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L’histoire pour le plaisir

Raimond II Trencavel

dimanche 3 octobre 2021, par ljallamion

 Raimond II Trencavel (1207-vers 1267)

 

Membre de la maison Trencavel [1]. Il cherchera, des années durant, à reprendre les possessions de son père dont la croisade des Albigeois [2] l’avait spolié. Il s’opposa à plusieurs reprises à Amaury de Montfort, alors établi sur les anciens domaines Trencavel.

Raimond est très jeune lorsque les croisés font le siège de la ville de Carcassonne [3], alors tenue par son père Raimond-Roger Trencavel en 1209. À la prise de la ville, Simon de Montfort, alors chef militaire de la croisade, fera emprisonner Raimond-Roger dans ses propres cachots.

À la mort de ce dernier le 10 novembre 1209, Simon de Montfort, qui briguait les territoires Trencavel, fait signer à Agnès de Montpellier, l’épouse du défunt, une renonciation sur ses droits ainsi que ceux de son fils. En contrepartie, elle reçut une rente viagère de 3000 sous et le remboursement sur un an, réalisé en 4 versements, de sa dot se montant à 25 000 mille sous. Raimond est alors confié à la tutelle du comte Raymond-Roger de Foix .

Raimond prit une part active à la reconquête occitane menée par Raymond VII de Toulouse . En effet, à partir de 1216, le pays se soulève face au joug imposé par Simon de Montfort. Ce dernier sera d’ailleurs tué en tentant de soumettre la ville de Toulouse par le biais d’un siège en règle, en 1218.

Son successeur, son fils Amaury, sera incapable de faire face à cette révolte générale et restituera peu à peu les terres conquises lors de la croisade des Albigeois. En 1224, Carcassonne est reprise et Raymond VII offre la ville à son possesseur légitime : Raimond.

Il la conservera jusqu’en 1226, année où Louis VIII viendra soumettre la ville à nouveau. Cette dépossession sera entérinée par le traité de Meaux-Paris [4] en 1229 qui fera de la ville une sénéchaussée royale. Raimond dû s’exiler à la cour du roi d’Aragon [5].

En 1240, Raimond, qui possédait encore de nombreux contacts dans le pays, décide de reprendre son dû avec l’aide d’ Olivier de Termes . Le 17 septembre, il profite de la complicité de la noblesse locale et des habitants des faubourgs de la ville pour assiéger la cité de Carcassonne. Les combats dureront 25 jours et seront sans merci.

Alors que la cité allait tomber aux mains des faydits qui accompagnent Raimond, l’armée royale arrive pour secourir la cité. Le 11 octobre, Raimond doit lever le siège de toute urgence. Il se rend à Montréal [6] où il sera poursuivi et assiégé à son tour. Il réussit à s’échapper et repartit à nouveau en exil en Aragon.

En 1246, Raimond sera contraint à renoncer à ses droits. L’année suivante, il brisera son sceau de vicomte de Béziers [7] et de Carcassonne [8] en gage de soumission au roi de France qui est alors saint Louis. En 1248, il fit partie de la 7ème croisade. Le dernier acte connu le concernant date de 1263.

On suppose qu’il est mort avant 1267, date à laquelle son fils Roger apparaît sous le nom de Roger de Béziers, fils de Trencavel, dit vicomte de Béziers.

P.-S.

Source : Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia Raimond II Trencavel/ Portail des croisades • Croisade des Albigeois/ Catégories : Maison Trencavel

Notes

[1] Les membres de la maison Trencavel furent à une époque parmi les seigneurs méridionaux les plus puissants après le comte de Toulouse et le roi d’Aragon (aussi et d’abord comte de Barcelone) qui étaient leurs suzerains. À l’apogée de leur règne, ils détenaient les vicomtés d’Agde, Albi, Ambialet, Béziers, Carcassonne, Nîmes et du Razès. Les Trencavel furent parmi les acteurs majeurs de la croisade des Albigeois qui a scellé, à plus ou moins long terme, la fin des possessions seigneuriales de cette maison, en même temps que celle des comtes de Toulouse.

[2] La croisade des albigeois (1209-1229) (ou croisade contre les albigeois) est une croisade proclamée par l’Église catholique contre l’hérésie, principalement le catharisme et dans une faible mesure le valdéisme. Dès le 12ème siècle et le Concile de Lombers, les textes de l’époque parlent d’« hérésie albigeoise » sans que cette région soit plus cathare que ses voisines.

[3] La vicomté de Carcassonne apparaît pour la première fois en 1082. C’est à cette date que Bernard Aton IV Trencavel, vicomte de Nîmes et d’Albi, revendiquant les droits de sa mère Ermengarde, réclame les comtés de Carcassonne et de Razès, ainsi que les vicomtés de Béziers et d’Agde, et s’en empare. Les Trencavel deviennent alors seigneurs de fait, sans porter le titre de vicomtes. Ermengarde meurt en 1101, et son fils Bernard-Aton Ier (IV de Nîmes et d’Albi) est proclamé formellement vicomte de Carcassonne, Razès, Béziers et Agde. Barcelone tente de s’y opposer à plusieurs reprises.

[4] Le traité de Paris de 1229 (appelé aussi traité de Meaux-Paris ou simplement traité de Meaux) met fin au conflit albigeois opposant le roi de France au comte de Toulouse. Il prépare le rattachement définitif des pays occitans au domaine royal capétien.

[5] Le royaume d’Aragon est une entité politique du nord-est de la péninsule Ibérique, née en 1035 de l’union des comtés d’Aragon, du Sobrarbe et de la Ribagorce et disparue en 1707 avec son intégration au sein du royaume d’Espagne par les décrets de Nueva Planta.

[6] Montréal est une commune française, située dans le département de l’Aude

[7] Le Biterrois est une région naturelle de France située à l’ouest du département de l’Hérault, autour de la ville de Béziers. Il s’agit d’une région essentiellement viticole.

[8] La vicomté de Carcassonne apparaît pour la première fois en 1082. C’est à cette date que Bernard Aton IV Trencavel, vicomte de Nîmes et d’Albi, revendiquant les droits de sa mère Ermengarde, réclame les comtés de Carcassonne et de Razès, ainsi que les vicomtés de Béziers et d’Agde, et s’en empare. Les Trencavel deviennent alors seigneurs de fait, sans porter le titre de vicomtes. Ermengarde meurt en 1101, et son fils Bernard-Aton Ier (IV de Nîmes et d’Albi) est proclamé formellement vicomte de Carcassonne, Razès, Béziers et Agde. Barcelone tente de s’y opposer à plusieurs reprises.