir

Néférourê

mercredi 28 septembre 2022, par ljallamion

Néférourê

Fille aînée de Thoutmôsis II et d’Hatchepsout.

Durant le règne de Thoutmôsis II, Hatchepsout met au monde une petite fille qu’elle appelle Néférourê, nom signifiant « la beauté du dieu Rê ». Dès la naissance de la princesse, le fidèle Ahmès Pen-Nekhbet , ancien tuteur d’Hatchepsout, devient le Père nourricier de Néférourê. Plus tard, c’est Sénènmout , favori de la reine-pharaon, qui occupera cette charge et encore après, Senmen frère de Sénènmout.

L’interprétation d’une scène dépeinte dans la chapelle rouge d’Hatchepsout à Karnak [1] suggère qu’elle pourrait avoir porté, durant le règne de sa mère, le titre et la charge prestigieuse d’épouse du dieu, portée par de nombreuses reines de la dynastie, y compris par sa mère lorsqu’elle était encore la grande épouse royale de Thoutmôsis II.

Elle est peut-être l’épouse de Thoutmôsis III, comme Satiâh, Nébétou et Mérytrê-Hatchepsout, ses autres épouses. Elle pourrait être, s’il y a eu liaison avec Thoutmôsis III, la mère du prince Amenemhat .

Cependant, ce « mariage » avec Thoutmôsis III son demi-frère n’est absolument pas certain.

Néferourê est représentée en de nombreux endroits, parmi lesquels le temple funéraire de sa mère à Deir el-Bahari [2], sur des statues de Sénènmout, sur une stèle à Karnak.

P.-S.

Source : Cet article est partiellement ou en totalité issu du texte de Christiane Desroches Noblecourt, La reine mystérieuse, Hatchepsout, Éd. Pygmalion, Paris, 2002, (ISBN 2-7441-5818-6)

Notes

[1] Le complexe religieux de Karnak abusivement appelé temple de Karnak ou tout simplement Karnak comprend un vaste ensemble de ruines de temples, chapelles, pylônes, et d’autres bâtiments situés au nord de Thèbes, aujourd’hui la ville de Louxor, en Égypte, sur la rive droite du Nil. Le complexe de Karnak, reconstruit et développé pendant plus de 2 000 ans par les pharaons successifs, de Sésostris 1er au Moyen Empire à l’époque ptolémaïque, s’étend sur plus de deux km², et est composé de trois enceintes. Il est le plus grand complexe religieux de toute l’Antiquité. Temple le plus important de la XVIIIème dynastie, il était consacré à la triade thébaine avec à sa tête le dieu Amon-Rê. Le complexe était relié au temple de Louxor par une allée de sphinx de près de trois kilomètres de long.

[2] Le site de Deir el-Bahari est un complexe funéraire, composé de temples et de tombes, situé sur la rive gauche du Nil face à la ville de Louxor et des temples de Karnak, légèrement au sud de la vallée des rois, adossé à la paroi rocheuse de la montagne de Thèbes, en Haute Égypte.