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Othon II de Bourgogne ou Othon 1er de Méranie

vendredi 5 août 2022, par ljallamion

Othon II de Bourgogne ou Othon 1er de Méranie (1180-1234)

Comte d’Andechs-Duc de Méranie-Comte de Bourgogne par mariage

Othon naît en 1180, fils du duc d’Andechs [1] et de Méranie [2] Berthold IV von Diessen et d’Agnès de Basse Lusace [3].

En 1204 : Il devient duc d’Andechs et duc de Méranie margrave [4] à l’âge de 24 ans au décès de son père.

En 1208 : Il devient comte de Bourgogne par mariage avec la comtesse Béatrice II de Bourgogne

La même année l’empereur germanique Philippe de Souabe est assassiné à Bamberg [5] par son rival l’empereur germanique Otton IV du Saint Empire. Des membres de la Maison d’Andechs vont s’avérer impliqués. Le château d’Andechs est alors entièrement rasé et la Maison d’Andechs est entièrement déchue de ses titres et privée de ses biens.

En 1231 son épouse la comtesse Béatrice II de Bourgogne meurt à l’âge de 38 ans. Il lui succède comme comte sous le nom d’Othon II de Bourgogne.

Il meurt en 1234 à l’âge de 54 ans à Besançon [6]. Son fils le duc Othon II d’Andechs et de Méranie, lui succède sous le nom Othon III de Bourgogne.

P.-S.

Source : Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia Othon II de Bourgogne Portail de la Franche-Comté/ Catégories : Duc de Méranie/ Duc d’Andechs/ Comte de Bourgogne

Notes

[1] Les comtes d’Andechs ont été une famille noble allemande dont le berceau se trouve au château fort d’Andechs (au sud-ouest de Munich), en Bavière. Ils sont documentés résidant à Diessen au 11ème siècle et font tous partie des plus importantes dynasties bavaroises outre les Welf. Parmi les membres les plus éminents furent notamment sainte Edwige de Silésie, la fille du comte Berthold IV, et sa nièce sainte Élisabeth de Hongrie. La lignée comtale s’éteignit en 1251.

[2] Le titre de duc de Méranie est un ancien titre de noblesse du Saint Empire romain germanique, qui existe de 1152 à 1248 à l’époque des Hohenstaufen.

[3] La Lusace est une région du nord-est de l’Allemagne, aux confins de la Pologne (Silésie) et de la République tchèque (Bohême), à l’est de la Saxe et au sud du Brandebourg. On distingue deux parties : Haute Lusace et Basse Lusace. La Lusace est toujours habitée par la minorité slave des Sorabes dont les ancêtres, le peuple des Milceni s’installèrent sur ce territoire au 9ème siècle. La Lusace fut province hongroise de 1469 à 1490.

[4] Le titre de margrave était donné aux chefs militaires des marches (ou mark), dans l’empire carolingien, puis à certains princes du Saint Empire romain germanique. Le titre équivalent en français est marquis. Le margraviat est la juridiction sur laquelle il a autorité.

[5] 250 km au nord d’Andechs

[6] En 1032, comme tout le Comté de Bourgogne, Besançon est donc rattachée au Saint-Empire romain germanique. L’archevêque de Besançon, Hugues de Salins, grâce à l’appui de l’empereur, devient le seigneur de la ville, qui prospère sous son impulsion. Après la mort de celui-ci en 1066, une lutte pour sa succession plonge Besançon dans une longue période de crise. Aussi, pendant tout le Moyen Âge, Besançon restera une ville directement soumise à l’autorité impériale et indépendante du Comté de Bourgogne, dont Dole est la capitale. Au cours des 12ème et 13ème siècles, les Bisontins luttent contre l’autorité des archevêques et obtiennent finalement leurs libertés communales en 1290. Tout en restant soumise à l’Empereur, Besançon se gouverne par elle-même, grâce à un conseil de 28 notables élus au suffrage universel masculin à plusieurs degrés et à un conseil de quatorze gouverneurs désignés par les notables. Besançon restera ainsi une « ville libre » pendant près de 400 ans. Les ducs de Bourgogne, devenus maîtres de la Franche-Comté, sont les « protecteurs » de la ville libre impériale que reste toujours Besançon. C’est pour la cité une période de prospérité.