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Khizir Khayr ad-Dîn dit Barberousse

mardi 19 décembre 2017

Khizir Khayr ad-Dîn dit Barberousse (vers 1478-1546)

Grand marin de l’Empire ottoman-Beylerbey (gouverneur-général) de la régence d’Alger-Kapudan pacha (grand amiral)

Né dans l’île de Lesbos  [1] , il était le frère cadet d’un autre célèbre marin, Arudj Reïs . Fils de Yakup Ağa , potier de Mytilène [2], et son épouse Katalina. Arudj devint marin, corsaire sur des navires turcs. Les origines de la famille sont pour le père albanaises et la mère, ancienne veuve d’un prêtre grec, était d’origine catalane.

À la mort de leur père, ses fils Khizir et Isaak vont rejoindre leur frère Arudj en piraterie sous la bannière du croissant. Ils se feront désormais appeler Khayr ad-Din et Ishaq.

Sous le commandement de leur aîné, ils vont convoyer des musulmans et des sépharades [3] fuyant la pression de l’inquisition espagnole et les conversions de force décrétées par Isabelle la Catholique en 1492, de l’Andalousie vers l’Empire ottoman où le sultan Bayezid II leur a donné refuge.

Cela leur confèrera un grand prestige auprès des juifs et des musulmans, et ce fut à cette période qu’ils acquirent le surnom de « Barberousse ». Les trois frères vont sillonner la Méditerranée s’adonnant à la Course contre les navires chrétiens avec pour ports d’attache Tunis, Djerba [4], Jijel [5] et Alger, où Arudj, usant de ruse et de cruauté, se fit bey de la cité.

Khayr ad-Din s’était vu confier l’autorité sur Alger durant la période où Arudj allait à la conquête de l’Ouest algérien. À la mort de son frère, il fut proclamé bey d’Alger par les corsaires et les soldats.

Craignant une attaque des Espagnols, il fit allégeance à l’Empire ottoman, dont le sultan Sélim 1er lui envoya une troupe de 2 000 janissaires [6] munie d’artillerie et 4 000 fantassins turcs.

Entre-temps il dut juguler une révolte des Algériens et faire face à un nouvel assaut espagnol. Le 17 août 1518, Hugues de Moncade , Chevalier de Malte [7], mandaté par Charles Quint, se présenta devant Alger avec 30 vaisseaux, 8 galères et quelques brigantins [8], soit plus de 5 000 hommes. Moncade subit un orage terrible, fut défait sévèrement et ne dut son salut qu’à la fuite avec quelques rescapés.

Barberousse sera néanmoins vaincu, mais par une armée de Hafsides [9] alliée à Sidi Ahmed ou el Kadhi , l’émir de Koukou [10]. Il cédera Alger à son ennemi berbère et se repliera sur Jijel, plaque tournante de la piraterie barbaresque en Méditerranée. Il revint à sa carrière de pirate pour reconstituer ses finances de 1520 à 1525.

Il reprit ses conquêtes dès qu’il le put. Il s’empara de Collo [11] en 1520, de Constantine [12] en 1521, puis d’Annaba [13] en 1522, tout en s’adonnant à la Course une à deux fois par an, accroissant sa flotte et ses richesses.

Enfin il reprit Alger, où les tribus kabyles qui l’en avaient chassé s’étaient rendues impopulaires en 1525. Il réprima brutalement toute tentative de soulèvement mais la forteresse espagnole du Peñon menaçait toujours la ville.

En 1526, il subit un échec cuisant face à la flotte de Andrea Doria, alors chef de la flotte pontificale, qui attaque avec succès une partie de sa flotte aux abords de Piombino [14]. Plusieurs centaines d’hommes de Barberousse sont alors faits prisonniers.

En 1529, Barberousse entreprit le siège du Peñon. Après deux semaines d’intensifs bombardements d’artillerie, les Ottomans prirent le fort d’assaut par mer et de nuit. Le commandant Martin de Vargas se rendit. 90 soldats espagnols, 25 femmes et enfants furent faits esclaves. Barberousse fit raser la forteresse et employa les pierres pour la construction d’un môle, de 200 m de long et 25 m de large, reliant les îlots à la cité, créant ainsi le port d’Alger. Acte de fondation de la Régence d’Alger. La flotte barbaresque en fit son refuge habituel dans cette partie de la Méditerranée.

En 1531, son grand rival l’amiral génois Andréa Doria, au service de l’Espagne, se rendit à Cherchell [15], surprenant Ali Caraman, lieutenant de Barberousse, il l’obligea à détruire la majeure partie de ses navires pour éviter qu’ils soient pris et libéra plusieurs centaines d’esclaves, mais subit par la suite une défaite au cours de laquelle 300 Espagnols furent tués ou faits prisonniers. Barberousse poursuivit la flotte espagnole en déroute et ravagea au passage les côtes italiennes et la Provence.

En 1533, Barberousse fut convoqué à Constantinople par Soliman qui le nomma capitan pacha [16] et l’investit du titre de Beylerbey [17]. Alger, maintenant le pachalık ottoman [18], restera sous la garde de son eunuque Hassan Ağa.

C’est investi du titre de beylerbey qu’il prépara la campagne contre Tunis, cherchant à punir le sultan hafside et à annexer des territoires pour le compte de la Sublime Porte. Il attaqua la Tunisie et profita des dissensions des Hafsides pour entrer dans Tunis en août 1534. Il proclama la déchéance des Hafsides et installa une garnison à Kairouan [19].

Les Espagnols, aidés par les Tunisiens inquiets de ces succès, furent appelés au secours par le sultan hafside détrôné, Abû `Abd Allâh Muhammad V al-Hasan . Charles Quint prit lui-même la tête d’une expédition de 412 bâtiments et 27 000 hommes. Il reprit Halq al-Wadi [20], port de Tunis le 14 juillet 1535, puis Tunis même avec l’aide des habitants.

Les Espagnols massacrèrent le tiers de la population de la ville pendant 3 jours, avec l’accord du roi hafside. Barberousse avait alors fui le champ de bataille pour échapper aux troupes impériales victorieuses et s’était réfugié à Bône [21].

Revenant à son activité de corsaire, il prit Mahón [22], où il fit 6 000 prisonniers et un énorme butin en 1536.

Après ce raid, il quitta définitivement Alger pour poursuivre sa carrière en Méditerranée au service de l’Empire ottoman. Il laissa son fils adoptif Hassan Agha diriger Alger avec le reste de la garnison ottomane. Plus tard Hassan Agha sera destitué et Hassan Pacha son demi-frère prendra sa place.

À Constantinople, Barberousse va réorganiser la flotte ottomane ; les mémorialistes turcs le considèrent comme le père de la Marine ottomane. Kheyr ad-Din devait faire des descendants des nomades asiatiques une des premières puissances navales et placer le prestige maritime de l’empire sur un piédestal où nul ne l’attendrait au cours du règne de Soliman.

Amiral de la flotte ottomane, Kheyr ad-Din dirigea plusieurs campagnes contre les Occidentaux. En 1534, il effectua plusieurs raids le long de la côte italienne. Un des épisodes les plus rocambolesques de cette campagne est certainement la tentative de rapt sur la personne de Giulia Gonzaga , une jeune noble dont la réputation d’être la plus belle femme d’Italie avait dépassé les frontières de son pays.

Veuve très jeune du comte Vespasiano Colonna , Giulia avait refusé de se remarier et fait de son château de Fondi [23] un lieu de culture prisé de ses contemporains. Le rapt de Giulia Gonzaga fut commandé à Kheyr ad-Din par le grand vizir Ibrahim qui voyait en elle le moyen d’évincer du cœur de Soliman sa favorite Roxelane , dont l’habileté politique en faisait une rivale exécrée.

La ville de Fondi n’étant pas située sur la côte, Kheyr ad-Din débarqua de nuit plusieurs milliers de janissaires chargés de capturer la belle. Celle-ci échappa de justesse à ses ravisseurs, fuyant à cheval en pleine nuit avec l’aide de son écuyer. De dépit, Kheyr ad-Din fit massacrer la population de Fondi.

En 1537, il mena à nouveau une razzia sur la côte italienne, les îles Ioniennes et fut mis en échec en assiégeant Corfou [24].

L’année suivante, la guerre fut déclarée entre le Sultan et les Vénitiens alliés au pape Paul III et à Charles Quint. Les Alliés de la Sainte Ligue [25] réunirent une armada sous le commandement d’Andréa Doria qui se porta au-devant de Barberousse à la bataille de Prévéza [26]. La rencontre se solde par un succès ottoman qui a eu des conséquences importantes, non pas en raison des pertes militaires du côté chrétien qui furent très minimes, puisque l’amiral Doria s’est contenté de battre en retraite sans engager le combat, mais en raison du fait qu’il élimine l’idée d’une alliance entre les puissances chrétiennes contre les turcs, Venise se retirant de la coalition des flottes occidentales. En conséquence, cette bataille marque le début de la prédominance navale des turcs en méditerranée qui prendra fin à Lépante [27] en 1571.

En 1539, il s’empara de Castelnuovo [28] en Dalmatie [29], tuant 400 mercenaires espagnols en garnison. Cette expédition força les Vénitiens à demander la paix.

En 1543. François 1er créa la première ambassade européenne à Istanbul et demanda au sultan d’envoyer sa flotte contre l’empereur Charles Quint. Barberousse sortit pour la quatrième fois avec cent galères, pillant et saccageant la Calabre.

François 1er s’allia par la suite avec Barberousse à plusieurs reprises. Puis le corsaire turc assiégea Nice qui préféra se rendre aux Français. Accompagné de la flotte française sous le commandement de Paulin baron de la garde , il ravagea les côtes italiennes en 1544.

Au crépuscule de sa vie il fit bâtir une mosquée à Istanbul à côté de laquelle il édifia un mausolée funéraire [30]. Il meurt le 4 juillet 1546.

P.-S.

Source : Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Jean-Louis Belachemi, Nous, les frères Barberousse, corsaires et rois d’Alger, Fayard, Paris 1984/ Le petit mourre dictionnaire d’histoire universelle édition Bordas 2004 p 131

Notes

[1] Lesbos est une île grecque de la périphérie d’Egée Septentrionale, souvent aussi appelée du nom de sa capitale Mytilène. L’île présente plusieurs centres d’intérêt, notamment culturel (vestiges antiques), géologique, gastronomique et religieux. Lesbos est aussi connue dans le monde antique pour la qualité de ses vins et de son bois de construction pour les navires et pour son marbre bleu clair.

[2] Mytilène est la principale ville de Lesbos, une île grecque de la mer Égée. Elle est bâtie sur la pointe sud de l’île, à proximité de la côte turque.

[3] Séfarades (parfois orthographié Sépharades) désigne les communautés juives de la péninsule ibérique ou issues de la péninsule ibérique, où elles ont développé, avant leur expulsion en 1492, une langue, le judéo-espagnol, une liturgie spécifique, et où elles ont donné naissance à une production culturelle remarquable, dans les domaines de la philosophie, de la poésie et de la science.

[4] Djerba, anciennement Gerbi ou Zerbi, est une île de 514 km² (25 kilomètres sur 20 et 150 kilomètres de côtes) située au sud-est du golfe de Gabès et barrant l’entrée du golfe de Boughrara, au sud-est de la Tunisie.

[5] Ville côtière d’Algérie, elle est située au nord-est du pays à environ 314 km à l’est d’Alger, à 100 km à l’est de Béjaia et à 135 km au nord de Sétif. Jijel est l’une des principales villes du pays des Kotama.

[6] Les janissaires formaient un ordre militaire très puissant composé d’esclaves d’origine européenne et de confession chrétienne, ils constituaient l’élite de l’infanterie de l’armée ottomane, à l’apogée de l’Empire ottoman. Les janissaires appartenaient à la classe des « esclaves de la Sublime Porte », qui occupait les postes les plus influents dans l’administration et l’armée. Ils ont commencé en tant que corps d’élite d’esclaves, composé de jeunes garçons chrétiens kidnappés qui ont été forcés de se convertir à islam, et sont devenus célèbres pour leur cohésion interne et leur discipline. Contrairement aux esclaves typiques, ils étaient régulièrement payés. Interdit de se marier ou de s’engager dans le commerce, on s’attendait à leur dévouement total au Sultan. Au 17ème siècle, en raison d’une augmentation spectaculaire de la taille de l’armée permanente ottomane, la politique de recrutement initialement stricte du corps a été assouplie. Le corps a été aboli par le sultan Mahmoud II en 1826 lors du Vaka-i Hayriye dans lequel 7 000 janissaires ont été massacrés à Constantinople, 120 000 dans tout le pays sur 140 000 janissaires.

[7] L’origine de l’ordre de Saint-Jean de Jérusalem remonterait à la fin du 11ème siècle dans l’établissement des marchands amalfitains à Jérusalem et la création d’hôpitaux, d’abord à Jérusalem, puis en Terre sainte, d’où leur nom d’« Hospitaliers ». À la suite de donations, ils vont posséder des établissements, prieurés et commanderies dans toute l’Europe catholique. À l’instar des Templiers, il assume rapidement une fonction militaire pour défendre les pèlerins qu’il accueille sur les chemins de Jérusalem, puis pour combattre les Sarrasins aux côtés des Francs de Terre sainte. Après l’expulsion des Croisés de Terre sainte en 1291, l’Ordre s’installe à Chypre avant de conquérir l’île de Rhodes en 1310 et de devenir une puissance maritime pour continuer à être le rempart de la chrétienté contre les Sarrasins. À la suite de la disparition de l’ordre du Temple en 1314, les Hospitaliers reçoivent les biens des Templiers, ce qui fait d’eux l’ordre le plus puissant de la chrétienté. Expulsé de Rhodes en 1523 par la conquête turque, l’Ordre s’installe à Malte en 1530, dont il est considéré comme le souverain par décision de Charles Quint. Avec sa flotte maritime de guerre, l’Ordre se transforme en une puissance politique qui prend de plus en plus d’importance en Méditerranée centrale jusqu’à la bataille de Lépante en 1571 et jusqu’aux premiers traités des royaumes d’Europe avec les Ottomans. Après quoi il se consacre surtout à des opérations de guerre de course et transforme Malte en magasins d’échanges du commerce méditerranéen avec une quarantaine reconnue dans tous les ports de Méditerranée. En 1798, Bonaparte expulse le grand maître et les chevaliers de l’archipel maltais au nom de la République française. L’Ordre qui s’était placé sous la protection de Paul 1er de Russie, une majorité de chevaliers s’exilent à Saint-Pétersbourg et élisent le tzar comme grand maître en 1798.

[8] Un brigantin désigne, dans sa définition moderne européenne, un grand voilier à deux mâts à voiles carrées, proche du brick, sans grand-voile carré sur le grand-mât et dont la plus grande voile est la brigantine. Les vergues du grand-mât ont moins d’envergure que les vergues du mât de misaine, le brigantin se limite à deux focs et les perroquets sont toujours volants. Apparu en Méditerranée au 13ème siècle, Il s’agit d’un gréement peu courant, que le brick a supplanté entre le 17ème et le 18ème siècle.

[9] Les Hafsides sont une dynastie d’origine berbère masmoudienne qui gouverne puis règne sur l’Ifriqiya, constituée par le Constantinois, la Tunisie et la Tripolitaine, entre 1207 et 1574. C’est sous leur règne que Tunis prendra de l’importance, à la suite de l’installation des souverains dans la ville, au détriment notamment de Kairouan. Étroitement liés aux Almohades, au nom desquels ils gouvernent l’Ifriqiya à partir de 1207, les Hafsides deviennent indépendants sous Abû Zakariyâ Yahyâ en 1236 et se maintiendront au pouvoir jusqu’à l’annexion de la Tunisie par l’Empire ottoman en 1574.

[10] Koukou, est un village de la commune algérienne de Aït Yahia, dans la wilaya de Tizi-Ouzou, en Kabylie. Ce village est particulièrement connu pour avoir été, du 16ème au 18ème siècle, le centre d’une principauté berbère, dite « royaume de Koukou ».

[11] Collo est une ville portuaire, chef-lieu de commune de la wilaya de Skikda en Algérie située à environ 500 km à l’Est d’Alger.

[12] Constantine, l’une des plus anciennes cités du monde, est une ville importante dans l’histoire méditerranéenne. Anciennement Cirta, capitale de la Numidie de 300 av. jc à 46 av. J.-C. elle passe sous domination romaine par la suite. C’est à l’empereur Constantin Ier qu’elle doit son nom actuel depuis 313. Durant le Moyen Âge elle est conquise par les Arabes au viie siècle et elle fera partie successivement du royaume aghlabide, de l’empire fatimide puis des royaumes ziride, hammadide, almohade et hafside. Elle deviendra au 16ème siècle la capitale du beylik de Constantine, siège du pouvoir beylical et vassale de la régence d’Alger. Lors de la conquête de l’Algérie par les Français elle sera prise en 1837, après un échec en 1836. Intégrée à la wilaya II, le Constantinois, par le FLN durant la guerre d’Algérie elle devient le siège de sa propre wilaya à l’indépendance du pays.

[13] Bône

[14] Piombino est une ville italienne située dans la province de Livourne en Toscane. Piombino fait face à l’île d’Elbe dont la ville est séparée par le canal de Piombino, large d’une dizaine de kilomètres.

[15] Césarée de Maurétanie ou Caesarea, actuelle Cherchell est une ancienne ville sur la côte méditerranéenne de l’Algérie moderne. Elle fut l’une des plus importantes cités du littoral occidental de l’Afrique du Nord antique, particulièrement à l’époque romaine. Le territoire de la commune de Cherchell est situé à l’ouest de la wilaya de Tipaza. Cherchell est une ville côtière de la mer Méditerranée, située à environ 90 km à l’ouest d’Alger, à 20 km à l’ouest deTipaza et à 90 km à l’est de Ténès.

[16] Grand Amiral de la flotte ottomane

[17] gouverneur-général

[18] Le pachalik de l’Archipel est une ancienne province ottomane incluant plusieurs territoires de l’Empire ottoman. Ses limites ont beaucoup varié : selon les époques, elle a inclus les îles et presqu’îles de la mer Égée, la Grèce péninsulaire et l’île de Chypre. Elle était sous l’autorité du capitan pacha, chef de la marine ottomane.

[19] Kairouan, dont le nom signifie étymologiquement « campement », est une ville du centre de la Tunisie et le chef-lieu du gouvernorat du même nom. Elle se situe à 150 kilomètres au sud-ouest de Tunis et cinquante kilomètres à l’ouest de Sousse. Elle est souvent considérée comme la quatrième ville sainte de l’islam. Jusqu’au 11ème siècle, la ville a été un important centre islamique de l’Afrique du Nord musulmane, l’Ifriqiya. Avec sa médina et ses marchés organisés par corporations à la mode orientale, ses mosquées et autres édifices religieux

[20] Halk el-Oued ou La Goulette

[21] Hippone, en latin Hippo Regius, est le nom antique de la ville d’Annaba (renommée Bône par les Français), se trouvant au Nord-Est de l’Algérie. Elle devint l’une des principales cités de l’Afrique romaine. Saint Augustin fut évêque de la ville de 395 jusqu’à sa mort en 430.

[22] capitale de l’île de Minorque, dans l’archipel des Baléares

[23] Fondi est une ville de la province de Latina dans le Latium en Italie. Son château seigneurial se compose d’une magnifique tour ronde, construite avec soin en pierres de taille et de créneaux soutenus par des consoles en saillie. La tour s’élève au-dessus d’une tour carrée dont la base est formée par de gros blocs de pierres grossièrement taillés. Les deux tours sont séparées par un espace intermédiaire et donc complètement isolées.

[24] Corfou ou Corcyre est une île grecque située en mer Ionienne, sur la façade occidentale de la Grèce, à proximité de sa frontière avec l’Albanie. Elle est la capitale de la périphérie des Îles Ioniennes.

[25] La Ligue catholique ou Sainte Ligue est une coalition ouvertement dirigée contre la France de Louis XII, alors duc de Milan en titre, qui montrait d’importants appétits territoriaux en Italie du Nord en cherchant à étendre ses possessions italiennes vers la Vénétie. Elle fut constituée le 4 octobre 1511 par le pape Jules II. Elle regroupait, outre le Saint-Siège, la Couronne d’Aragon de Ferdinand II concerné par le biais de son royaume de Naples, la République de Venise et les cantons suisses. L’Angleterre d’Henri VIII Tudor rejoint cette Sainte Ligue le 13 novembre 1511. L’Empereur Maximilien, resté l’allié théorique des Français, y fait son entrée le 17 mai 1512.

[26] La bataille de Préveza, livrée le 27 septembre 1538 au large de Préveza, dans le golfe Ambracique, oppose au cours de la guerre vénéto-ottomane de 1537 à 1540, la flotte ottomane, commandée par Khayr ad-Din Barberousse, et la flotte de la Sainte Ligue réunie autour du pape, commandée par l’amiral génois Andrea Doria. La flotte chrétienne est vaincue par la flotte ottomane.

[27] La bataille de Lépante est une bataille navale qui s’est déroulée le 7 octobre 1571 dans le golfe de Patras, en Grèce, à proximité de Naupacte appelée alors Lépante, dans le contexte de la Quatrième Guerre vénéto-ottomane. La puissante marine ottomane y affronta une flotte chrétienne comprenant des escadres vénitiennes et espagnoles renforcées de galères génoises, pontificales, maltaises et savoyardes, le tout réuni sous le nom de Sainte-Ligue à l’initiative du pape Pie V. La bataille se conclut par une défaite pour les Turcs qui y perdirent la plus grande partie de leurs vaisseaux et près de 20 000 hommes. L’événement eut un retentissement considérable en Europe car, plus encore que la défaite des janissaires lors du Grand Siège de Malte de 1565, il sonna comme un coup d’arrêt porté à l’expansionnisme ottoman. C’est d’ailleurs en souvenir de cette victoire que fut instituée la fête de Notre-Dame de la Victoire, puis fête du Saint-Rosaire à partir de 1573.

[28] Le siège de Castelnuovo (actuel Herceg Novi, au Monténégro) est mené en juillet 1539 par Khayr ad-Din Barberousse, grand amiral de la flotte ottomane de Soliman le Magnifique, contre des troupes espagnoles présentes dans cette place depuis 1538, dans le cadre de la guerre de la Sainte Ligue contre l’Empire ottoman. Il s’achève par la victoire de Barberousse, la quasi-totalité des défenseurs, refusant de se rendre malgré une lourde infériorité numérique, ayant péri au cours du siège.

[29] La Dalmatie est une région littorale de la Croatie, le long de la mer Adriatique, qui va de l’île de Pag, au nord-ouest, à Dubrovnik et la baie de Kotor au Monténégro au sud-est.

[30] qui existe toujours dans le quartier de Beşiktaş