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Guillaume de Termonde ou Guillaume VI de Dampierre

jeudi 27 juin 2019, par ljallamion

Guillaume de Termonde ou Guillaume VI de Dampierre (1248 - 1311)

Armes des comtes de Flandre à partir de 1170Second fils de Gui de Dampierre, comte de Flandre [1] et de Mahaut de Béthune.

En 1270, il accompagne son père à la huitième croisade [2], et se rend au chevet de Saint-Louis à Tunis.

Deux ans plus tard, il est à la tête d’une délégation chargée par sa grand-mère, Marguerite de Constantinople et par son père, Gui de Dampierre pour demander au roi d’Angleterre Édouard 1er d’intervenir auprès du roi de France et lever l’embargo sur le commerce Flamand.

En tant que beau-fils du connétable [3] de France, Guillaume n’a pas une position très enviable dans la guerre qui oppose les Dampierre et le roi de France, Philippe le Bel. Aussi se garde-t-il de prendre position, mais en 1297 les Flamands sont vaincus à la bataille de Furnes [4]. Les possessions des comtes de Flandres sont menacées

En 1300, Guillaume, son père Gui de Dampierre, et son frère Robert sont retenus en captivité à Compiègne. Cela déclenche la rébellion des Flamands, qui écrasent l’armée Française à la bataille des éperons d’or [5]. Philippe le bel prend sa revanche à la bataille de Mons-en-Pévèle [6]. La Flandre, peu à peu, se trouve sous contrôle royal.

Après 4 ans de captivité, Guillaume et Robert et leur père rentrent en Flandre. Pour honorer sa parole Gui de Dampierre cède le comté à son fils aîné et se constitue à nouveau prisonnier.

Des négociations aboutissent, en juin 1305, au traité d’Athis-sur-Orge [7]. La Flandre sauvegarde son autonomie mais se trouve condamnée à de fortes amendes.

Toujours captif, Gui de Dampierre décède en 1305. Guillaume décède à son tour en 1311.

P.-S.

Source : Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia Guillaume de Termonde/ Portail du Moyen Âge/ Maison de Dampierre

Notes

[1] Le comté de Flandre a été un pagus carolingien, puis l’une des principautés du royaume de France, particulièrement impliquée dans les conflits franco-anglais, aux frontières et à l’influence durement disputées depuis sa création au 9ème siècle jusqu’en 1384, date de la mort du comte Louis de Male. Le comté, possédé par la Maison de Flandre de 863 jusqu’à la mort de la dernière comtesse, Marguerite de Constantinople, en 1280, puis par la Maison de Dampierre-Flandre, puis devenu l’une des possessions de la Maison capétienne de Bourgogne en 1385, devint alors l’un des principaux centres des États bourguignons. Après la Guerre de succession de Bourgogne il fut ensuite progressivement intégré aux Pays-Bas bourguignons et fut finalement détaché du royaume de France par le Traité de Madrid en 1526 en faveur des Habsbourg d’Espagne. Louis XIV en reconquit une partie sur les Espagnols. Le comté cessa d’exister en 1795 après la conquête des Pays-Bas autrichiens par les Français. Le territoire de ce comté correspond approximativement aux provinces belges actuelles de Flandre-Occidentale et de Flandre-Orientale, à l’ouest de la province de Hainaut (arrondissements de Tournai et Mouscron), plus la partie de la province d’Anvers située à l’ouest de l’Escaut, la Flandre zélandaise et la région historique de Flandre française (région de Lille, Dunkerque, Hazebrouck, Douai,…).

[2] La huitième croisade est une campagne militaire lancée par le roi Louis IX, futur « saint Louis », en 1270 à la suite des menaces que le sultan mamelouk Baybars fait peser sur les États latins d’Orient.

[3] Tirant son nom de son origine de “comte de l’étable”, le connétable a, au Moyen Âge, la charge de l’écurie et de l’organisation des voyages du roi. Au 14ème siècle, sa fonction évolue vers le commandement de l’armée en temps de guerre et le conseil militaire du roi en temps de paix. Du Guesclin, Clisson, Bourbon… font partie des grands connétables de France. Supprimée en 1627, la charge de connétable est rétablie par Napoléon 1er en 1804 pour son frère Louis.

[4] La bataille de Furnes, aussi appelée bataille de Bulscamp, opposa les troupes françaises aux troupes flamandes le 20 août 1297. Les Français, conduits par Robert II d’Artois, en ressortirent victorieux. Toutefois, son fils Philippe d’Artois fut grièvement blessé et succombera à ses blessures un an plus tard.

[5] La bataille de Courtrai, connue sous le nom de bataille des éperons d’or, opposa l’armée du roi Philippe IV de France appuyée par les Brabançons de Godefroid de Brabant et les Hennuyers de Jean Sans-Merci, aux milices communales flamandes appuyées par des milices venues de Zélande et, peut-être, de Namur, le 11 juillet 1302 près de Courtrai

[6] La bataille de Mons-en-Pévèle opposa, à Mons-en-Pévèle, les troupes de Philippe le Bel aux troupes flamandes le 18 août 1304. Elle fut remportée par Philippe le Bel.

[7] Le traité d’Athis,signé le 23 juin 1305, reconnaît l’indépendance flamande, mais au prix d’un lourd tribut et la perte des villes de Lille, Douai et Orchies, qui deviennent françaises