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Sébéos

mardi 18 décembre 2018, par ljallamion

Sébéos

Religieux arménien-Évêque des Bagratides

Place principale de Dvin, cathédrale (avant-plan) et palais catholicossal (arrière-plan).Ses dates de naissance et de mort sont inconnues, mais les historiens s’accordent à dire qu’il a vécu au 7ème siècle.

Il fréquente la cour de Khosro II de Perse, puis participe au quatrième concile de Dvin [1] en 645 en tant qu’Évêque des Bagratouni [2] selon la huitième signature apposée aux textes des résolutions du concile.

Selon la tradition arménienne, Sébéos est l’auteur d’un important ouvrage historique, datant de 660, connu sous le titre d’“Histoire d’Héraclius”, divisé en deux parties : la première couvre la période s’étalant du combat mythique de Haïk contre Bêl à la révolte menée par Vardan III Mamikonian contre les Perses dans les années 570 ; la seconde se poursuit jusqu’en 661 et décrit notamment les actions menées en Arménie par l’empereur byzantin Héraclius et le début des incursions arabes, constituant ainsi une suite du récit de Lazare de Pharbe .

Sébéos donne de nombreuses informations sur les Grands Rois sassanides [3] du règne de Péroz 1er mort en 484 à celui de Yazdgard III mort en 651. Cette chronique, qui est la première source non musulmane à nommer Mahomet comme prophète, s’achève sur la guerre civile arabe et l’ascension politique de Muʿāwiya .

P.-S.

Source : Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Histoire d’Héraclius, trad. de l’arménien et annoté par F. Macler, Paris, Imprimerie nationale, 1904

Notes

[1] Dvin ou Dwin est une ancienne capitale de l’Arménie. Elle est située sur le territoire de l’actuelle communauté rurale de Dvin, dans le marz d’Ararat.

[2] La dynastie Bagratide, Bagratouni est une famille royale dont les branches dirigèrent de nombreux royaumes régionaux tels que les territoires arméniens de Ani, Lorri, Kars, Taron, et Tayk, ainsi que diverses principautés du royaume de Géorgie et dont les derniers membres s’illustrèrent dans l’histoire de l’Empire russe.

[3] Les Sassanides règnent sur le Grand Iran de 224 jusqu’à l’invasion musulmane des Arabes en 651. Cette période constitue un âge d’or pour la région, tant sur le plan artistique que politique et religieux. Avec l’Empire romano byzantin, cet empire a été l’une des grandes puissances en Asie occidentale pendant plus de quatre cents ans. Fondée par Ardashir (Ardéchir), qui met en déroute Artaban V, le dernier roi parthe (arsacide), elle prend fin lors de la défaite du dernier roi des rois (empereur) Yazdgard III. Ce dernier, après quatorze ans de lutte, ne parvient pas à enrayer la progression du califat arabe, le premier des empires islamiques. Le territoire de l’Empire sassanide englobe alors la totalité de l’Iran actuel, l’Irak, l’Arménie d’aujourd’hui ainsi que le Caucase sud (Transcaucasie), y compris le Daghestan du sud, l’Asie centrale du sud-ouest, l’Afghanistan occidental, des fragments de la Turquie (Anatolie) et de la Syrie d’aujourd’hui, une partie de la côte de la péninsule arabe, la région du golfe persique et des fragments du Pakistan occidental. Les Sassanides appelaient leur empire Eranshahr, « l’Empire iranien », ou Empire des Aryens.