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Azzolino della Ciaja ou Azzolino Bernardino della Ciaja

lundi 1er mars 2021, par ljallamion

Azzolino della Ciaja ou Azzolino Bernardino della Ciaja (1671-1755)

Organiste-Claveciniste et compositeur italien

Né à Sienne [1], Azzolino était issu d’une famille aisée, membre de l’Ordre des Chevaliers de Saint Etienne [2]. Il reçut sa formation musicale au sein de cet ordre, pour lequel il travailla ensuite comme musicien.

On ne connaît pas tous les détails de sa vie. On sait qu’il a vécu à Pise [3] de 1704 à 1713, période pendant laquelle il a entretenu des liens avec la ville de Florence [4] en participant à la composition collective de plusieurs oratorios [5] : en 1703 son nom figure parmi ceux des 14 auteurs de l’oratorio Les Triomphes de Josué , et vers 1710 il a participé à la composition d’un autre oratorio, “Josué Gabaon”. Après 1713, on le retrouve à Rome jusqu’en 1730, puis il est à nouveau à Pise, où il mourut.

Il était expert en facture d’orgue [6], instrument pour lequel il a écrit quelques pièces. À Pise, il a travaillé à la construction d’un orgue à 4 claviers et plus de 60 registres.

Sa contribution au répertoire du clavecin le place au tout premier rang en matière d’originalité. 6 sonates publiées à Rome en 1727 se signalent par une modernité d’écriture qui surpasse encore celle de Domenico Scarlatti .

Elles sont constituées de 4 mouvements, dont les 2 premiers sont toujours une toccata [7] et une canzone [8], suivies de pièces diverses et de coupe binaire.

Il utilise tous les procédés d’écriture possibles, allant d’un contrepoint [9] strict et classique à la fantaisie la plus débridée, multipliant les traits de virtuosité, les syncopes, les ruptures rythmiques, les audaces harmoniques avec de multiples chromatismes et dissonances, et des modulations inattendues. Il écrit un des tout premiers glissandos [10] de l’histoire de la musique baroque.

P.-S.

Source : Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia Azzolino della Ciaja/ Portail du xviiie siècle/ Portail du clavecin/ Portail de l’orgue/ Portail de l’Italie/ Catégories : Compositeur italien du XVIIIe siècle/ Organiste classique italien/ Claveciniste (compositeur)

Notes

[1] Sienne se situe au centre d’une zone collinaire, entre les vallons de l’Arbia au sud, de la Merse au sud-ouest et de l’Elsa au nord, avec les collines du Chianti au nord-est, la Montagnola à l’ouest et les Crete Senesi au sud-est. La place en « coquillage » est le point d’intersection des trois collines qui forment Sienne.

[2] L’ordre sacré et militaire de Saint-Étienne, pape et martyr est un ordre religieux chevaleresque d’origine pontificale (Bulle His quae du 1er février 1562 de Pie IV), avec une double personnalité juridique, qui est canonique (actuellement « Associazione pubblica di fedeli di fondazione pontificia ») et civile. Il est décerné par la maison grand-ducale de Toscane, tout comme l’ordre de Saint-Joseph et l’ordre du mérite civil et militaire

[3] Pise est une ville italienne chef-lieu de la province de même nom en Toscane. Elle est célèbre dans le monde principalement pour sa tour penchée. Elle est traversée par le fleuve Arno et située sur la via Aurelia.

[4] Florence est la huitième ville d’Italie par sa population, capitale de la région de Toscane et siège de la ville métropolitaine de Florence. Berceau de la Renaissance en Italie, capitale du royaume d’Italie entre 1865 et 1870

[5] Un oratorio est une œuvre lyrique dramatique représentée sans mise en scène, ni costumes, ni décors. Il peut toutefois y avoir une mise en espace. La partition est généralement composée pour voix solistes, chœur (tout aussi bien que chœur et voix solistes) avec orchestre, avec parfois un narrateur. Son sujet est le plus souvent religieux (épisode extrait de la Bible ou des Évangiles, de la vie du Christ ou d’un saint… ). Il peut être aussi profane (héros mythologique, sujet historique, hymne à la nature…). Formellement assez proche de la cantate et de l’opéra, l’oratorio comprend généralement une ouverture, des récitatifs, des airs et des chœurs.

[6] Un facteur d’orgue est un artisan (ou une entreprise artisanale) spécialisé dans la fabrication et l’entretien d’orgues complets et des nombreuses pièces entrant dans leur construction.

[7] La toccata est, dans la musique baroque, une composition de forme libre pour les instruments à clavier orgue, clavecin ou piano. Elle est caractérisée par ses figures brillantes, sa virtuosité et son énergie rythmique, avec des sections imitatives ou plus lentes. À l’origine, il s’agit d’une courte improvisation, ou d’un prélude impromptu, destinée à prendre contact avec un instrument. Elle est jouée isolément, soit dans un contexte religieux (au début d’un office), soit dans un contexte profane, lors d’un concert. Si la cantate (de l’italien : cantare) est une pièce à chanter, la sonate (de l’italien : sonare) une pièce à « sonner », la toccata est une pièce à « toucher », devenue progressivement une démonstration de la dextérité de l’interprète, à même de faire apprécier les qualités de l’instrument.

[8] Une canzone ou canzona désigne une composition musicale polyphonique de structure strophique qui s’est diversifiée selon deux genres (vocal, puis instrumental à partir du 16ème siècle) et diverses formes suivant l’époque. L’apogée du genre instrumental se situe en Italie entre le 16ème et le milieu du 17ème siècle. Le terme peut s’appliquer à des contenus très différents, pas nécessairement à une pièce vocale, mais ayant toujours un caractère mélodique, qui rappelle l’art vocal.

[9] En musique, le contrepoint est une forme d’écriture musicale qui trouve ses origines avec la polyphonie née au Moyen Âge et qui consiste en la superposition organisée de lignes mélodiques distinctes. Le contrepoint est particulièrement utilisé pendant la Renaissance jusqu’à l’époque baroque. Des compositeurs comme Palestrina, William Byrd, ou encore Georg Friedrich Haendel, mais surtout Jean-Sébastien Bach ont fait connaître ses heures de gloire à l’art du contrepoint.

[10] Le glissando est en quelque sorte le port de voix des instruments à sons fixes tels que : claviers, harpe, xylophone, vibraphone, etc. Il est représenté par un trait oblique reliant les notes extrêmes du mouvement mélodique à exécuter. Selon l’instrument concerné, ce mouvement mélodique peut être diatonique ou chromatique. Ici encore, le changement progressif de fréquence se fait ordinairement avant l’attaque du deuxième son.