Bienvenu sur mon site historique. Bon surf

L’histoire pour le plaisir

Accueil du site > Histoire du 15ème siècle > Les costumes des hommes au 15ème siècle

Les costumes des hommes au 15ème siècle

dimanche 25 novembre 2012

Les costumes des hommes au 15ème siècle

JPEG - 40.8 ko
costume début 15ème siècle à Paris

Le costume avait été incommode au commencement du 14ème siècle à cause de l’ampleur des vêtements ; il était devenu ridicule par le défaut contraire sous le règne de Charles V. Il fut à la fois incommode et ridicule sous Charles VI, par l’imagination où l’on se mit d’accorder le goût du règne précédent avec celui des temps anciens, en renchérissant, comme c’est l’usage des imitateurs, sur ce que l’un et l’autre avaient de vicieux. Un nouveau système d’ajustement permit aux hommes comme aux femmes les habits collants à l’excès ou flottants sans mesure. Le signe caractéristique de ce changement fut l’adoption de la houppelande à la place du surcot, du manteau, de la cloche, de la housse, enfin de toutes les sortes de vêtements de dessus usités jusque là.

La houppelande :

Le confortable l’avait fait naître ; les convenances exigèrent qu’elle fût pièce indispensable du costume habillé. On appelait houppelande une sorte de redingote ou mieux encore de robe de chambre, tantôt longue, tantôt courte, mais garnie dans tous les cas de manches traînant à terre. Un collet droit et montant la tenait assujettie au cou ; elle était ajustée de corsage et serrée à la taille par une ceinture.

C’est tout à la fin du règne de Charles V qu’on voit figurer dans la dépense des princes les premières houppelandes ; c’est après sa mort que l’usage en devient général. Tel fut le succès de cette mode qu’elle se répandit jusque dans les campagnes.

La nature du costume déterminait le plus ou moins de la longueur de la houppelande. Pour aller au bal, elle était courte, si courte qu’on en voit sur les monuments qui couvrent à peine la naissance des cuisses. Pour les pages et les valets, il était de règle qu’elle descendît jusqu’au-dessus du genou ; c’était aussi la longueur consacrée pour le costume de chasse. Les houppelandes longues étaient de mise pour les réceptions ou la promenade.

D’abord on fourra les houppelandes, comme on avait fait les surcots ; puis tout d’un coup on se rabattit à les doubler de velours, de satin ou même d’étoffe de laine. Parfois le collet est caché par une double collerette, garnie par le haut d’un passepoil en tournure qu’on prendrait pour une fraise. Cette collerette s’appelait collière. Le collier du prince, qui est une chaîne avec pendeloques, fermée par un grand médaillon en joaillerie ; sa ceinture, formée d’un carcan d’or avec breloques qui y sont assujetties par des bouts de chaîne : tous ces objets sont autant de détails particuliers et caractéristiques du costume de 1400 à 1420.

Le bonnet :

Coiffure peu gracieuse, mais que sa commodité a maintenue, malgré les variations de la mode. Le bonnet de coton règne encore sur tout le nord-ouest de la France. D’ailleurs, dès le 12ème siècle, on portait des bonnets en France. On faisait alors les bonnets d’une étoffe de laine appelée bonnette. Ils eurent l’honneur sous le règne de Charles VI et fit partie du costume habillé.

La barrette ou béret est la casquette des Basques, que la mode française s’était appropriée dès la fin du 13ème siècle. Les barrettes portées à la cour du temps de Charles VI étaient de poil, enrichies de perles sur le devant. Celles des docteurs, qui constituaient l’une des marques de leur dignité, étaient simplement de drap. Le chaperon, qui régnait encore couramment avec la barrette et le bonnet, était devenu, de capuchon en un véritable turban. Il consistait alors en une longue bande d’étoffe en partie roulée autour de la tête, en partie retombant sur l’épaule. On retroussait et on mettait en évidence, sous le nom de patte, le bout de la partie roulée. La partie retombante s’appelait cornette. Pendant les guerres civiles, qui terminèrent d’une façon si déplorable le règne de Charles VI, le chaperon devint un signe de ralliement par la position respective de la patte et de la cornette. La cornette était portée à droite par les Bourguignons, et à gauche par les Armagnacs.

P.-S.

Source : Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de www.renaissance-amboise.com.