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Grégoire de Langres dit Grégoire d’Autun

vendredi 17 février 2012

Grégoire de Langres dit Grégoire d’Autun (vers 446-539)

Comte d’Autun entre 465 à 505-Évêque de Langres, de 506 à son décès en 539

Descendant d’une riche famille de Sénateurs, il fut comte et gouverneur d’Autun et de l’Autunois. Après le décès de son oncle Attale, comte d’Autun, c’est lui, bien que très jeune qui reprit la direction du comté. L’histoire en garde le souvenir d’un homme ferme et sévère, mais équitable. Il était impitoyable envers les lâches et les bandits, bon et doux avec les gens de bien. Nous lui connaissons deux fils de son union avec Armentaire ou Armentaria, fille d’Armentarius, sénateur de Lyon. L’un se prénomme Tetricus et sera son successeur au siège épiscopal de Langres. Le second également prénommé Grégoire, sera le grand-père du célèbre Grégoire de Tours.

C’est une fois veuf, alors qu’il n’est déjà plus tout jeune qu’il se dirige vers les ordres. Le chroniqueur nous dit qu’il fut élu par le clergé et les fidèles de Langres au siège épiscopal, en 506. C’est vers cette date qu’il fonda l’Abbaye Saint-Bénigne de Dijon et fit placer dans la basilique, les reliques de ce saint apôtre de la Bourgogne. Il fit venir des religieux et leur donna pour abbé Eustade.

Il faisait de fréquents voyages à Dijon qui dépendait à cette époque du diocèse de Langres. Il logeait à proximité du baptistère de Saint-Vincent, près de l’église Saint-Étienne. C’était un lieu avec de nombreuses reliques, où le saint homme venait se recueillir et prier la nuit. C’est à son époque que Sigo, qui sera canonisé sous le nom de saint Seine, vint à l’abbaye de Réome, sous la direction spirituelle de Jean de Réome.

Dans l’espace compris entre les trois églises : Saint-Jean, Saint Bénigne et une autre très ancienne construite sur l’emplacement du tombeau de Sainte Paschasie, les chrétiens avaient pris l’habitude de se faire inhumer. Grégoire érigea cette coutume et défendit par un décret à toutes ses brebis de se faire enterrer en d’autres lieux.

C’est en se rendant à Langres, pour y célébrer l’Épiphanie qu’il prit froid et passa de vie à trépas le 4 janvier 539, il occupait le siège épiscopal depuis 33 ans. Il fut inhumé, selon son désir en l’église Saint-Jean de Dijon, près du Baptistère.

Son fils, Tetricus, qui lui succéda sur le siège épiscopal de Langres, fit une translation du corps de son père, afin de lui élever un monument funéraire digne de sa sainteté. Cet événement est commémoré le 6 novembre. Plus tard eut lieu une seconde translation : une partie de ses reliques fut déposée à la cathédrale de Langres en 1282. Gui de Genève, évêque de Langres, les fit déposer dans une chasse en argent, qui fut placée sur une colonne derrière le maître autel de Saint-Mammès. Le clergé assemblé en synode participa à cette cérémonie.