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Herennius Senecio

mardi 14 décembre 2021, par lucien jallamion

Herennius Senecio

Homme politique romain du 1er siècle-Philosophe stoïcien

emblème consul Il était hostile à Domitien, et n’avait pas voulu gérer d’autre magistrature après sa questure [1].

C’est pourquoi il accepte de défendre Valerius Licinianus, accusé de complicité avec la grande vestale [2] Cornelia, que Domitien fit périr.

Il fut ensuite désigné par le Sénat pour être avocat dans le procès de Bæbius Massa, accusé d’avoir commis des malversations pendant son proconsulat [3] de Bétique [4].

Il saisit cette occasion pour attaquer indirectement l’empereur dans la personne d’un de ses favoris et s’acharna contre Massa. Avec l’appui de Pline le Jeune, il obtint que le Sénat instruise le procès, puis déclara Massa coupable et ordonna la mise de ses biens sous séquestre, en vue des dommages intérêts à payer aux victimes.

Par égard pour les provinciaux, Domitien laissa condamner son favori. Au lieu de considérer que ce résultat était une importante concession de l’empereur, Senecio, enhardi par la sentence du Sénat, décida de monter en épingle cette affaire pour jeter du discrédit sur le gouvernement impérial, et prétendit défendre les intérêts des provinciaux mieux que Domitien, qui, pourtant, recherchait leur appui.

Provocation supplémentaire, il écrivit alors l’éloge d’Helvidius Priscus, qui avait été mis à mort par Vespasien.

Ces attaques firent réagir l’empereur, qui décida la mort de Senecio. Vers la fin de 93, il fut accusé par Mettius Carus devant le Sénat. Déclaré coupable, il fut mis à mort.

L’éloge d’Helvidius fut brûlé par les triumvirs [5] capitaux sur le comitium [6] du vieux Forum Romanum [7]

P.-S.

Source : Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia Herennius Senecio/ Portail de la Rome antique/ Catégories : Personnalité du 1er siècle/ Avocat romain

Notes

[1] Dans la Rome antique, les questeurs sont des magistrats romains annuels comptables des finances, responsables du règlement des dépenses et de l’encaissement des recettes publiques. Ils sont les gardiens du Trésor public, chargés des finances de l’armée et des provinces, en relation avec les consuls, les promagistrats et les publicains. Maintenue sous le Haut Empire avec son rôle comptable, cette fonction se réduit sous le Bas-Empire à une magistrature honorifique et coûteuse exercée uniquement à Rome.

[2] Une vestale est une prêtresse de la Rome antique dédiée à Vesta, divinité italique dont le culte est probablement originaire de Lavinium et qui fut ensuite assimilée à la déesse grecque Hestia. Le nombre des vestales en exercice a varié de quatre à sept. Choisies entre 6 et 10 ans, elles accomplissaient un sacerdoce de trente ans durant lequel elles veillaient sur le foyer public du temple de Vesta situé dans le Forum romain. Durant leur sacerdoce, elles étaient vouées à la chasteté, symbole de la pureté du feu.

[3] La fonction de proconsul dans la Rome antique correspond à la notion actuelle de gouverneur. Étymologiquement, ce terme vient du préfixe latin pro, à la place de, et consul. Le premier cas de proconsulat historiquement cité par Denys d’Halicarnasse date de 464 av. jc, lorsque Titus Quinctius Capitolinus Barbatus reçut le pouvoir de diriger une armée (imperium) pour aller au secours d’un consul assiégé. Il s’agit alors d’une solution improvisée sous la pression des événements. La fonction réapparaît avec l’agrandissement de la République romaine au 4ème siècle av. jc, lorsqu’un consul doit finir une campagne militaire ou doit gouverner un territoire au-delà de la durée normale de son mandat de consul (un an). Son pouvoir (imperium consulaire) est alors prolongé, en général pour une durée d’un an et toujours sur un territoire précis, le plus souvent une province. Le terme « proconsul » tient au fait que son titulaire exerçait un pouvoir consulaire ; cependant, tous les proconsuls n’étaient pas forcément d’anciens consuls.

[4] La province romaine de Bétique couvre le sud de l’Espagne, et correspond à peu près à l’actuelle Andalousie. Elle est issue de l’ancienne Hispanie ultérieure, et tire son nom du Baetis, nom latin du fleuve Guadalquivir. C’est une province sénatoriale administrée par un ancien préteur, dont la capitale est Corduba(Cordoue)

[5] Triumvirat est un terme qui à l’origine désignait une fonction de la magistrature romaine composée de trois hommes. Ensuite il fut utilisé pour décrire l’alliance secrète ou publique de trois personnalités (politiques ou militaires) de poids égaux qui s’unissent pour diriger (on retrouve cette notion dans le terme russe de troïka). Le mot vient des génitifs latins Trium signifiant « trois » et Virum signifiant « homme ».

[6] Dans la Rome antique, le Comitium (le mot latin comitium peut se traduire par « assemblée ») est un espace prévu pour les réunions publiques en plein air. La plupart des cités romaines disposent d’un comitium pour les réunions publiques, les élections, les conciles et les procès. Il s’agit d’un espace consacré (templum) car selon la tradition, toutes les décisions et lois qui n’ont pas été prises dans un espace consacré choisi par les augures sont considérées comme invalides.

[7] Le Forum Romain ou Forum de Rome (Foro Romano en italien, Forum Romanum en latin), appelé aussi Forum Magnum (« Grand Forum ») ou Forum Vetus (« Vieux Forum »), est situé dans le site archéologique le plus important de Rome, entre les collines du Capitole et du Mont Palatin. Le forum est la place principale de la Rome antique. Son importance historique, religieuse et politique en fait l’endroit autour duquel toute la vie de la ville s’articule : célébration de mariages, organisation de jeux, de combats de gladiateurs, de cérémonies et de fêtes religieuses, de défilés militaires (sur la Via Sacra), de proclamations politiques (par exemple lors de la crémation de Jules César, en ce même lieu)…, il est le centre vivant de la ville, à l’image de l’agora, lieu de rassemblement politique et mercantile des cités grecques.