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Geoffroy II de Penthièvre

lundi 31 décembre 2018, par ljallamion

Geoffroy II de Penthièvre (mort en 1148)

Comte de Penthièvre de 1120/1137 à 1148

Le TrégorFils aîné du comte Étienne 1er de Penthièvre. Dès 1118, il entre en rébellion contre son père et réclame à l’avance sa part d’héritage.

Le comte Étienne doit se résoudre à partager son patrimoine entre ses fils. Alain le Noir lui succède dans ses domaines en Angleterre et Geoffroy II obtient alors le Penthièvre [1] avec les cités de Lamballe [2] et Moncontour [3] dont il fait ses résidences dès 1123 lorsqu’il prend le titre comtale. Quant à Henri Ier d’Avaugour il n’assume pas de responsabilité avant son mariage en 1151.

Il est le constructeur du château de Moncontour et le fondateur le 3 février 1137 de l’abbaye cistercienne de Saint-Aubin des Bois [4], fille de l’abbaye de Bégard [5].

Le 18 mai 1144 le Pape Lucius II adresse une bulle au comte de Bretagne Geoffroi à son frère Henri et aux barons des diocèses de Dol [6], Saint-Brieuc [7] et Tréguier [8] afin de ramener dans l’obédience de la Métropole de Tours les principaux seigneurs des anciens diocèses suffragants de Dol.

P.-S.

Source : Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Frédéric Morvan la Chevalerie de Bretagne et la formation de l’armée ducale 1260-1341 Presses Universitaires de Rennes, Rennes 2009

Notes

[1] Le comté de Penthièvre est le nom d’un fief breton situé au nord du duché, entre Saint-Malo et Saint-Brieuc. Le duc Alain III de Bretagne donna le comté en apanage à son frère Eudes en 1035, qui forma ainsi une branche cadette de la maison souveraine de Bretagne.

[2] Lamballe est une commune française située dans le département des Côtes-d’Armor

[3] Moncontour est une commune française située dans le département des Côtes-d’Armor. Le village fut une place militaire importante au 12ème siècle, à cette époque Montcontour est une ville fortifiée qui permet au seigneurs de contrôler les alentours et d’asseoir leur autorité

[4] L’abbaye Saint-Aubin des Bois, est un monastère cistercien de Bretagne fondé, le 3 février 1137, par Geoffroi II Botherel comte de Lamballe et de Penthièvre et des moines de Bégard, à Plédéliac, dans l’actuel département des Côtes-d’Armor. En 1143, Philippe, son premier abbé, obtient d’Eugène III la confirmation de toutes les donations déjà faites à Saint-Aubin-des-Bois. En 1240, le monastère est la proie des flammes. La générosité de Denise de Matignon le relève de ses cendres. En 1255, sous l’abbé Hervé, est consacrée l’église rebâtie. En 1433, Eugène IV, qui s’était réservé la nomination du chef de cette communauté, casse l’élection d’Olivier de la Garande, mais, en décembre de la même année, sa sainteté le rétablit. En 1483, Olivier Hus, qui gouvernait l’abbaye depuis 41 ans, est révoqué, comme trop « âgé et imbécile » par Guillaume, abbé de Bégard. Le 23 juin 1484, Olivier de Broon est pourvu de l’abbaye de Saint-Aubin (deux ans après, il est élu abbé de Saint-Melaine de Rennes).

[5] L’abbaye Notre-dame de Bégard, dans l’actuelle commune de Bégard (Côtes-d’Armor) est la première fondation cistercienne en Bretagne, établie le 10 septembre ou le 10 novembre 1130 par quatre moines de l’abbaye de l’Aumône près de Chartres en un lieu appelé Pluscoat ou Purcoat ou Pura Silva. Au doyenné de Lanvollon.

[6] Le diocèse de Dol est un ancien diocèse de l’Église catholique en France. Il était un des neuf diocèses ou évêchés historique de Bretagne. Le territoire du diocèse correspondait au Pays de Dol et le siège épiscopal se trouvait à Dol-de-Bretagne. Il est caractérisé par de nombreuses enclaves sur tout le territoire breton. Son existence est attestée comme tel dès le 6ème siècle, et la tradition lui donne pour fondateur saint Samson. Il tient sa fortune de la volonté des rois Nominoë et Salomon, qui voulaient assurer l’autonomie religieuse de la Bretagne, jusque-là rattachée à la province ecclésiastique de Tours, et favorisent l’érection de Dol en archevêché vers 848. La nouvelle province ecclésiastique comprenait les anciens diocèses de Vannes, Quimper, Léon et Alet, ainsi que les nouveaux diocèses de Dol, Saint-Brieuc et Tréguier. Un concile se tint à Dol en 1128

[7] Selon la légende, le diocèse de Saint-Brieuc aurait été érigé au 5ème siècle par saint Brieuc l’un des 7 saints fondateurs de la Bretagne. L’évêché de Saint-Brieuc a été fondé par Nominoë, en 848, quand, souhaitant se faire couronner roi, il chasse les évêques de 4 évêchés de Bretagne qui s’y opposent en les accusant de simonie, nomme 4 nouveaux évêques pour les remplacer et crée 3 évêchés à partir des monastères fondés par saint Tugdual, saint Brieuc et le monastère de Dol fondé par saint Samson. Il décide de faire de l’évêché de Dol un archevêché pour la nouvelle province de Bretagne qu’il a décidé de détacher de celle de Tours malgré l’opposition des papes. Il constitue jusqu’à la Révolution française, l’un des 9 évêchés de la Bretagne historique, dont le territoire était principalement constitué par le Pays de Saint-Brieuc.

[8] Le diocèse de Tréguier est un ancien diocèse de l’Église catholique en France. Il était, jusqu’au Concordat, l’un des neuf diocèses ou évêchés historiques de Bretagne, dont le territoire était principalement constitué par le Trégor. Fondé en 542, selon la tradition ou la légende, par saint Tugdual, qui en fut le premier évêque, l’évêché de Tréguier disparut lors de la Révolution le 12 juillet 1790 (décret du 14 novembre 1789) et le dernier des évêques, Monseigneur Le Mintier, s’enfuit à Jersey en 1791. Juste auparavant, il se réfugie au Château de Boisriou à Trévou-Tréguignec. En 1801, Tréguier est rattaché à l’évêché de Saint-Brieuc.