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Tamerlan ou Timour-Leng

mardi 7 août 2012, par ljallamion

Tamerlan ou Timour-Leng (1336-1405)

Tamerlan est né à Sebz, faubourg de Kech près de Samarcande en Ouzbékistan le 9 avril 1336. Il était du clan de Berlas, l’un des 4 grands clans de la Transoxiane ou Mavrannahar ; son père Targaï avait suivi la fortune du vizir Kazgan, le faiseur de rois du Turkestan, lequel changea cinq fois le khan toujours pris parmi les descendants de Djagataï (La Horde d’or et le Djagataï). Le nom de Tamerlan est la forme francisée de Timur (l’homme de fer). Plus tard on y ajouta "Lang" (le Boiteux), car il avait perdu dans une bataille l’usage de sa jambe gauche.

Avec son fief des provinces de Kech et Nakcheh. Timour hérita de ce père le titre d’émir auquel plus tard il ajouta l’épithète de Sahibkiran. Il s’attacha à Kazgan qui le mit à la tête d’une compagnie de 1000 hommes ; le jeune noble était excellent chevalier et pieux musulman, prêt à s’entendre avec les deux forces qui subsistaient en Transoxiane dans l’anarchie consécutive à la dissolution de l’empire mongol. Son protecteur lui fit épouser sa petite-fille, du clan Djélaïr.

Conquérant turco-mongol. Principal ministre du roi Transoxiane, Ilyas khodja, il chassa ce dernier et devint roi à son tour vers 1363-1365. Après avoir assassiné son ancien allié et beau-frère Amir Hussein en 1370, il se proclama Khan de Djaghataï et continueur de Gengis Khan dont il prétendait descendre. Musulman fanatique, Tamerlan combattit sous la bannière du prophète, mais ne cessa cependant de piller et de massacrer en épargnant personne.

En 35 ans, il allait bouleverser toute l’Asie antérieure ; maître du royaume de Khorezm et de Kachgar en 1380, il s’empara des principautés de Hérat, du Djordjan, du Mazanderian, du Fars, de l’Irak, de l’Azerbaïdjan, de l’Arménie de 1381 à 1387.

Intervenant en 1380 dans les conflits de la Horde d’Or en Russie, il fut menacé à son tour par Tohtanich et riposta par une invasion foudroyante dans la Russie mongole de 1391 à 1395. En 1398 il se tourna vers l’Inde, remporta la victoire de Panipat le 17 décembre 1398 et saccagea Delhi. Son passage accentua le morcellement politique de l’Inde du Nord-Est. En 1400, il attaqua les mamelouks maîtres de la Syrie et de l’Égypte, ravagea et pilla Alep, Damas et Bagdad, puis passa en Anatolie ou il se heurta aux Ottomans et gagna la bataille d’Ankara le 28 juillet 1402. Il mourut alors qu’il allait entreprendre une campagne contre la Chine.

Dans son armée, il y avait des nomades, des Iraniens, des Géorgiens, des Turkmènes, des Mongols, ne parlant pas la même langue ! Il dirigeait toujours les combats et participait aux batailles malgré ses handicaps. Vers la fin de sa vie, ses guerriers le portaient sur leurs épaules.

Tamerlan était un impitoyable conquérant, certes, mais il était aussi un grand administrateur, créateur et protecteur des sciences et des artistes. il mourut le 18 février 1405, près de Chymkent (aujourd’hui au Kazakhstan), et fut enterré à Samarkand, sa capitale. Son mausolée, le Gur-e Amir, compte parmi les grands monuments architecturaux de cette ville.

À sa mort, ses descendants se partagèrent son empire, fondant des dynasties distinctes, dont Bâbur, premier souverain Mongol de l’Inde. Sa dynastie fut renommée pour son aide au développement des littératures turque et perse.