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Ptolémée II Philadelphe

vendredi 15 novembre 2013 (Date de rédaction antérieure : 24 juillet 2011).

Ptolémée II Philadelphe (308-246 av.jc)

Roi d’Egypte de 285 à 246

Ptolémée II Philadelphe Roi d'Egypte de 285 à 246

Fils et successeur de Ptolémée 1er il dut son surnom à son mariage avec sa sœur,Arsinoé II, il a été associé au trône vers 285 et à la mort de son père en 283 il devient pharaon.

D’abord marié à la fille de lysimaque, Arsinoé 1ère, il l’exila pour épouser vers 278 sa sœur aînée Arsinoé II. Cette pratique qui devint coutumière dans la dynaste lagides [1], affirmant ainsi la continuité avec certaines traditions pharaoniques. Il est le premier lagide à se faire couronner comme pharaon par les prêtres égyptiens.

En politique extérieure, il orienta délibérément l’Egypte vers l’hégémonie maritime déjà recherché par son père, mena victorieusement 2 guerres contre Antiochos 1er, puis Antiochos II, auquel il fit épouser sa fille Bérénice. Il se présenta dans la mer Egée comme le défenseur de la liberté des Hellènes [2] contre la Macédoine. En 273, il conclut un pacte d’amitié avec Rome et envoya des ambassadeurs en Inde et à Rome

A l’intérieur, son règne donna à la monarchie lagide ses caractères distinctifs, monopole royal sur l’économie du pays, considéré comme la propriété personnelle du souverain et dont les terres sont affermées aux indigènes travaillant sous le contrôle des Grecs qui détenaient tous les postes clés de l’administration, comme son père, il s’efforça d’attirer en Egypte l’élite du monde grec. Il entreprit de grands travaux de restauration notamment à Alexandrie, Naucratis [3], Philae [4] et Tanis [5]. Il développa également la région du Fayoum et poursuivit l’édification de la bibliothèque qu’avait commencée son père.

Sous son règne, des juifs traduisirent en grec le texte de l’Ancien Testament. Les savants juifs au nombre de 72, 6 de chacune des 12 tribus d’Israël, sont chargés de ce travail qui, en leur honneur, porte le nom de Version des Septante. La tradition prétend que le souverain sacrificateur de Jérusalem, Éléazar, n’acquiesça à la demande de Ptolémée qu’à une condition, l’affranchissement par le monarque des 620 000 Juifs de Judée que son père Ptolémée 1er avait fait prisonniers et réduits à l’esclavage en Égypte.

P.-S.

Source : Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de encyclopédie/universalis / ptolemee II Philadelphe/ Le petit mourre dictionnaire d’histoire universelle édition Bordas 2004 p 1070

Notes

[1] On désigne traditionnellement par ce terme en français la dynastie d’origine macédonienne qui a régné de -305 à -30 sur l’Égypte et durant son apogée sur Chypre, la Cyrénaïque, la Syrie et quelques possessions plus ou moins éphémères dans la Mer Égée et en Asie Mineure, avec Alexandrie pour capitale. Le terme Lagide vient du fait que le général d’Alexandre, Ptolémée, qui se proclame roi en -305, soit le fils d’un aristocrate macédonien appelé Lagos.

[2] Les premiers Hellènes avec lesquels les Latins entrèrent en contact furent les Hellènes de l’Epire, et c’est ainsi que, à partir du terme commun « Graecos » utilisé pour ceux qui appartenaient à cette amphictionie, les Romains nommèrent également le reste de tous les Hellènes : « Grecs ».

[3] Naucratis ou Naukratis, est une ville du delta sur la branche canopique du Nil, proche de Saïs, à 72 km au sud-est d’Alexandrie. Elle est identifiée aujourd’hui au site de Kôm Gaef (ou Kom Gieif ou El-Gaïef). Elle sera la principale cité du 4ème nome de Basse Égypte, le nome « inférieur de Neith » ou « la cible du Sud ».

[4] Philæ était une ville antique égyptienne du premier nome de Haute Égypte, le nome « du Pays de l’arc (ou du Pays de Nubie) ». Elle abritait un temple d’Isis, l’un des mieux conservés de l’Égypte antique, dont la construction est commencée par l’un des derniers pharaons égyptiens, Nectanébo 1er, et terminée par les Romains. Le temple reste voué au culte de la déesse et est fréquenté par les Blemmyes, une tribu nubienne, jusqu’au milieu du 6ème siècle lorsqu’il est transformé en église copte sur ordre de l’empereur Justinien.

[5] Tanis est le nom grec de l’antique Djanet, un important site archéologique au nord-est de l’Égypte sur la branche tanitique du Nil.