Bienvenu sur mon site historique. Bon surf

L’histoire pour le plaisir

Charles de Dinan

mercredi 9 octobre 2019, par ljallamion

Charles de Dinan (mort en 1418)

Seigneur de Montafilant-Seigneur de Châteaubriant en 1383

Armes de Charles de Dinan, Seigneur de Chateaubriant.Fils de Rolland IV de Dinan [1] seigneur de Montafilant et de Jeanne de Craon [2], il fut le membre le plus illustre de ce rameau cadet de la maison de Dinan. Son activité s’étend sur plus de 60 ans.

Dès 1356 il fait partie des défenseurs de Rennes [3] assiégée par le duc de Lancastre [4]. Il est à la tête d’un corps de bataille lors de la Bataille d’Auray [5] où Il sauve la vie de Bertrand Du Guesclin.

En 1367 il contribue au paiement de la rançon du futur Connétable de France [6]. Bien que fidèle de la Maison de Blois [7], en 1379 il participe à la ligue des seigneurs bretons pour le rappel du duc Jean IV de Bretagne et il va l’accueillir à Saint-Malo lors de son retour d’Angleterre.

En 1381 il est témoin au Traité de Guérande [8] entre le France et le duc de Bretagne [9]. En 1386 Charles de Dinan intervint dans le duel judiciaire et le procès qui oppose son beau-frère Robert de Beaumanoir [10] et Pierre de Tournemine sire de la Hunaudaye [11]. On le trouve également comme arbitre dans le conflit entre le duc de Bretagne et Olivier de Clisson en 1391. Enfin il est l’ambassadeur du duc de Bretagne auprès du duc de Bourgogne [12] en 1408

En 1383 il avait hérité de la seigneurie de Châteaubriant [13] du droit de sa grand-mère Thomasse de Châteaubriant épouse de Rolland III de Dinan Montafilant

P.-S.

Source : Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Frédéric Morvan la Chevalerie de Bretagne et la formation de l’armée ducale 1260-1341 Presses Universitaires de Rennes, Rennes 2009, (ISBN 9782753508279) « Généalogie n°17 : les Dinan-Montafilant »

Notes

[1] Dinan est une commune française, sous-préfecture située dans le département des Côtes-d’Armor. C’est une ville du Poudouvre, pays traditionnel du nord-est de la Haute Bretagne. La ville de Dinan est fortifiée par une ceinture de remparts et était défendue par un imposant château. Point stratégique pour la circulation entre la Normandie et la côte nord de Bretagne, Dinan est construite principalement sur une colline. La cité domine de 75 m la Rance qui coule vers le nord pour se jeter dans la Manche entre Saint-Malo et Dinard. Dinan proposa longtemps le pont le plus au nord pour traverser la Rance et son large estuaire. En 1357, lors de la guerre de succession du duché de Bretagne, Bertrand Du Guesclin et son frère Olivier défendent avec succès la ville assiégée par les troupes anglaises et les Bretons fidèles à Jean de Montfort. Il affronte Thomas de Canterbury en combat singulier et en sort vainqueur. En 1364, après plusieurs tentatives infructueuses, le duc Jean IV parvient à reprendre le contrôle de la ville et y fait construire la Tour ducale. Les fortifications de la ville sont modernisées dans la deuxième moitié du 15ème siècle avec l’addition de plusieurs tours d’artillerie. Cela passe par la destruction de la partie des faubourgs située contre les murailles par l’incendie, afin de dégager un glacis. Le Château de Léhon, tout proche, est alors abandonné. Les canons n’ont jamais tiré : le gouverneur de la ville rend les clefs au représentant du roi de France après la bataille de Saint-Aubin-du-Cormier en 1488. Comme toutes les autres villes bretonnes, Dinan est définitivement rattachée au Royaume de France en août 1532.

[2] Craon est une commune française située dans le département de la Mayenne. Craon est située au sud-ouest de la Mayenne, à 30 km au sud-ouest de Laval, 20 km à l’ouest de Château-Gontier, 20 km au nord de Segré et 23 km au nord-est de Pouancé. Ce fut une redoutable forteresse médiévale composée de 27 tours et de 1 600 mètres de murailles, servant à garder la frontière angevine face à la Bretagne. Ce fut une ville marchande très importante (connue pour son fil de lin blanchi) dotée de halles fondées au 12ème siècle et réputées parmi les plus grandes de France. Craon qui fut le siège de la première baronnie d’Anjou était une force politique, judiciaire et religieuse importante, gérant une quarantaine de paroisses. Au Moyen Âge puis sous l’Ancien Régime, le fief de la baronnie angevine de Craon dépendait de la sénéchaussée principale d’Angers et du pays d’élection de Château-Gontier.

[3] Rennes est une commune de l’Ouest de la France, chef-lieu du département d’Ille-et-Vilaine. La ville voit son pouvoir politique s’accroître au Moyen Âge en devenant successivement forteresse des Marches de Bretagne puis capitale du duché de Bretagne. Sous l’Ancien Régime, l’union de la Bretagne à la France range progressivement Rennes au rang de grande ville provinciale. L’implantation du Parlement de Bretagne à Rennes au 16ème siècle puis du palais du Parlement de Bretagne au 17ème siècle a cependant permis à la Bretagne de conserver jusqu’à la Révolution française une certaine autonomie à l’égard du pouvoir royal de l’époque.

[4] Le titre de duc de Lancastre a été porté plusieurs fois au 14ème et au début du 15ème siècle. La première création du titre date du 6 mars 1351 pour Henry de Grosmont, comte de Lancastre, Leicester, Derby et Lincoln. Il était un arrière-petit-fils d’Henri III d’Angleterre, et ce titre s’éteint avec lui en 1361. Jean de Gand fut le deuxième à recevoir ce titre le 13 novembre 1362. Il était aussi comte de Lancastre, Richmond, Derby et Leicester. Il était le quatrième fils du roi Édouard III d’Angleterre, et avait épousé Blanche de Lancastre, la cinquième comtesse de Lancastre, fille de Henry de Grosmont. Quand il mourut, le 4 février 1399, le duché passa à son fils, Henri de Bolingbroke, 1er duc d’Hereford. Plus tard cette même année, ce dernier usurpa la couronne d’Angleterre du roi Richard II, et accéda au trône sous le nom d’Henri IV. Par conséquent, le duché fut rattaché à la couronne.

[5] La bataille d’Auray du 29 septembre 1364 est la dernière bataille de la guerre de Succession de Bretagne, guerre régionale qui s’inscrit dans la rivalité franco-anglaise de la guerre de Cent Ans. Elle oppose une armée anglo-bretonne aux ordres de Jean III de Montfort à une force franco bretonne soutenant le parti de Charles de Blois

[6] Tirant son nom de son origine de “comte de l’étable”, le connétable a, au Moyen Âge, la charge de l’écurie et de l’organisation des voyages du roi. Au 14ème siècle, sa fonction évolue vers le commandement de l’armée en temps de guerre et le conseil militaire du roi en temps de paix. Du Guesclin, Clisson, Bourbon… font partie des grands connétables de France. Supprimée en 1627, la charge de connétable est rétablie par Napoléon 1er en 1804 pour son frère Louis.

[7] Blois (prononcé [blwa] Écouter) est une commune française, chef-lieu du département de Loir-et-Cher. En 1171, Blois fut une des premières villes d’Europe à accuser ses juifs de crimes rituels à la suite de la disparition inexpliquée d’un enfant chrétien. Trente à trente-cinq juifs (sur une communauté d’environ 130 personnes) furent brûlés vifs le 26 mai 1171 près des fourches patibulaires. Cette accusation en entraîna d’autres à Pontoise, Joinville et Loches. Le martyr de Blois fit une impression considérable sur les contemporains. Blois fut au Moyen Âge le siège d’un comté dont la dynastie posséda également la Champagne avant de monter sur le trône de Navarre.

[8] Le second traité de Guérande est signé le 15 janvier 1381 et ratifié le 4 avril, semble-t-il par Guillaume du Val, chevalier, seigneur du Val, noble à Inzinzac. Le duc Jean IV de Bretagne recouvre ses biens, contre l’hommage prêté au roi de France, Charles VI, le versement d’une indemnité et le renvoi des conseillers anglais. La neutralité de la Bretagne est imposée.

[9] Le Duché de Bretagne est un duché féodal qui a existé de 939 à 1547. Son territoire, partie de celui de l’ancienne Armorique, correspond à la région Bretagne actuelle avec une grande partie du département de la Loire-Atlantique où se trouvent la ville de Nantes et l’ancien pays de Retz. Le duché s’est trouvé, au fil des siècles, dans les zones d’influence du duché de Normandie, du royaume de France et du royaume d’Angleterre. À plusieurs reprises, les ducs ont essayé de se détacher de ces influences. Succédant au royaume de Bretagne, le duché naît en 936, en plein cœur de l’occupation de la Bretagne par les troupes viking du chef Incon. Alain Barbetorte, petit-fils du dernier roi de Bretagne Alain 1er Le Grand, libère le pays du joug normand et devint alors le premier duc de Bretagne. Pendant près de trois siècles, du 10ème siècle au 12ème siècle, les grandes maisons comtales bretonnes (Nantes, Rennes, Cornouaille) se disputent ardemment le pays breton et finissent par posséder le duché les unes après les autres.

[10] La famille de Beaumanoir est une famille éteinte de la noblesse française, originaire de Bretagne. Elle était classée dans la noblesse d’extraction chevaleresque et tirait son nom d’un château édifié en 1212 en la paroisse d’Evran. Cette famille bretonne a pris possession de la baronnie de Lavardin au milieu du 15ème siècle et des châtellenies de Tucé (actuelle commune de Lavardin (Sarthe)) Villiers et Bouër et de la baronnie de Milesse (La Milesse) en 1529. La famille de Beaumanoir reçut un titre de marquis de Lavardin en 1601 et s’éteignit en 1711.

[11] Le château de la Hunaudaye, construit une première fois au 13ème siècle et reconstruit aux 15ème siècle et 16ème siècle, est situé sur le territoire de la commune française de Plédéliac, dans les Côtes-d’Armor, en Bretagne. Le but poursuivi avec l’édification de ce château était probablement de surveiller le Poudouvre (pays de Dinan) dont la frontière avec le Penthièvre (pays de Lamballe) était constituée par l’Arguenon, cours d’eau situé à deux kilomètres de là. Henri 1er d’Avaugour s’était en effet réfugié au Poudouvre et aurait pu envisager de récupérer ses terres.

[12] Le duché de Bourgogne est fondé en 880 à partir du royaume de Bourgogne, par les rois carolingiens Louis III et Carloman II et les membres princiers de leur famille qui se partagent l’Empire carolingien de Charlemagne dont ils ont hérité. Ils féodalisent tous les royaumes carolingiens de France en duchés et comtés vassaux des rois de France. Richard II de Bourgogne (dit Richard le Justicier) est nommé marquis puis premier duc de Bourgogne et un des six pairs laïcs primitifs de France par son suzerain le roi Louis III.

[13] Châteaubriant est une commune de l’Ouest de la France, située dans le département de la Loire-Atlantique. Elle fait partie de la Bretagne historique et du pays de la Mée. Entourée d’un paysage à dominante rurale, elle s’est développée autour de son château qui fut le théâtre de combats liés à l’affrontement entre la Bretagne et la France.