Bienvenu sur mon site historique. Bon surf

L’histoire pour le plaisir

John Nider

jeudi 11 juin 2015, par ljallamion (Date de rédaction antérieure : 19 août 2012).

John Nider (1380-1438)

Théologien

Johannis Nider, (Tractatus de contractibus mercatorum)Il fut envoyé à Vienne pour faire des études philosophiques et les termina à Cologne où il fut ordonné prêtre.

Après avoir séjourné en Italie il revint à l’université de Vienne où en 1425 il commença à enseigner comme maître de théologie.

Élu prieur du couvent dominicain de Nuremberg en 1427, il fut successivement ordonné curé des principaux couvents reformés de cette province allemande.

Dans cette fonction il mis à jour sa réputation de vouloir les réformer et en 1431 il fut choisi pour enseigner dans les couvents de Bâle. Il devint membre du Conseil de Bâle en tant que théologien et légat, jouant les ambassadeurs auprès des Hussites [1] à la demande du cardinal julien. Envoyé comme légat du Conseil aux bohémiens il réussi à les pacifiés. Il fut envoyé à Ratisbonne en 1434 pour effectuer une autre réconciliation avec les bohémiens et à Vienne pour continuer son travail de réforme dans les couvents.

Pendant la discussion qui suivi la dissolution du Conseil de Bâle par le pape Eugène IV, il rejoignit les partisans favorables à la continuation du Conseil en Allemagne, mais il les abandonna cependant, quand le pape resta ferme dans sa décision. Il reprit ses lectures théologiques à Vienne en 1436 et fut élu 2 fois doyen de l’université avant sa mort. Le plus important de ses écrits est le “Formicarius", un traité sur les questions philosophiques, théologique, et sociales de son temps. On peut citer parmi ses nombreux travaux théologiques : “ Commentarius dans des libros Sententiarum d’cIv", “legis de divinae de Praeceptorum, “mercatorum de Tractatus de contractibus" etc. Sans compter plusieurs lettres écrites aux bohémiens et aux pères du Conseil de Bâle.

Sa renommé fut grande en Allemagne en tant que prédicateur du Conseil de Constance.

Source : Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de catholic.org/encyclopedia/ traduit par mes soins

Notes

[1] Le hussitisme est un mouvement social et religieux inspiré par les doctrines de Jan Hus, et repris ensuite pour partie par la Réforme. Après l’indépendance de la Tchécoslovaquie, une partie libérale du clergé catholique s’inspire également de ses doctrines pour créer l’Eglise Tchécoslovaque, puis Eglise tchécoslovaque hussite, qui représente aujourd’hui la 3ème église de la République tchèque. Les hussites sont divisés en deux groupes : les Utraquistes praguois et les radicaux Taborites. La Bohême se divise : la majorité devient hussite, mais quelques villes restent catholiques. Le 30 juillet 1419, une procession de la Nouvelle Ville de Prague, conduite par Jan Zelivsky, prédicateur à Notre-Dame des Neiges, est atteinte par des pierres. Des émeutes éclatent, et les hussites prennent l’hôtel de ville, défenestrant les échevins. Le mois suivant, la mort de Venceslas 1er provoque des émeutes marquées par des profanations iconoclastes. En juillet 1420, ils élaborent les quatre articles de Prague, qui forment la base de leur programme dont ils exigent la reconnaissance par le pouvoir royal. Ces quatre articles sont : la communion sous les deux espèces (les communiants devant manger l’hostie et boire le vin), la pauvreté des ecclésiastiques, la punition des péchés mortels sans distinction selon le rang ou la naissance du pécheur, la liberté du prêche. Leur volonté est également de convertir toute la chrétienté à leurs idées ; pour cela, ils envoient des émissaires partout en Europe.