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Lucas Cranach dit l’aîné

mardi 30 octobre 2012

Lucas Cranach dit l’aîné (1472-1553)

Peintre allemand

Il prend son nom de la petite ville de Kronach en Allemagne du sud, où il est né, et très peu de choses sont connu de sa vie avant 1500-1501, lorsqu’il s’est établi à Vienne et a commencé à travailler avec les cercles humaniste liés à l’université nouvellement fondée. Son séjour à Vienne fut bref, mais durant cette période il a peint plusieurs de ses tableaux les plus fins et les plus originaux. Ils incluent des portraits, notamment ceux de Johannes Cuspinian, un conférencier à l’université et de son épouse Anna et plusieurs travaux religieux dans lesquels il montre un sentiment remarquable pour la beauté du paysage caractéristique de l’école du Danube. L’exemple le plus significatif est peut-être celui qui montre la famille sainte se reposant dans la clairière d’une forêt de pin. Ce tableau fut peint en 1504, juste avant qu’il parte à Wittenberg comme peintre à la cour de Frédérique III le sage, électeur de Saxe.

Cranach resta à Wittenberg jusqu’en 1550, puis il suivi Jean Frédérique le malheureux, le dernier électeur de Saxe, en exil, à Augsbourg. Durant son séjour à Wittenberg il devint extrêmement riche et un des citoyens les plus respectés de la ville, remplissant les fonctions de bourgmestre pendant plusieurs années. Il excella dans la nudité érotique, qu’il dessina parfois sur les modèles italiens de la Renaissance, et il eu également un penchant pour les images de femmes coquettes portant de grands chapeaux.

Les travaux les plus innovateurs de sa période de Wittenberg sont probablement ses portraits et notamment celui du Duc et de la Duchesse de Saxe peint à Dresde en 1514. Ami intime de Luther il a également peint plusieurs portraits de celui-ci. En dépit de son allégeance à la cause protestante, il continua à travailler pour des catholiques et fut un homme d’affaires très astucieux. Pendant les dernières années de sa vie il fut aidé par son fils, Lucas le plus jeune qui perpétua la tradition de l’atelier et imita avec tellement de succès son père qu’il est souvent difficile de les distinguer.

En 1547 il demanda à l’empereur Charles V d’avoir pitié de l’électeur Jean Frédérique le malheureux emprisonné. Après qu’il eu obtenu sa libération il le suivit à Weimar en 1552, c’est là qu’il mourut en 1553 à l’âge de 81 ans.