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Cécile de Rome ou sainte Aziliz

vendredi 13 novembre 2020, par ljallamion

 Cécile de Rome ou sainte Aziliz

Elle aurait vécu à Rome, aux premiers temps du christianisme. Sa légende en fait une vierge qui, mariée de force, participa à la conversion de son mari et l’amena à respecter son vœu de virginité.

Elle vécut en Sicile. Entre 176 et 180, sous l’empereur Marc Aurèle, elle fut condamnée au martyre, après avoir converti de nombreuses personnes, dont son mari.

Un passage de sa légende affirme qu’allant au martyre elle entendit une musique céleste. Cette anecdote en fera la patronne des musiciens, des luthiers et des autres fabricants d’instruments de musique. On la représente avec une couronne de fleurs, symbole de virginité, un plant de lys, un instrument de musique et une épée. Elle est souvent enturbannée et richement habillée, signes d’une origine patricienne.

Sa dépouille fut retrouvée en 821 dans les catacombes de Saint Calixte [1] puis transférée au quartier de Trastevere [2], où une basilique fut construite pour l’accueillir. Lors des fouilles de 1599, le corps fut exhumé et l’on s’émerveilla de le trouver intact et dans sa position d’origine. Cet évènement contribua à renforcer l’intérêt pour l’Église primitive, qui imprégnait certains milieux ecclésiastiques et intellectuels de l’époque.

P.-S.

Source : Cet article est partiellement ou en totalité issu du texte de Albert Pomme de Mirimonde. Sainte-Cécile : métamorphoses d’un thème musical. Genève : Minkoff, 1974

Notes

[1] La catacombe de Saint-Calixte se trouve parmi les plus grandes et les plus importantes de Rome. Elle est située sur la droite de la voie Appienne, après la petite église Santa Maria in Palmis. Plus de cinq cents mille chrétiens sont enterrés sous terre dont des dizaines de martyrs et seize pontifes

[2] Le Trastevere, est l’un des rioni de Rome, le seul du Municipio I (Centro storico ou « centre historique ») qui soit situé sur la rive droite du Tibre.