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Anne (mère de Marie) dite Sainte Anne

vendredi 12 février 2021, par ljallamion

Anne (mère de Marie) dite Sainte Anne (vers 55 av. jc- ?

Mère de la Vierge Marie dans la tradition catholique ainsi que dans la tradition musulmane sous le nom de Hannah. Aucun texte du Nouveau Testament [1] ne mentionne la figure d’Anne.   Des récits concernant la mère de la Vierge Marie, et donc la grand-mère maternelle de Jésus-Christ, apparaissent pour la première fois dans le protévangile de Jacques [2], apocryphe [3] de la deuxième moitié du 2ème siècle, et, partiellement tiré de lui, dans le Pseudo-Matthieu [4] plus tardif. Ces apocryphes et des traditions de la Sainte Parenté collectées dans la Patrologia Graeca [5] racontent que ses parents, Akar ( [6]) et Émérencie , sont de la tribu de Lévi [7]. Akar possède des terres à Bethléem [8] et Jérusalem [9]. Avec sa femme, ils donnent naissance à Isménie vers 63 av. jc et à Anne vers 55 av. jc. C’est à cette époque que la famille s’installe à Hébron [10] où Isménie se marie et devient la mère de sainte Élisabeth. Quand Anne a 9 ans, ses parents déménagent à Jérusalem où Akar a des responsabilités au Temple.

Selon une tradition chrétienne orientale, la crypte de l’église Sainte-Anne de Jérusalem [11] serait située sur le lieu de la maison d’Akar et dans laquelle serait née Marie

P.-S.

Source : Cet article est partiellement ou en totalité issu du texte de Guy Barruol, Provence romane 2, La Pierre-qui-Vire, Zodiaque, coll. « La Nuit des Temps » (no 46), 2000 (ISBN 2-736-90140-1)

Notes

[1] Le Nouveau Testament est l’ensemble des écrits relatifs à la vie de Jésus et à l’enseignement de ses premiers disciples qui ont été reconnus comme « canoniques » par les autorités chrétiennes au terme d’un processus de plusieurs siècles. La liste des textes retenus par l’Église pour former le Nouveau Testament a été fixée en 363 lors du Concile de Laodicée ; cependant, elle ne comprenait pas encore le texte de l’Apocalypse.

[2] Le Protévangile de Jacques, intitulé à l’origine Nativité de Marie. Révélation de Jacques ou Évangile de Jacques, est un apocryphe pseudépigraphique du type « évangile de l’enfance » datant de la seconde moitié du 2ème siècle placé sous l’autorité d’un disciple de Jésus nommé Jacques le Juste.

[3] Se dit d’un texte qui n’est pas authentique ; faux : Testament apocryphe.

[4] L’Évangile du Pseudo-Matthieu, appelé aussi Livre de la naissance de la bienheureuse Vierge Marie et de l’enfance du Sauveur, est un écrit apocryphe chrétien écrit entre 600 et 625. Il traite de la naissance et de l’enfance de Marie, puis de la naissance de Jésus et de la fuite en Égypte. Il fait partie des nombreux récits de l’enfance du Christ qui existent depuis le 2ème siècle, et s’inspire du Protévangile de Jacques. Il a connu différents remaniements, dont le Livre de la nativité de Marie et la Compilation.

[5] La Patrologia Graeca ou Patrologia Graeco-Latina (plus exactement Patrologiae Cursus Completus, Series Graeca) est une collection majeure de textes antiques et médiévaux en langue grecque (avec traduction latine) contenant les écrits des Pères de l’Église et d’autres auteurs ecclésiastiques, publiée par Jacques Paul Migne entre 1857 et 1866. Bien qu’il s’agisse uniquement de réimpressions (souvent fautives) d’éditions anciennes et de ce fait à utiliser avec précaution, les séries publiées par Migne sont toujours consultées par les chercheurs du fait de leur accessibilité (elles contiennent de nombreux textes qui n’ont pas fait l’objet d’éditions modernes).

[6] Isachar dans le Pseudo-Matthieu, Stolanus dans des traditions byzantines

[7] La tribu de Lévi est une des 12 tribus d’Israël. Cette tribu relève du patriarcat de Lévi qui est le 3ème fils de Jacob, fils d’Isaac, lui-même fils d’Abraham. Sa mère se nomme Léa (Léah), fille de Laban.

[8] Bethléem est une ville située en Cisjordanie, une région de Palestine, à environ 10 km au sud de Jérusalem, qui compte essentiellement des Palestiniens musulmans. La ville compte une petite communauté de chrétiens palestiniens, une des plus anciennes communautés chrétiennes au monde. Son agglomération s’étend aux villes de Beit Jala et Beit Sahour. La ville est un important centre religieux. La tradition juive, qui l’appelle aussi Éphrata, en fait le lieu de naissance et de couronnement du roi d’Israël David. Elle est considérée par les chrétiens comme le lieu de naissance de Jésus de Nazareth. C’est un lieu de pèlerinage qui génère une activité économique importante à la période de Noël. La ville est également le siège d’un lieu saint du judaïsme, le tombeau de Rachel, situé à l’entrée de la ville.

[9] À la suite de dissensions intestines, les Hasmonéens demandent l’arbitrage des Romains, et en 63 av. jc, les troupes de Pompée pénètrent dans la ville, rapidement placée sous « protectorat » romain. Formellement, le royaume de Judée reste à l’Hasmonéen Hyrcan II qui n’a que le titre d’ethnarque mais qui peut faire reconstruire les murailles de Jérusalem, mais son conseiller Antipater l’Iduméen exerce le pouvoir et son fils, Hérode le Grand peut s’emparer de la royauté en 37 av. jc après un nouveau siège de Jérusalem. Profitant du rare état de prospérité que connaît son royaume quand il en prend le contrôle et de ses revenus considérables, il embellit la ville et s’y construit un palais. Il développe considérablement l’adduction en eau de la ville et fait construire citernes, fontaines et piscines. Surtout, il rénove le Temple et double la superficie de son esplanade, travaux dont le mur occidental constitue un des vestiges. La forteresse Antonia, accolée au temple, abrite la garnison romaine. C’est là que débute la narration du Nouveau Testament de la Bible chrétienne.

[10] Hébron, est une ville palestinienne de Cisjordanie, dans la région des monts de Judée, au sud de Jérusalem. Cette ville est une des plus anciennes cités du Proche-Orient encore habitée. Hébron est considérée comme une ville sainte par les trois grands monothéismes, depuis l’acquisition par Abraham d’une grotte où est bâti actuellement le Tombeau des Patriarches.

[11] L’église Sainte-Anne de Jérusalem est une église catholique de Jérusalem-est, située dans la vieille ville. Elle fait partie du domaine national français en Terre Sainte, tout comme le Tombeau des Rois, l’église du Pater Noster (dite aussi Eleona) sur le mont des Oliviers et l’abbaye Sainte-Marie de la Résurrection d’Abu Gosh. Elle est administrée par les Pères blancs. Selon une tradition chrétienne orientale, la crypte est située sur le lieu de la maison d’Anne et Joachim, les parents de la Vierge Marie à Jérusalem, dans laquelle elle serait née. Une église byzantine y a été construite du temps de l’impératrice Eudocie, dédiée à la Vierge Marie. Elle a été détruite par l’invasion perse de 614, puis reconstruite et de nouveau détruite en 1009 par Al-Hakim. L’église actuelle, de style roman, a été construite par les croisés en 1140 et a tout de suite été dédiée à sainte Anne.