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Mérytrê-Hatchepsout

jeudi 9 juin 2022, par ljallamion

Mérytrê-Hatchepsout

Grande épouse royale du pharaon Thoutmôsis III

Elle fut la seconde à porter le titre après Satiâh et la mère du pharaon Amenhotep II .

Unie au pharaon Thoutmôsis III, elle lui donne 2 enfants au moins, Amenhotep II et Mérytamon . Les inscriptions rapportées sur la statue de Houy, mère probable de Mérytré-Hatchepsout, nomment plusieurs de ses petits-enfants et permettent donc de suggérer que d’autres enfants royaux naquirent de cette union.

Elle fut longtemps considérée par de nombreux spécialistes comme la fille cadette de Thoutmôsis II et d’Hatchepsout, sur la base de deux témoignages contemporains :

Elle est probablement la fille d’une dame Houy, dont le statut est attesté par ses nombreux titres : Supérieure des Recluses d’Amon, Supérieure des Recluses du temple de Rê, Divine Adoratrice d’Amon, Divine Adoratrice dans le Temple d’Atoum. La statue représentant cette femme éminente la qualifie de mère d’une épouse du dieu et d’une grande épouse royale, cumul de titres que Mérytrê Hatchepsout est seule à porter sous le règne autonome du troisième Thoutmôsis.

Elle figure fréquemment dans les temples ou constructions royales, officiant à côté du roi, ainsi que dans des inscriptions dédiées par des particuliers. Sur la statue de Néferperet, l’échanson [1] du roi, elle est qualifiée de souveraine des épouses royales.

Mère de l’héritier au trône, Mérytrê est représentée en première parmi les épouses royales dans la tombe de Thoutmôsis III, et reçoit l’exceptionnel privilège d’être intégrée dans le cycle solaire figuré sur les parois de la tombe, à deux reprises.

Mérytré-Hatchepsout survit à son époux, et meurt durant le règne de son fils Amenhotep II, sans qu’il soit possible d’en préciser la date.

P.-S.

Source : Cet article est partiellement ou en totalité issu du texte de Florence Maruéjol, Thoutmôsis III et la corégence avec Hatchepsout, Paris, Pygmalion, 2007 (ISBN 978-2-8570-4894-7)

Notes

[1] Un échanson était un officier chargé de servir à boire à un roi, un prince ou à tout autre personnage de haut rang. En raison de la crainte permanente d’intrigues et de complots, la charge revenait à une personne en qui le souverain plaçait une confiance totale. L’échanson devait en particulier veiller à écarter tout risque d’empoisonnement et parfois même goûter le vin avant de le servir. Dans la mythologie et les religions, les divinités ont parfois, elles aussi, un échanson.