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Ferdinand 1er ou Ferrante d’Aragon

mercredi 14 novembre 2012

Ferdinand 1er ou Ferrante d’Aragon (1423-1494)

Roi de Naples de 1458 à 1494

Fils illégitime d’Alphonse V, roi d’Aragon et de Sicile, et de Giraldona Carlino, il fut légitimé et hérita du royaume de Naples. Il épousa en premières noces en 1444 Isabel de Chiaramonte.

Il eut longtemps à combattre les prétentions de Jean de Calabre, fils de René d’Anjou. Vaincu d’abord à Sarno en 1460, il resta vainqueur à Troïa en 1462. Dès 1472 il engagea une politique de rapprochement avec le Saint-Siège, en mariant une de ses filles illégitimes avec le neveu du pape Sixte IV. En 1475, il se rend à Rome pour se concerter avec le pape suite à la conclusion d’une alliance défensive entre le duché de Milan, la république de Florence et la république de Venise. Il se remaria en 1476 avec l’infante Jeanne d’Aragon sa cousine germaine, fille de Jean II d’Aragon et de Jeanne Enríquez

En 1478 il s’allia avec Sixte IV et la République de Sienne contre Laurent de Médicis, mais celui-ci se rend personnellement à Naples où il parvient à négocier une paix honorable avec Ferdinand qui accepte d’abandonner ses alliés.

En 1480, les forces de l’Empire ottoman, aux ordres de Mehmed II s’emparèrent d’Otrante et massacrèrent la majorité des habitants, mais la ville fut reprise l’année suivante par le fils de Ferdinand, Alphonse, duc de Calabre. Il triompha de rené d’Anjou et chassa les Turcs d’Otrante en 1481. En 1482, se déclencha la Guerre de Ferrare où le Royaume de Naples fut opposé à Venise et au pape.

En 1484, profitant de la faiblesse relative des États pontificaux, il exigea l’apuration d’un contentieux territorial. Il demanda que soient annexées à son royaume les enclaves pontificales de Bénévent, Terracina et Pontecorvo. Le nouveau pape Innocent VIII tenta de gagner du temps.

Profitant d’une révolte d’une partie de la noblesse du royaume napolitain, exaspérée par le gouvernement autoritaire de Ferdinand, le pape se porta solidaire des révoltés et déclara la guerre aux Napolitains le 14 Octobre 1485. Milan, Florence et le roi de Hongrie, Mathias Corvin, beau-fils du roi Ferdinand se rangeaient de son côté. Alors que les opérations tournaient en faveur de Naples, le pape fit appel au roi de France Charles VIII. Pour parer à ce danger, il se montra accommodant et accepta de signer la paix le 11 Août 1486. Cependant il ne respecta pas les termes du traité de paix qui prévoyait une amnistie générale des nobles s’étant révoltés, et il fit assassiner une grande partie des conjurés. Très rapidement il récusa les autres clauses du traité de paix dont le versement du tribut dû au pape, son suzerain, et la nomination par le pape aux bénéfices ecclésiastiques du royaume napolitain. Cependant en Janvier 1492, les deux parties parvinrent à un accord. Il accepta de verser le tribut annuel et de reconnaître sa dépendance féodale en échange de quoi le pape promulgua une bulle reconnaissant au détriment du roi de France Charles VIII la légitimité de la dynastie aragonaise sur le royaume napolitain. L’accord fut scellé par le mariage du petit-fils de Ferdinand avec la nièce du pape.

A la mort d’Innocent VIII, le nouveau pape Alexandre VI fut élu contre le candidat poussé par Ferdinand. Pour acquérir les bonnes grâces de celui-ci et son soutien contre Charles VIII qui se préparait, dès 1493, avec les encouragements du duc de Milan, Ludovic Sforza, à envahir l’Italie pour récupérer le royaume de Naples, Ferdinand négocia le mariage de sa petite fille Sancha avec le fils du pape, Geoffroi Borgia.

Il décède le 25 Janvier 1494 peu de temps avant le déclenchement des Guerres d’Italie.

Il fit de la cour napolitaine un foyer de la renaissance italienne et introduisit l’imprimerie dans ses Etats dès 1474.