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Mastanabal

dimanche 22 mars 2020, par ljallamion (Date de rédaction antérieure : 22 juillet 2011).

Mastanabal (mort vers 140 av. jc)

Roi de Numidie

Plus jeune fils légitime de Massinissa, bien versé dans la littérature grecque, il apprit le droit. Sportif dans sa jeunesse, on dit qu’il participa aux courses de char aux jeux de Panathénaïque [1].

Selon le général romain Scipion Émilien, après la mort de son père en 148 av. jc, il reçut l’autorité sur les affaires juridiques de la Numidie [2], et devint patron héréditaire de la maison royale, à qui Masinissa avait donné l’autorité pour administrer son domaine.

Alors que son frère aîné Gulussa partit avec une division de cavalerie pour joindre les forces romaines qui combattaient Carthage [3] pendant la 3ème guerre punique [4], il restait en Numidie avec son frère Micipsa.

Un des fils de Mastanabal, Jugurtha, fut plus tard adopté par Micipsa et devint ainsi le cohéritier avec ses propres enfants légitimes. Son autre fils Gauda issu d’un second mariage a été fait héritier subsidiaire.

P.-S.

Source : Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia Mastanabal/ Portail de l’Algérie/ Catégories : Roi berbère/ Numidie

Notes

[1] Les Panathénées étaient des festivités religieuses et sociales de la cité d’Athènes. La fête annuelle des Panathénées avait lieu du 23 au 30 du mois d’hécatombéon, premier mois de l’année attique, équivalent à la deuxième moitié de notre mois de juillet actuel. Selon la tradition, elle est fondée par le roi mythique Érichthonios en l’honneur d’Athéna Polias, Thésée lui donnant son nom de « Panathénée » lors du synœcisme. Tous les 4 ans se tenaient également les Grandes Panathénées, qui comprenaient des jeux Panathénaïques et qui étaient de 3 ou 4 jours plus longs. Ces jeux étaient les plus prestigieux pour les citoyens d’Athènes mais ils n’étaient pas aussi importants que les jeux olympiques (JO) ou les autres jeux panhelléniques.

[2] La Numidie est d’abord un ancien royaume berbère, qui alterna ensuite entre le statut de province et d’état vassal de l’Empire romain. Elle est située sur la bordure nord de l’Algérie moderne, bordé par la province romaine de Maurétanie, de nos jours l’Algérie et le Maroc, à l’ouest, la province romaine d’Afrique, la Tunisie, à l’est, la mer Méditerranée vers le nord , et le désert du Sahara vers le sud. Ses habitants étaient les Numides.

[3] Carthage est une ville tunisienne située au nord-est de la capitale Tunis. L’ancienne cité punique, détruite puis reconstruite par les Romains qui en font la capitale de la province d’Afrique proconsulaire, est aujourd’hui l’une des municipalités les plus huppées du Grand Tunis, résidence officielle du président de la République, regroupant de nombreuses résidences d’ambassadeurs ou de richissimes fortunes tunisiennes et expatriées. La ville possède encore de nombreux sites archéologiques, romains pour la plupart avec quelques éléments puniques,

[4] La troisième guerre punique est la dernière phase d’un conflit connu sous le nom de guerres puniques et qui oppose pendant plus d’un siècle Rome et Carthage. Les deux premières guerres (264-241 av. jc. et 218-202 av. jc) aboutissent à la perte de la plupart des possessions de Carthage, qui se limite depuis au nord de l’Afrique au début du 2ème siècle av. jc. En dépit de ce repli, la cité punique connaît une nouvelle phase d’expansion économique durant le dernier demi-siècle de son existence, croissance qui provoque à Rome la crainte d’un réarmement, même si les raisons du conflit sont plus complexes et discutées par les historiens. La croissance de l’État numide de Massinissa, qui se construit en partie aux dépens de Carthage, change également la donne : le jeu d’alliance entre cet État et Rome a pu entraîner Carthage, vaincue en 202, à se défendre et à violer de fait l’une des clauses du traité, donnant ainsi aux Romains le casus belli qu’ils attendaient. Le conflit se solde, à l’issue d’une courte campagne et d’un long siège qui dure de 149 à 146 av. jc, par l’anéantissement de la cité punique, qui est rasée. En dépit des destructions matérielles, la civilisation carthaginoise ne disparaît pas pour autant et nombre de ses éléments sont intégrés à la civilisation de l’Afrique romaine.