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Charles-François de Vintimille du Luc ou Charles François de Vintimille

dimanche 10 mai 2020, par ljallamion

Charles-François de Vintimille du Luc ou Charles François de Vintimille (1653-1740)

Marquis des Arcs, de La Marthe, de Vins, de Savigny-Comte du Luc-Militaire et diplomate français des 17 et 18ème siècles

Issu de la Maison de Vintimille [1], une grande famille de Provence, il est le fils aîné de François de Vintimille, seigneur du Luc [2], et d’Anne de Forbin.

Jeune mousquetaire [3], il perd un bras à la bataille de la Peene [4] en 1677 et passe dans la Marine royale comme capitaine des galères.

En 1699, il conduisit en grande pompe à Civitavecchia [5], avec 4 galères, le Prince de Monaco Lodovico Grimaldi dit Louis 1er de Monaco, ambassadeur du Roi auprès du Pape.

Conseiller d’État d’épée, il est nommé gouverneur de Porquerolles [6] en 1712 en remplacement de l’abbé de Sainte-Croix.

Il est ambassadeur en Suisse de 1708 à 1715 et assiste au traité de Baden [7] en 1714, puis il sera ambassadeur auprès du Saint Empire romain germanique de janvier 1715 à 1717. Il est fait chevalier de l’ordre du Saint-esprit [8] le 7 juin 1724.

Il accueille et protège dans l’exil le poète Jean-Baptiste Rousseau, qui lui dédie une de ses plus belles odes.

Il hérite en 1732 de son oncle le marquis de Vins le château de Savigny-sur-Orge [9]. C’est là qu’il meurt le 19 juillet 1740 en laissant une bibliothèque remarquable par la richesse de la reliure des livres qui la composaient.

Il est inhumé dans l’église Saint-Martin de Savigny.

P.-S.

Source : Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia Charles-François de Vintimille du Luc/ Portail de la politique française/ Catégories : Maison de Vintimille¨Ambassadeur français

Notes

[1] La maison de Vintimille est une famille de la noblesse italienne. Certains historiens font remonter l’origine de la maison de Vintimille à Bérenger II, marquis d’Ivrée, roi d’Italie en 950, sans preuves, en rattachant les comtes de Vintimille à Conrad Cono, marquis d’Ivrée et sa femme Richilde, fille d’Ardoin le Chauve. Cette famille se partage en un grand nombre de branches : une des plus célèbres est celle des comtes de Tende qui portaient le nom de Lascaris de Vintimille, par suite du mariage de Guillaume-Pierre, comte de Vintimille, avec Eudoxie Lascaris, fille de Théodore II Lascaris. Les autres branches les plus connues sont celles des marquis du Luc et des barons d’Ollioules.

[2] Le Luc est une commune française située dans le département du Var. Seigneurie des Lascaris-Vintimille, érigée en marquisat par lettres patentes de novembre 1688, pour François-Charles de Vintimille (Charles-François de Vintimille du Luc), capitaine de galère. Le Luc est à l’époque de l’édit de Nantes, une des trois résidences des protestants en Provence.

[3] Le mousquetaire est un fantassin armé d’un mousquet. Le corps des mousquetaires de la maison militaire du roi de France est créé en 1622 lorsque Louis XIII dote de mousquets, arme plus puissante que l’arquebuse, une compagnie de chevau-légers de la Garde, créée par Henri IV. Elle est connue sous le nom de Compagnie des Mousquetaires du Roi. De 1622 à 1629, les mousquetaires dépendent du capitaine-lieutenant des chevau-légers. Le premier occupant du poste en 1622 est Jean de Bérard de Montalet. En 1634, le roi le fait capitaine-lieutenant de la compagnie des mousquetaires, le titre de capitaine revenant à Louis XIII. Le commandement effectif est assuré par Jean-Armand du Peyrer, comte de Tréville. Ce corps est nommé d’abord Compagnie de Mousquetons du Roi, puis des Mousquetaires du Roi. Les mousquetaires sont recrutés uniquement parmi les gentilshommes ayant déjà servi dans les Gardes. L’accès aux mousquetaires, corps d’élite et de parade, proche du roi, représente une promotion. En quittant ses rangs, on est nommé enseigne ou lieutenant dans les Gardes ou officier dans les régiments. En l’absence d’école militaire, le passage sous les yeux du souverain permet de vérifier la compétence et la fidélité de chaque homme. Les mousquetaires sont d’abord des combattants à cheval, puis indifféremment à pied ou à cheval. Ils forment la garde habituelle du roi à l’extérieur, la garde à l’intérieur des appartements royaux étant assurée par les gardes du corps et des gardes suisses.

[4] La bataille de la Peene, appelée aussi troisième bataille de Cassel, est un épisode majeur des guerres de Hollande (1672-1678). Cette bataille opposa l’armée française aux troupes coalisées des Provinces-Unies, de l’Espagne et de l’Angleterre. Elle a été livrée les 10 et 11 avril 1677 entre Noordpeene et Zuytpeene, deux villages situés sur la rive droite de la rivière Peene Becque, en Flandre, entre Cassel et Saint-Omer, l’enjeu étant la prise de cette dernière ville. La Maison de la Bataille de la Peene relate cet évènement.

[5] Civitavecchia est une ville italienne de la région du Latium, située dans la ville métropolitaine de Rome Capitale entre la mer Tyrrhénienne et les monts de la Tolfa. C’est un port maritime qui dessert notamment la Sardaigne et la Corse.

[6] L’île de Porquerolles est la plus grande et la plus occidentale des trois îles d’Hyères avec ses 12,54 km² de superficie. Elle se situe à 2,6 km au sud-est de la Tour Fondue, l’extrémité sud de la presqu’île de Giens, et à 9,6 km à l’ouest de l’île de Port-Cros. Elle forme un arc orienté est-ouest, aux bords découpés, de 7,5 km de long sur 3 km de large. Son pourtour est d’une trentaine de kilomètres. L’île culmine au sémaphore à 142 m.

[7] Le traité de Baden est le traité qui mit fin aux hostilités entre le royaume de France et le Saint Empire romain germanique qui étaient en guerre depuis la guerre de Succession d’Espagne. Il fut signé le 7 septembre 1714 à Baden en Suisse et complétait les traités d’Utrecht (1713) et le traité de Rastatt (6 mars 1714) par lequel l’empereur Charles VI acceptait le traité d’Utrecht au nom de la monarchie des Habsbourg. Les signataires du traité de Baden convinrent des termes formels de paix qui manquaient jusqu’alors, ce qui mit fin au dernier des nombreux conflits suscités par la guerre de succession d’Espagne. Le traité donnait à l’Autriche les Pays-Bas méridionaux et les territoires espagnols en Italie à savoir Naples (mais pas la Sicile), Milan, Mantoue et la Sardaigne. Il permettait à la France de conserver l’Alsace et donnait la rive droite du Rhin (Brisgau) à l’Autriche. Les princes électeurs de Bavière et Cologne étaient réinstallés dans leurs territoires et possessions. L’empereur Charles VI gardait le titre de roi d’Espagne et la succession espagnole -qui n’avait en fait aucune valeur puisque le pouvoir en Espagne était entièrement détenu par le roi Philippe V d’Espagne.

[8] L’ordre des Hospitaliers du Saint-Esprit ou ordre du Saint Esprit de Montpellier (ou encore « ordre du Saint Esprit in Sassia » en Italie, « Ordo sancti Spiritus » en latin), a été fondé à Montpellier vers 1180 par Guy de Montpellier dans le but d’aider « tous les déshérités de la vie ». L’ordre, reconnu officiellement par le pape Innocent III le 23 avril 1198, a connu son apogée au 15ème siècle (avec mille hôpitaux à travers l’Europe) puis disparut presque totalement au 18ème siècle pour ne subsister aujourd’hui principalement qu’en Espagne et en Pologne.

[9] Savigny-sur-Orge est une commune française dans le département de l’Essonne. Domaine seigneurial et monacal dès le Moyen Âge, Savigny-sur-Orge construit autour du château occupé par d’illustres familles. Au 18ème siècle, Marie-Nicolas Pigeon, avocat au Parlement de Paris fait construire le domaine de Courte-rente. Entre 1635 et 1797, le domaine de Grand Vaux passe entre différentes mains. Lors de l’époque révolutionnaire, Pierre Vigier achète le domaine en 1797 et l’agrandit jusqu’à sa mort en 1817, le parc couvrant alors cent hectares. Savigny se développa dès l’arrivée du chemin de fer à la fin du 19ème siècle.