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Dorothée de Danemark (1520-1580)

jeudi 24 septembre 2020, par ljallamion

Dorothée de Danemark (1520-1580)

Princesse de l’Union de Kalmar devenue par son mariage électrice consort palatine

Fille du roi Christian II de Danemark et de la reine Isabelle d’Autriche et nièce de Charles Quint.   Le roi Christian ayant été chassé de son trône en 1523, la famille royale se réfugie en Flandres [1], pays d’origine de la reine Isabelle. Celle-ci meurt en 1526 à l’âge de 25 ans. Le roi Christian est alors en résidence surveillée au Danemark après une tentative malheureuse pour reprendre sa couronne.   La princesse Dorothée, son frère le prince héritier Jean de Danemark et sa sœur Christine de Danemark sont élevés dans les Flandres par leur grand-tante Marguerite d’Autriche puis à la mort de celle-ci en 1530 par leur tante Marie de Hongrie. Ces deux princesses étant nommées régente des Pays-Bas par leur neveu et frère, l’empereur Charles Quint.   Le 29 septembre 1535, elle épouse à Heidelberg [2] Frédéric II, électeur du Palatinat [3], le plus important des souverains allemands après l’empereur. Le promis à 53 ans et elle 15. Leur union qui durera plus de 20 ans restera sans postérité. L’électeur meurt en 1556 laissant le trône à son neveu Othon-Henri qui s’est converti à la Réforme.

P.-S.

Source : Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en anglais intitulé « Dorothea of Denmark,

Notes

[1] Le comté de Flandre a été un pagus carolingien, puis l’une des principautés du royaume de France, particulièrement impliquée dans les conflits franco-anglais, aux frontières et à l’influence durement disputées depuis sa création au 9ème siècle jusqu’en 1384, date de la mort du comte Louis de Male. Le comté, possédé par la Maison de Flandre de 863 jusqu’à la mort de la dernière comtesse, Marguerite de Constantinople, en 1280, puis par la Maison de Dampierre-Flandre, puis devenu l’une des possessions de la Maison capétienne de Bourgogne en 1385, devint alors l’un des principaux centres des États bourguignons. Après la Guerre de succession de Bourgogne il fut ensuite progressivement intégré aux Pays-Bas bourguignons et fut finalement détaché du royaume de France par le Traité de Madrid en 1526 en faveur des Habsbourg d’Espagne. Louis XIV en reconquit une partie sur les Espagnols. Le comté cessa d’exister en 1795 après la conquête des Pays-Bas autrichiens par les Français. Le territoire de ce comté correspond approximativement aux provinces belges actuelles de Flandre-Occidentale et de Flandre-Orientale, à l’ouest de la province de Hainaut (arrondissements de Tournai et Mouscron), plus la partie de la province d’Anvers située à l’ouest de l’Escaut, la Flandre zélandaise et la région historique de Flandre française (région de Lille, Dunkerque, Hazebrouck, Douai,…).

[2] Heidelberg est une ville située sur les deux rives du Neckar, dans le Land de Bade-Wurtemberg au sud-ouest de l’Allemagne. Heidelberg a été l’un des foyers de la réforme protestante et a accueilli Martin Luther en 1518. La ville est l’ancienne résidence du comte palatin, l’un des sept princes électeurs du Saint Empire romain germanique. Elle a été en partie détruite par l’armée française de Louis XIV lors de la dévastation du Palatinat en 1689 (guerre de la Ligue d’Augsbourg) et son célèbre château fut dévasté à cette époque.

[3] Le palatinat du Rhin, ou encore en forme longue le comté palatin du Rhin , était un État du Saint-Empire romain qui joue un rôle majeur dans l’histoire de l’Allemagne. Issu des droits souverains des comtes palatins de Lotharingie vers 1085, il fut élevé à l’électorat palatin lors de la Bulle d’or promulguée par l’empereur Charles IV en 1356 confirmant les comtes palatins du Rhin de la maison de Wittelsbach au statut des princes-électeurs – l’une des sept principautés du Saint-Empire investies d’une fonction élective au trône impérial.