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Crixus ou Crixos

vendredi 2 octobre 2020 (Date de rédaction antérieure : 31 juillet 2011).

Crixus ou Crixos (mort en 72 av.jc)

Esclave et gladiateur gaulois

Il appartenait à Cnaeus Lentulus Batiatus avant de s’évader, en même temps que Spartacus. Il fut un des chefs, aux côtés de Spartacus et de Œnomaüs , de la rébellion d’esclaves qui déboucha sur la 3ème Guerre servile [1].

Il avait combattu pour les Allobroges [2] contre les Romains et avait été capturé. Comme ses compagnons, il avait été entraîné comme gladiateur à Capoue [3]. À plusieurs reprises, dans les premiers combats, sa troupe de gladiateurs celtes changea le cours de la bataille en attaquant aux endroits les plus faibles de l’armée romaine.

Au départ l’armée d’esclaves remporta des succès, défaisant les forces du Sénat romain envoyées contre l’insurrection. Cependant, Crixus se sépara de Spartacus vers la fin de l’année, et resta avec 20.000 à 30.000 hommes, quand Spartacus voulut se sauver pour rejoindre les patries des esclaves en Gaule et aux Balkans.

Il fut tué au début de la révolte par les légions romaines du consul Gellius lors d’une bataille au sud de la Lucanie [4].

P.-S.

Source : Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia Crixos/ Portail de la Rome antique/ Catégories : Gladiateur/ Esclave rebelle/ Révolte d’esclaves

Notes

[1] La troisième guerre servile, aussi nommée guerre des Gladiateurs ou guerre de Spartacus, fut la dernière d’une série de rébellions d’esclaves contre la République romaine, connues collectivement sous le nom de guerres serviles. La troisième guerre servile fut la seule à menacer directement le cœur romain de l’Italie et fut doublement préoccupante pour le peuple romain entre 73 et 71 av. jc en raison des succès répétés contre l’armée romaine d’une bande d’esclaves rebelles qui augmentait rapidement. La rébellion fut finalement écrasée en 71 av. jc, après que toutes les forces militaires furent concentrées dans les mains d’un seul commandant, Marcus Licinius Crassus. Malgré cette victoire, la révolte eut des effets indirects sur la politique romaine durant les années suivantes.

[2] Les Allobroges sont un peuple gaulois dont le territoire était situé entre l’Isère, le Rhône et les Alpes du Nord. Ils passaient dans l’Antiquité pour de grands guerriers. Ce peuple celte se serait installé dans les Alpes du Nord au début du 4ème siècle av. jc. Les auteurs antiques grecs (Polybe, Ptolémée, Plutarque) les ont appelés Allobriges ou Allobryges. César mentionne Allobrogum fines pour désigner le territoire des Allobroges. Le territoire des Allobroges s’étendait sur la plus grande partie des pays qui seront nommés plus tard la Sapaudia (ce « pays des sapins » deviendra la Savoie) et au nord de l’Isère. Mais, à l’est, dans les montagnes alpines, des peuples indépendants, les Ceutrons, occupaient la vallée de la Tarentaise et la haute vallée de l’Arve et les Médulles occupaient la vallée de l’Arc. Au sud, la rivière Isère (puis le Doux, en rive droite du Rhône) marquerait leur frontière avec les Ségovellaunes dont le territoire deviendra la cité de Valence. L’ensemble de l’Allobrogie est donc usuellement définie comme le territoire correspondant en grande partie aux actuels départements de la Savoie, de la Haute-Savoie et de l’Isère. Les Allobroges étaient réputés être de bons guerriers. Certains fournirent pendant des siècles des mercenaires, les Gésates, bien connus en Gaule cisalpine où ils vinrent aider leurs frères gaulois à résister aux Romains.

[3] Capoue est une commune située dans la province de Caserte en Campanie, dans l’Italie méridionale.

[4] La Lucanie était un ancien district d’Italie du Sud pendant l’Antiquité, elle correspond à la partie septentrionale de la Regio III d’Auguste, Lucania et Bruttium. La Lucanie s’étendait de la mer Tyrrhénienne au golfe de Tarente. Selon Strabon, elle débute à l’ouest avec l’embouchure du fleuve Silaris, le Sele actuel, et s’achève au niveau du fleuve Lao, et de la cité éponyme Laos. Au nord, elle jouxtait la Campania, le Samnium et les Pouilles, et au sud, elle était séparée du Bruttium à l’époque républicaine, auquel elle est jointe lors de la création des régions augustéennes de l’Italie. Le territoire recouvrait ainsi presque toute la région actuelle de la Basilicate, avec la plus grande partie de la province de Salerne (Cilento) et de Cosenza actuelles. Les limites précises étaient déterminées sur la côte nord-ouest par la rivière Sélé, qui la séparait de la Campanie et sur le nord-est par le Bradano, qui se jette dans le golfe de Tarente ; à l’ouest et l’est les deux petits cours d’eau Lao et Crati, coulant de la crête des Apennins jusqu’à la mer ont marqué la limite avec le Bruttium.