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Mikolaj Kopernik dit Nicolas Copernic

mercredi 31 octobre 2012

Mikolaj Kopernik dit Nicolas Copernic (1473-1543)

Né à Torun, au nord de la Pologne, en 1473. Éduqué par son oncle, Lucas Watzenrode, évêque de Warmie, il a la possibilité de lire beaucoup et de fréquenter les meilleures écoles. Il ira à Bologne, là où la Renaissance bat son plein. Il y suivra une éclipse lunaire de l’étoile Aldébaran. Il découvrit Aristote, Platon, Plutarque, Ovide, Virgile, Euclide et Archimède. Il rentre au pays, avec un nom plus latin (Nicolas Copernic), et la tête pleine des textes des anciens. Grâce aux progrès de l’imprimerie, Nicolas Copernic n’a pas de mal à acquérir tous les livres qu’il souhaite. L’un d’eux, l’Almageste de Ptolémée, retient son attention. Mais Copernic sent bien que la théorie de Ptolémée contient des inexactitudes. Très tôt, Copernic place le Soleil au centre de l’Univers. Il a pris connaissance des travaux de Nicolas d’Oresme, savant français du 16ème siècle. Copernic est également sensible à cette adoration du Soleil si répandue à la Renaissance. Travaillant ardemment, Copernic finit par bâtir son modèle héliocentrique.

Il habitait à Frauenburg, dans une tour au troisième étage. De 1506 à 1543, Il observa les cieux quand le temps le permettait. Il tenta pendant des décennies d’améliorer sa théorie. Copernic, âgé, griffonna les résultats de ses recherches. Il confia à son imprimeur le manuscrit de “De revolutionibus orbium coelestium”.

La théorie de Copernic, publiée en 1543, part du fait que le Soleil est le centre autour duquel tournent les planètes et permet de déterminer les dimensions relatives des orbites planétaires. Les planètes connues à cette époque sont Mercure, Vénus, la Terre, Mars, Jupiter et Saturne. Seule la Lune tournera encore autour de la Terre. Mais Copernic n’avait pas de preuves directes pour étayer sa théorie, s’appuyant surtout sur des aspects philosophiques et esthétiques.

Copernic corrigera cette erreur en proposant une méthode pour calculer la période sidérale de chacune. Il proposera de prendre en compte le temps que met une planète pour réapparaître à la même position du ciel, tout en appliquant une correction due au déplacement de la Terre pendant ce temps.

Il obtient pratiquement les mêmes valeurs qu’aujourd’hui. Il calculera également la distance de chaque planète au Soleil en se basant sur la distance Terre Soleil. La théorie de Copernic doit son succès au fait qu’elle explique le mouvement rétrograde des planètes en abandonnant les épicycles de Ptolémée. En effet les planètes situées après la Terre, allant moins vite dans leur déplacement, se font rattraper par la Terre régulièrement puis dépasser, donnant l’impression que les planètes reculent sur leur orbite. Copernic explique par sa théorie que les planètes Mercure et Vénus ne s’éloignent pas beaucoup du Soleil car elles sont plus près de lui que la Terre. Il explique également que l’effet de rétrogradation des planètes situées après la Terre est plus prononcé pour Mars que pour Jupiter et pour lui même plus prononcé que pour Saturne, du fait de l’éloignement croissant des planètes.

Copernic influencera aussi beaucoup de philosophes en affirmant que la vie doit exister ailleurs dans l’Univers, car pour lui la Terre ressemble à bien d’autres terres du ciel.

Son livre, “De revolutionibus orbium coelestium”, publié l’année de sa mort, sera bien accueilli par l’astronome hollandais Mästlin et l’astronome italien Benedetti. Mais il rencontrera moins de faveur parmi les contemporains de Copernic, l’église l’interdit en 1616.