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Thoutmôsis II ou Djéhoutymès II

samedi 30 avril 2022, par ljallamion

Thoutmôsis II ou Djéhoutymès II

Quatrième pharaon de la XVIIIème dynastie égyptienne de 1492/1491 à 1479 av. jc

Fils de Thoutmôsis 1er et d’une épouse secondaire, Moutnofret. Il épouse sa demi-sœur Hatchepsout , et monte sur le trône de son père après la mort de ses deux frères Amenmès et Ouadjmès. De son union avec Hatchepsout naît une fille, Néférourê , alors qu’une épouse secondaire, Iset, lui donne le futur Thoutmôsis III.

Il étouffe avec succès une rébellion en Haute Nubie [1], au pays de Koush [2], d’après une inscription rupestre à Sehel [3], au sud d’Assouan [4]. Cette expédition punitive, à laquelle il ne participait apparemment pas, est peut-être la seule qu’il eût menée. À Karnak [5], il contribue à l’embellissement du temple dynastique en y érigeant en particulier deux obélisques. Il construit aussi à Semna [6] et à Kumma, de même qu’à Éléphantine [7].

Il meurt entre 25 et 30 ans, après un règne qui ne dépassa pas trois ans. Son temple funéraire, qu’il n’avait pas eu le temps d’achever, est terminé par Thoutmôsis III.

P.-S.

Source : Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia Thoutmôsis II/ Portail de l’Égypte antique/ Catégories : Pharaon/ XVIIIe dynastie égyptienne

Notes

[1] La Nubie est aujourd’hui une région du nord du Soudan et du sud de l’Égypte, longeant le Nil. Dans l’Antiquité, la Nubie était un royaume indépendant dont les habitants parlaient des dialectes apparentés aux langues couchitiques. Le birgid, un dialecte particulier, était parlé jusqu’au début des années 1970 au nord du Nyala au Soudan, dans le Darfour. L’ancien nubien était utilisé dans la plupart des textes religieux entre les 8ème et 9ème siècles.

[2] Le royaume de Koush est l’appellation que les Égyptiens antiques donnèrent au royaume qui s’établit au sud de leur pays dès l’Ancien Empire. Ce royaume eut une longévité peu commune et trouve ses origines dans les cultures néolithiques qui se développèrent dans le couloir nilotique du Soudan actuel et de la Nubie égyptienne. On a longtemps considéré cette culture à l’aune de la civilisation égyptienne et de ce fait peu d’études eurent lieu à son sujet, la reléguant alors soit au stade d’une principauté dépendante du royaume des pharaons ou encore à celui d’un avatar de cette civilisation, ne lui reconnaissant donc aucune spécificité voire une valeur relative.

[3] *

[4] Assouan ou Syène est une ville d’Égypte située à environ 843 km au sud du Caire, sur la rive droite du Nil, près de la première cataracte. Faisant naguère partie de la Haute Égypte, dans le premier nome, celui du « Pays de l’arc » (ou du « Pays de Nubie » - tA-sty), son nom en égyptien ancien était Souenet (ou Swenet ou Souentet) qui signifie « Commerce ».

[5] Le complexe religieux de Karnak abusivement appelé temple de Karnak ou tout simplement Karnak comprend un vaste ensemble de ruines de temples, chapelles, pylônes, et d’autres bâtiments situés au nord de Thèbes, aujourd’hui la ville de Louxor, en Égypte, sur la rive droite du Nil. Le complexe de Karnak, reconstruit et développé pendant plus de 2 000 ans par les pharaons successifs, de Sésostris 1er au Moyen Empire à l’époque ptolémaïque, s’étend sur plus de deux km², et est composé de trois enceintes. Il est le plus grand complexe religieux de toute l’Antiquité. Temple le plus important de la XVIIIème dynastie, il était consacré à la triade thébaine avec à sa tête le dieu Amon-Rê. Le complexe était relié au temple de Louxor par une allée de sphinx de près de trois kilomètres de long.

[6] À près de 500 kilomètres au sud d’Assouan, en territoire nubien, les forteresses de Semna forment un des bastions les plus méridionaux de la colonisation égyptienne. Cette citadelle formait une barrière permettant de contrôler le trafic maritime entre la 2ème et la 3ème cataracte et était composée de plusieurs forteresses

[7] L’île Éléphantine est une île d’Égypte située sur le Nil, en face du centre-ville d’Assouan dont elle fait partie. Elle constitue une des nombreuses îles et rochers qui forment la première cataracte du Nil. Dans l’Égypte antique, l’île était une ville, capitale du premier nome de Haute Égypte, celui « du Pays de l’arc » ou « du Pays de Nubie » (tA-sty).