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L’histoire pour le plaisir

Thierry 1er

mardi 24 décembre 2019 (Date de rédaction antérieure : 5 septembre 2011).

Thierry 1er (485-534)

« Thierri I. roy de France » par Jean Dassier (1676-1763). Buste du roi à gauche ceint d'une couronne. Bibliothèque nationale de France.

Fils aîné de Clovis, en 511 il obtint outre les terres aquitaines qu’il avait conquises, l’espace oriental du Regnum francorum [1].qui recouvrait l’ancien royaume de Cologne [2].

Dans le partage qui suit la mort de Clovis, il obtint l’ancienne Belgique première [3] avec Trèves [4], une partie de la Belgique seconde avec Reims [5] et Chalons [6], les deux Germanies [7] avec Cologne [8] et Mayence [9] et, par-delà, une large ouverture sur les terroirs Alamans [10] sur lesquels les Francs, depuis les campagnes de Clovis et la chute du royaume de Cologne, exerçaient une sorte de protectorat. S’y ajoutent l’Auvergne [11] et une frange orientale de l’Aquitaine [12] qu’il avait conquises pour son père lors de la guerre contre les Wisigoths [13] en 507-508, avec les cités de Clermont [14], Le Puy [15], Cahors [16], Albi [17], Rodez [18].

En 515, les Danois envahirent la Gaule et ravagèrent une partie de son royaume. Après avoir rempli leurs navires pour rentrer chez eux, les Danois mirent toutes voiles dehors. Chlochilaïc, roi des Danois, comptant s’embarquer en dernier, fut attaqué par Théodebert que Thierry avait envoyé pour combattre les envahisseurs. Grâce à une puissante armée, les francs tuèrent le roi Chlochilaïc, et récupérèrent tout le butin volé par les Danois après une bataille navale.

A la mort de Clodomir en 524, le partage secondaire entre les frères survivants lui laissait en plus les cités d’Auxerre [19] et de Troyes [20] et la moitié de celle de Sens [21].

Il nomma à l’évêché de Trèves [22], Nizier, un ancien moine, celui-ci fut un personnage énergique, organisateur et bâtisseur, peu porté aux concessions. Au cours d’un long épiscopat, il fut une espèce de directeur de conscience pour le roi, puis pour son fils Théodebert. Il joua probablement un rôle de premier plan dans l’entourage royal et redonna à sa cité un lustre certain. En 531, il annexa la Thuringe [23].

Lors de sa première intervention en Auvergne, il ramena avec lui, mi-otages, des jeunes gens issus de l’aristocratie locale pour en faire des “nourris” à sa cour et beaucoup de clercs pour servir à l’église de Trèves comme Gallus, grand-oncle de Grégoire de Tours, dont il fera plus tard un évêque de Clermont.

P.-S.

Source : Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Imago Mundi/ Les souverains de la France/ Thierry I

Notes

[1] Les royaumes francs sont les différents royaumes barbares qui se sont succédé ou ont cohabité en Europe occidentale durant le Haut Moyen Âge après le déclin de l’Empire romain d’Occident et la conquête de ces territoires par les Francs au cours du (5ème siècle. Ces royaumes, formant ensemble une entité appelée le royaume des Francs (en latin : Regnum Francorum), perdurent pendant tout le Haut Moyen Âge, du 5ème siècle au 9ème siècle.

[2] Les Francs rhénans désigne une partie du peuple franc au 5ème siècle, installée sur le cours moyen du Rhin autour de Cologne, dans l’actuelle Rhénanie-du-Nord-Westphalie (Allemagne). Auparavant, ils étaient parfois désignés sous le nom de Francs transrhénans. Ces Francs se sont regroupés au cours de la seconde moitié du 5ème siècle pour fonder un royaume à Cologne, qui est intégré dans le royaume franc de Clovis. À partir du 7ème siècle, ils sont désignés sous le nom de Francs ripuaires, c’est-à-dire en latin francs des rives (latin Ripuarii, v.h.all. Rīfera).

[3] En 297, sous Dioclétien, la Belgique fut divisée en trois provinces :
- La Belgique première, capitale Augusta Treverorum (Trèves),
- La Belgique seconde, capitale Durocortorum (Reims),
- La Séquanaise, capitale Vesontio (Besançon). Ces trois provinces sont rattachées au diocèse des Gaules et à la préfecture du prétoire des Gaules.

[4] Trèves est une ville et un arrondissement d’Allemagne, dans le Land de Rhénanie-Palatinat. La ville est située sur la Moselle. Cette ville, ancienne colonie romaine, est fondée à l’époque romaine, en l’an 16 av. jc sous le nom d’Augusta Treverorum, sur le site du chef-lieu d’un peuple gaulois, les Trévires. Le pont romain en pierre qui franchit la Moselle est édifié en 45 ap. jc, en remplacement d’un premier pont de bois : c’est le plus ancien pont d’Allemagne encore debout. Colonie romaine et place forte très importante dans la défense contre les « Barbares », elle est dotée d’une enceinte abritant la plus grande surface urbaine de Gaule. Grande métropole marchande à partir du 2ème siècle, devenue l’une des capitales de la Tétrarchie à la fin du 3ème siècle et siège d’un atelier monétaire impérial à partir de 294, Trèves est alors qualifiée de « seconde Rome » ou Roma Secunda. De l’époque romaine subsistent la Porta Nigra (porte noire), le plus grand édifice romain sur le sol allemand, une basilique, où siège un tétrarque (aujourd’hui une église protestante), les restes d’un amphithéâtre, ainsi que des ruines de thermes romains. Au début du 5ème siècle, au cours des invasions germaniques, Trèves est attaquée et pillée plusieurs fois par les Francs. Peu auparavant, la préfecture des Gaules est transférée de Trèves à Arles

[5] Reims est une commune française qui se situe dans le département de la Marne. En 511, Reims devient la capitale du royaume d’Austrasie, le « pays des Francs de l’est ». Thierry 1er y fixe sa cour. L’histoire du royaume, notamment sa rivalité avec la Neustrie, est longuement dépeinte par l’historien des Francs Grégoire de Tours. Ce royaume, qui peut être considéré comme le berceau de la dynastie carolingienne, couvrait le nord-est de la France actuelle, les bassins de la Meuse et de la Moselle, jusqu’aux bassins moyen et inférieur du Rhin. En 719, Reims, l’ancienne capitale austrasienne, est démantelée par Charles Martel ; un grand nombre de monuments rappelant son ancienne puissance et sa prospérité de l’époque gallo-romaine disparaissent. Le territoire qui s’étend de Reims au Rhin entre alors en sommeil et disparaît en 751, avec le dernier roi mérovingien, pour être intégré dans l’empire carolingien, réuni par Pépin le Bref et Charlemagne. En 804, l’empereur Charlemagne, couronné à Rome 4 ans plus tôt, y reçoit le pape Léon III. En 816, son fils Louis le Pieux y est couronné empereur par le pape Étienne IV.

[6] Châlons-en-Champagne1, anciennement Châlons-sur-MarneNote 1, est une commune française, préfecture du département de la Marne.

[7] Le Royaume de Germanie n’a pas réellement existé sous ce nom-là. Avec la fin des Carolingiens, les Ottoniens s’imposent et fondent une dynastie qui règne sur la Francie orientale. Pour marquer la différence avec le Royaume de France, on l’appelle Royaume Teutonique. Ce ne sont que les historiens allemands modernes qui lui donnent le nom de Royaume de Germanie. Ce Royaume correspondait au départ aux territoires de la Franconie, de la Saxe et de la Bavière. Mais avec les nombreuses modifications territoriales, le titre de roi de Germanie est devenu honorifique et s’est même pratiquement confondu avec celui de Roi des Romains.

[8] La ville doit son nom de Cologne à l’impératrice romaine Agrippine, épouse de l’empereur Claude, qui éleva son lieu de naissance au rang de colonie en l’an 50, sous le nom de Colonia Claudia Ara Agrippinensium. Les Romains y tenaient une garnison et des axes routiers convergeaient vers un pont de bateaux sur lequel transitait un important commerce avec toutes les régions de la Germanie. En raison de son importance stratégique sur le limes du Rhin et de la présence de l’armée et de la clientèle germanique, l’endroit attira de nombreux marchands et devint un foyer d’artisanat et de commerce. Centre militaire, la ville fut la résidence de l’empereur gaulois Postume de 260 à 268, et le lieu de l’usurpation éphémère de Silvanus en 355. Les Romains introduisirent le christianisme à Cologne, qui devint siège épiscopal à partir du 4ème siècle. Des Francs se sont regroupés au cours de la seconde moitié du 5ème siècle pour fonder un royaume à Cologne, qui est intégré dans le royaume franc de Clovis. À partir du 7ème siècle, ils sont désignés sous le nom de Francs ripuaires.

[9] En 496/497, Clovis, le roi des Francs, de la dynastie des Mérovingiens, se fit baptiser à la suite d’un vœu. Clovis chassa par la suite les Alamans de la région. Il devint roi de la Franconie occidentale et de la Gaule, et plus tard, du royaume franc de Cologne, auquel Mayence appartint vraisemblablement. Appelée alors non plus Mogontiacum, mais Magontia ou Maguntia, Mayence fit ainsi partie d’un grand empire franc et, de ville-frontière, devint une ville intérieure. À partir de cette époque, mais surtout sous l’évêque Sidonius (534-547), le christianisme s’épanouit dans la ville et des constructions refirent leur apparition. Aux 7ème et 8ème siècles, des moines bénédictins anglo-saxons établirent une mission. Le plus important de ces missionnaires était l’archevêque missionnaire Boniface, originaire du Wessex, qui destitua en 744 Gewielieb, accusé de se livrer à des actes de vendetta indignes, et prit sa place d’évêque de Mayence. Boniface, en tant qu’archevêque de Mayence, dirigea la christianisation de la Hesse et de la Frise. Sous son successeur Lullus, le diocèse fut élevé en archidiocèse vers 780/782. L’Église de Mayence se développa et devint la plus grande province ecclésiastique au nord des Alpes, ce qui accentua l’importance de la ville. Sous Charlemagne, les Carolingiens atteignirent leur apogée. Charlemagne fit ériger à proximité de Mayence, à Ingelheim, l’une de ses résidences impériales

[10] Les Alamans ou Alémans étaient un ensemble de tribus germaniques établies d’abord sur le cours moyen et inférieur de l’Elbe puis le long du Main, où ils furent mentionnés pour la première fois par Dion Cassius en 213. Ces peuples avaient pour point commun de rivaliser avec les Francs, sans doute à l’origine un autre regroupement d’ethnies établies plus au nord sur la rive droite du Rhin. Le royaume alaman désigne le territoire des Alamans décrit à partir de 269.

[11] L’Auvergne est une région culturelle et historique de France située au cœur du Massif central. Après la chute du royaume wisigoth de Toulouse, l’Auvergne passe sous la domination de Clovis, le roi des Francs. L’aristocratie pro-wisigothe d’Auvergne résiste à cette nouvelle domination comme en témoigne la révolte de Placidina et Arcade. Conquise militairement par Thierry en 536, l’Auvergne est rattachée à l’Austrasie pendant un siècle. Des aristocrates gallo-romains locaux sont nommés comtes et dirigent la province avec les évêques d’Auvergne. À la fin du 7ème siècle ou au début du 8ème siècle, l’Auvergne passe sous l’influence du duché d’Aquitaine. Gouvernée par les ducs d’Aquitaine qui portent également le titre de comte d’Auvergne, elle fait l’objet de convoitises entre francs et aquitains. Durant cette période, ce sont les évêques d’Auvergne qui exercent concrètement le pouvoir.

[12] L’Aquitaine est le nom donné depuis au moins le 1er siècle av. jc à une région ancrée sur la façade Atlantique et le versant nord des Pyrénées. En 507, Clovis, appelé par les évêques de Novempopulanie, l’intègre au royaume des Francs, en battant Alaric II, roi des Wisigoths, à la bataille de Vouillé. 671 voit l’indépendance de l’Aquitaine, dirigée par le duc Loup 1er de Vasconie. Entre 719 et 732, les ducs Eudes et son fils Hunald 1er détiennent l’Albigeois où ils ont des biens. Eudes combat les Sarrasins en Albigeois. En 721, le duc Eudes bat le Califat omeyyade à la Bataille de Toulouse. 732 voit la défaite du duc d’Aquitaine et l’invasion de la Vasconie par l’émir Abd el Rahman, arrêté à la bataille de Poitiers par Charles Martel, qui commence la réunion de l’Aquitaine sous contrôle des Vascons au royaume franc. 742 et 743 voient les campagnes des fils de Charles Martel, Carloman et Pépin le Bref, contre l’Aquitaine et la Vasconie (et la Bavière). Entre 760 et 768, Pépin le Bref entreprend chaque printemps des expéditions sanglantes contre le duc Waïfre, fils d’Hunald 1er. Le 2 juin 768, ce dernier est finalement tué par un des siens, Waratton, sur ordre de Pépin. En 778, l’armée de Roland, piégée par le wali de Saragosse, a été défaite par les Vascons dans les montagnes basques de Roncevaux en revenant de Pampelune. Puis Charlemagne crée en 781 pour son fils Louis le Débonnaire alors âgé de 3 ans, le royaume d’Aquitaine englobant les territoires du Rhône à l’Atlantique.

[13] Les Wisigoths entrent en Gaule, ruinée par les invasions des années 407/409. En 416 les Wisigoths et leur roi Wallia continuent leur invasion en Espagne, où ils sont envoyés à la solde de Rome pour combattre d’autres Barbares. Lorsque la paix avec les Romains fut conclue par le fœdus de 418, Honorius accorda aux Wisigoths des terres dans la province Aquitaine seconde. La sédentarisation en Aquitaine a lieu après la mort de Wallia. Les Wisigoths pénétrèrent en Espagne dès 414, comme fédérés de l’Empire romain. Le royaume des Wisigoths eut d’abord Toulouse comme capitale. Lorsque Clovis battit les Wisigoths à la bataille de Vouillé en 507, ces derniers ne conservent que la Septimanie, correspondant au Languedoc et une partie de la Provence avec l’aide des Ostrogoths. Les Wisigoths installèrent alors leur capitale à Tolède pour toute la suite. En 575 ils conquièrent le royaume des Suèves situé dans le nord du Portugal et la Galice. En 711 le royaume est conquis par les musulmans.

[14] Clermont-Ferrand

[15] Le Puy-en-Velay

[16] Cahors est une commune du Midi de la France, située dans le quart sud-ouest du pays. Préfecture du Lot. La ville de Cahors a longtemps été disputée, et assiégée plus souvent qu’à son tour : du Romain Jules César ou du Franc Thibert au roi de Navarre Henri IV en passant par les prétentions anglaises de Richard Cœur de Lion puis, plus tard, du Prince Noir. Ainsi, la cité, qui s’étendait sur l’ensemble du cingle du Lot, est incendiée en 571 par Thibert, roi d’Austrasie et petit-fils de Clovis. Dès cette époque de nombreux monuments gallo-romains, basiliques, temples, thermes, théâtres sont pillés et détruits. Elle est relevée de ses ruines par l’évêque saint Didier, dit aussi saint Géry, qui y fit édifier la première cathédrale en 650 ainsi qu’une muraille dont le tracé correspond à l’actuel boulevard Gambetta. Les pierres des anciens vestiges sont alors réutilisées. Mais la ville est à nouveau pillée par les Sarrasins en 732, puis par les Vikings et les Magyars. De tout ce qui faisait sa splendeur dans l’Antiquité, il ne reste que des ruines. Il n’empêche que Cahors, forte de son emplacement géographique, de la puissance et de la volonté des évêques qui y règnent, se reconstruit et reprend de l’importance.

[17] Albi est une commune du Sud-Ouest de la France, chef-lieu du département du Tarn. Durant le Moyen Âge, la ville est un oppidum ceint de murailles. Au 10ème siècle, le premier pont sur le Tarn est construit à Albi. Il s’agit de l’actuel Pont-Vieux. Ce pont permet le développement de la ville sur les deux rives du Tarn. Vers l’An Mil, Albi entre dans le fief de la famille Trencavel, les seigneurs d’Ambialet. La ville est pourtant fief ecclésiastique, mais comme un Trencavel était toujours évêque, la famille en use comme de son bien. Aux 12ème et 13ème siècle, Albi est un centre du mouvement religieux cathare ; une controverse qui s’y tient donne d’ailleurs aux Cathares le surnom d’Albigeois

[18] Rodez est une commune française du Midi de la France, au nord-est de Toulouse. Elle est la préfecture du département de l’Aveyron. Ancienne capitale du Rouergue, la ville est siège du diocèse de Rodez et Vabres. Rodez a été successivement occupée par les Wisigoths, les Francs, les armées des ducs d’Aquitaine et des comtes de Toulouse, ainsi que par les Maures, qui l’investirent en 725 et mirent à bas l’église antique. Quelques siècles plus tard, ce seront les Anglais qui l’investiront lors de la guerre de Cent Ans. L’histoire de la ville resta marquée durant longtemps par une intense rivalité entre les comtes de Rodez, maîtres du Bourg, et les évêques de Rodez, maîtres de la Cité. Une muraille délimitait les deux secteurs. Chaque communauté avait un hôtel de ville, ses consuls, une administration propre ; chacune rivalisant de puissance, de rayonnement. Au bourg, la célèbre dynastie des comtes d’Armagnac et de Rodez, finit par acquérir des privilèges régaliens : battre monnaie à la tour Martelenque, porter la couronne comtale et persister à reconnaître un temps l’antipape Benoît XIII et ses héritiers Bernard Garnier et Jean Carrier. Cela amena inévitablement l’affrontement avec le roi de France en 1443. Le dauphin, futur Louis XI, vint occuper Rodez et soumettre le comte Jean IV. Plus tard, son fils aura une idée séditieuse en essayant de trahir Louis XI. Cela lui vaudra d’être massacré à Lectoure, avec sa famille, lors de sa fuite

[19] Auxerre est une commune française située dans le nord-ouest de la région Bourgogne-Franche-Comté, dans le département de l’Yonne, dont elle est le chef-lieu.

[20] Troyes est une commune française, située dans le département de l’Aube dont elle est la préfecture. Ce n’est qu’en 524, à la suite de la mort du roi d’Orléans qu’elle rejoint l’Austrasie jusqu’en 558, année où Clotaire 1er est proclamé roi des Francs. En 567, la cité de Troyes est placée dans le royaume de Bourgogne. Entre 592 et 613, elle rejoint à nouveau l’Austrasie. À la mort de Clotaire II en 629, la ville dépend de nouveau de la Bourgogne. La ville est contrôlée et pillée par les Sarrasins d’Espagne en 720. La Vita Sancti Fidoti, abbatis Trecensis, vie de Fidolin, captif libéré par Eventinus, un prêtre de Troyes, semble indiquer qu’à cette époque, on y pratique le commerce des esclaves

[21] Sens est une commune française, chef-lieu d’arrondissement, située à 100 km au sud-est de Paris, dans le département de l’Yonne. À la fin du 4ème siècle, Sens est la capitale de la Quatrième Lyonnaise. Cette circonscription civile sert de cadre à l’Église pour la fondation de l’archevêché de Sens. Sa devise est Campont, d’après les initiales des évêchés de : Chartres, Auxerre, Meaux, Paris, Orléans, Nevers et Troyes. L’hôtel de Sens est leur résidence officielle à Paris. Le trône archiépiscopal de l’archevêque dominait dans la cathédrale Notre-Dame de Paris, le trône épiscopal de l’évêque de Paris. En 1622, la province ecclésiastique de Sens fut divisée en deux, Chartres, Meaux, et Orléans devenaient suffragants du nouvel archevêché : Paris. En 732, les Maures débarqués en Camargue remontent toute la vallée du Rhône et pillent la ville de Sens. Cette opération est vue comme une tentative de diversion, afin de diviser les forces franques à affronter, l’année de la bataille de Poitiers.

[22] Le diocèse de Trèves est une Église particulière de l’Église catholique dans le land de Rhénanie-Palatinat, en Allemagne. Trêves est la plus ancienne ville d’Allemagne et un diocèse également très ancien élevé au rang d’archidiocèse au 8ème siècle. L’archevêque est l’un des huit Prince-Électeurs de l’Empire. Devenu Français en 1796, il redevient diocèse par le Concordat de 1801, lors de la réorganisation des structures ecclésiastiques Françaises par Napoléon 1er et le pape Pie VII. Il est alors suffragant de l’Archidiocèse de Malines. Le Congrès de Vienne donne Trêves à la Prusse. Le diocèse devient alors et jusqu’à aujourd’hui diocèse suffragant de l’archidiocèse de Cologne. Son église cathédrale est la cathédrale Saint-Pierre de Trèves.

[23] La Thuringe, officiellement appelée État libre de Thuringe, est l’un des länder d’Allemagne. Situé au centre du pays, il a une superficie de 16 200 km2 pour 2,3 millions d’habitants. Sa capitale est Erfurt. La Thuringe porte le nom des Thuringes qui occupaient son territoire vers le 2ème siècle. Passé sous domination franque au 6ème siècle, elle forma à partir de 1130 un landgraviat du Saint Empire romain germanique.