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Amenardis 1ère

lundi 19 avril 2021, par ljallamion

Amenardis 1ère

Divine adoratrice d’Amon de 740 à 720/700 av. jc sous la XXVème dynastie

Fille de Kachta et Pabatjma . Elle est nommée par son frère, le roi Piânkhy. Sa nomination marque le début de la domination kouchite [1] sur la Haute-Égypte [2]. Sa chapelle mortuaire est située dans le temple de Médinet Habou [3] où elle est enterrée.

Sa tombe a été retrouvée dans l’enceinte du grand temple de Médinet Habou sur la rive occidentale de Thèbes [4], parmi une nécropole princière des divines adoratrices d’Amon [5]. Il était en effet coutume à la Basse Époque [6] d’installer les nécropoles princières et royales dans l’enceinte des temples des grandes cités du pays, comme à Tanis [7] ou Saïs [8]. Ces tombes creusées dans le sol étaient surmontées d’une chapelle funéraire permettant d’assurer le culte du défunt.

P.-S.

Source : Cet article est partiellement ou en totalité issu du texte de Working Group for Planetary System Nomenclature, Gazetteer of Planetary Nomenclature 1994, Washington, International Astronomical Union, United States Government Printing Office, 1995

Notes

[1] Le royaume de Koush est l’appellation que les Égyptiens antiques donnèrent au royaume qui s’établit au sud de leur pays dès l’Ancien Empire égyptien. Ce royaume eut une longévité peu commune et trouve ses origines dans les cultures néolithiques qui se développèrent dans le couloir nilotique du Soudan actuel et de la Nubie égyptienne.

[2] L’Égypte se définit essentiellement par rapport au Nil. La Basse Égypte est donc « basse » par référence au sens de l’écoulement du fleuve (du sud, plus haut, vers le nord, en aval) et donc à son altitude. Son relief est également peu accusé. C’est la partie la plus au nord de l’Égypte, depuis la Méditerranée, avec le delta du Nil, jusqu’à la région du Fayoum avec Le Caire.

[3] Médinet Habou, est une cité proche de Thèbes en Égypte, sur la rive ouest du Nil, en face de la cité moderne de Louxor et de son ancien temple dédié à Amon-Min. Aujourd’hui, on la connaît surtout pour le temple des millions d’années de Ramsès III qui fut bâti à proximité d’un temple d’Amon de Djemé, connu aujourd’hui sous le nom de petit temple. C’est ce temple qui donna son nom au site.

[4] Thèbes (aujourd’hui Louxor) est le nom grec de la ville d’Égypte antique Ouaset (« Le sceptre » ou « La Puissante »), appartenant au quatrième nome de Haute Égypte. D’abord obscure capitale de province, elle prend une importance nationale à partir de la XIème dynastie. Elle est en effet la ville d’origine des dynastes de la famille des Antef, qui fondent la XIème dynastie avec Montouhotep 1er et Montouhotep II, liquidateurs de la Première Période Intermédiaire et rassembleurs des Deux Terres, c’est-à-dire de la Haute Égypte et de la Basse Égypte.

[5] Le titre de Divine adoratrice puis d’Épouse du dieu, ou Main du Dieu, fut successivement porté par des catégories totalement différentes de femmes égyptiennes. Il désigne des prêtresses consacrées au service d’Amon, tout comme d’autres divines adoratrices sont attachées à la déesse Hathor ou placées au service d’Atoum, de Min et de Sobek. Il semble qu’en leur qualité de « Main du dieu » elles aient pour rôle d’éveiller la pulsion sexuelle du dieu créateur. Les épouses du dieu sont des dames du plus haut rang, membres de la famille royale.

[6] La Basse époque est une période de l’histoire de l’Égypte antique allant des environs de 664 à 332 av. jc. Elle débute par la réunification du pays par un roi originaire de Saïs, Psammétique 1er, après que les Assyriens aient chassé d’Égypte la XXVème dynastie, et pillé Thèbes. Elle se termine par la conquête de l’Égypte par Alexandre le Grand. On y trouve les 6 dernières dynasties décrites par Manéthon, qui est lui-même un contemporain des premiers Ptolémées.

[7] Tanis est le nom grec de l’antique Djanet (Djâni en copte), un important site archéologique au nord-est de l’Égypte sur la branche tanitique du Nil. La ville fut longtemps considérée comme la capitale de Ramsès II, il n’en est rien, même si certaines traces le laissent paraître notamment au vu des innombrables blocs inscrits aux noms du célèbre pharaon. Elle est surtout connue pour les trésors funéraires issus de la nécropole royale des rois tanites de la 21ème dynastie, comme les tombes de Psousennès 1er, d’Aménémopé, du général Oundjebaoundjed, ainsi que le sarcophage intact de Sheshonq II pharaon de la 22ème dynastie.

[8] Saïs se situait sur la branche canopique du Nil dans le delta occidental. Elle est identifiée de nos jours au site du village de Sa el-Hagar (ou Sah el-Haggar), à l’Ouest de Samannud. Elle fut la capitale du cinquième nome de Basse Égypte