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Farrukhan Shahr-Barâz

mardi 12 novembre 2013 (Date de rédaction antérieure : 13 septembre 2011).

Farrukhan Shahr-Barâz

Souverain perse usurpateur en 630

Monnaie de Schahr-Barâz.

Général perse, commandant en chef des armées de Khosro II. À la tête de son armée il mène une campagne en Syrie et en Palestine de 611 à 614, il prend les villes d’Apamée [1], d’Antioche, de Damas et enfin de Jérusalem où il s’empare des Lieux Saints et fait massacrer 17.000 habitants chrétiens. En 616 il conquiert Alexandrie et la basse Égypte qui se trouve incluse dans l’Empire Perse comme aux temps des Achéménides. Khosro II lui demande alors de revenir pour faire face à l’offensive d’Héraclius en Médie [2]. Il est alors défait par l’Empereur grec en 623.

Il commande l’ultime offensive Perse contre Constantinople. Avec son armée il parvient à Chalcédoine et dresse son camp devant Constantinople.

Toutefois son offensive échoue faute de flotte et il doit de nouveau revenir défendre l’Iran car Héraclius et ses alliés Khazars [3] après s’être emparé de l’Ibérie [4] et de l’Aghbanie [5] en 627 ont pénétré en Mésopotamie.

Après la mort de Kavadh II, avec l’assentiment de l’empereur Héraclius, il se proclame roi après avoir déposé et tué son prédécesseur, le jeune Ardachir III. Il est lui-même tué après un mois et demi de règne par une conspiration des grands le 9 juin 630.

P.-S.

Source : Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia Schahr-Barâz/ Portail de l’Iran/ Personnalité perse

Notes

[1] Apamée actuellement Qal`at al-Madhīq est un site archéologique en Syrie, située près de l’Oronte, à 55 km au nord-ouest de Hama. Pendant la période byzantine, elle devint un archevêché. La ville eut fort à souffrir de la guerre qui opposa les Perses aux Byzantins sous le règne de l’empereur Héraclius.

[2] À l’époque hellénistique, la Médie tombe sous le contrôle des Grecs, et est incluse après les conflits opposant les Diadoques dans les territoires contrôlés par les Séleucides, après avoir été un temps dominée par Antigone le Borgne. L’ancien général Atropatès qui dirigeait le contingent mède de l’armée perse à la bataille de Gaugamèles, se rallie par la suite à Alexandre le Grand et devient satrape du nord de la Médie, qui devient la Médie Atropatène, futur Azerbaïdjan, qu’il parvient à rendre autonome du pouvoir séleucide. La capitale de ce royaume se trouvait à Gazaca. Après plusieurs décennies d’indépendance, le roi Artabanzanes doit conclure un traité de vassalité avec Antiochos III en 220 av.jc. Cette région reste peu hellénisée, à la différence du sud de la Médie, centré autour d’Ecbatane. Plusieurs villes nouvelles y sont fondées par les souverains séleucides, et l’ancienne Rhaga est renommée Europa. Un satrape local, Molon, se révolte en 220 contre Antiochos III, qui le défait. Entre 163 et 160, c’est un autre satrape de Médie, Timarque, qui se révolte contre Démétrios 1er Sôter, et réussit à prendre le pouvoir en Babylonie, avant d’être finalement soumis. Les révoltes qui secouent le royaume séleucide vers 150 profitent au roi parthe Mithridate 1er qui prend alors la Médie, ainsi que l’Atropatène. Après plusieurs décennies de luttes, le pouvoir des Arsacides est finalement assuré en Médie, en dépit des attaques des nomades orientaux, Scythes ou Tokhariens. La région est réorganisée administrativement, et la ville de Rhaga/Europa est renommée Arsacia.

[3] Les Khazars étaient un peuple semi-nomade turc d’Asie centrale ; leur existence est attestée entre le 6ème et le 13ème siècle. Au 7ème siècle les Khazars s’établirent en Ciscaucasie aux abords de la mer Caspienne où ils fondèrent leur Khaganat ; une partie d’entre eux se convertirent alors au judaïsme qui devint religion d’État. À leur apogée, les Khazars, ainsi que leurs vassaux, contrôlaient un vaste territoire qui pourrait correspondre à ce que sont aujourd’hui le sud de la Russie, le Kazakhstan occidental, l’Ukraine orientale, la Crimée, l’est des Carpates, ainsi que plusieurs autres régions de Transcaucasie telles l’Azerbaïdjan et la Géorgie. Les Khazars remportèrent plusieurs séries de succès militaires sur les Sassanides. Ils luttèrent aussi victorieusement contre le Califat, établi en deçà de la Ciscaucasie, empêchant ainsi toute invasion arabo-islamique du sud de la Russie. Ils s’allièrent à l’Empire byzantin contre les Sassanides et la Rus’ de Kiev. Lorsque le Khaganat devint une des principales puissances régionales, les Byzantins rompirent leur alliance et se rallièrent aux Rus’ et Petchenègues contre les Khazars. Vers la fin du 10ème siècle, l’Empire Khazar s’éteignit progressivement et devint l’un des sujets de la Rus’ de Kiev. S’ensuivirent des déplacements de populations rythmées par les invasions successives des Rus’, des Coumans et probablement de la Horde d’Or mongole. Les Khazars disparurent alors de l’histoire n’étant plus mentionnés dans aucun récit historique.

[4] L’Ibérie, aussi connue sous le nom d’Ivérie, est le nom donné par les Grecs et les Romains à l’ancien royaume de Karthlie et correspondant approximativement aux parties méridionale et orientale de l’actuelle République de Géorgie. Les Ibères du Caucase forment une base pour le futur État géorgien et, en même temps que les Colches de Colchide, le noyau de la population géorgienne actuelle. La région n’était, jadis, habitée que par quelques tribus qui faisaient partie du peuple appelé « Ibères ».

[5] L’Aghbanie ou Aghouanie ou Albanie du Caucase est un royaume antique couvrant le territoire actuel de la république d’Azerbaïdjan et le sud du Daguestan.