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Publius Manlius Capitolinus

vendredi 10 juin 2022, par ljallamion

Publius Manlius Capitolinus

Homme politique de la République romaine

Emblème de la République romaine.Elu deux fois tribun militaire à pouvoir consulaire [1] entre 379 et 367 av. jc et nommé dictateur [2] en 368 av. jc.

Il appartient aux Manlii Capitolini [3], branche de la gens patricienne Manlia [4]. Fils d’ Aulus Manlius Vulso Capitolinus , 3 fois tribun consulaire entre 405 et 397 av. jc, et petit-fils d’un Aulus Manlius. Il pourrait être le frère de Lucius Manlius Capitolinus Imperiosus, dictateur en 363 av. jc.

En 379 av. jc, il est tribun militaire à pouvoir consulaire, avec 5 ou 7 autres collègues, dont 3 ou 5 plébéiens [5]. Publius Manlius et son parent Caius Manlius, élu tribun également, prennent le commandement de l’armée dans la campagne contre les Volsques [6] et subissent de sérieux revers.

En 368 av. jc sont élus 6 tribuns consulaires mais la crise politique engendrée par la lutte des tribuns de la plèbe [7] Caius Licinius Stolon et Lucius Sextius Lateranus qui défendent un projet de loi visant à plus d’égalité entre plébéiens et patriciens [8] pousse ces derniers à recourir à un dictateur. Ils nomment Marcus Furius Camillus mais celui-ci ne parvient pas à faire fléchir la résolution des tribuns de la plèbe malgré sa menace de lever une armée et d’enrôler tout le peuple sous l’autorité militaire.

Camille démissionne de sa dictature pour d’obscures raisons, à cause d’un défaut de procédure ou cédant face aux menaces d’amende des tribuns plébiens. Ces derniers profitent des quelques jours avant la nomination d’un nouveau dictateur pour réunir le peuple en assemblée. Publius Manlius Capitolinus est nommé dictateur et se montre favorable aux plébéiens en choisissant Caius Licinius Calvus pour maître de cavalerie [9], premier plébéien à accéder à cette fonction.

En 367 av. jc, il est de nouveau élu tribun consulaire avec 5 collègues patriciens. Auparavant, les tribuns de la plèbe Caius Licinius et Lucius Sextius qui ont été élus 10 fois consécutives sont parvenus à faire voter une première loi imposant que le collège des décemvirs chargés des cérémonies sacrées soit pour moitié constitué de plébéiens. Les tribuns consulaires poursuivent le siège de Velitrae [10] lorsqu’une bande de Gaulois fait irruption dans la campagne romaine. Pris au dépourvu, les Romains nomment un dictateur, Marcus Furius Camillus, dont c’est la cinquième dictature. Il repousse les Gaulois et obtient l’honneur de célébrer un triomphe. Avant de démissionner, Camille cède et permet l’adoption des lois licinio-sextiennes [11]

P.-S.

Source : Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia Publius Manlius Capitolinus/ Portail de la Rome antique/ Catégories  : Tribun militaire à pouvoir consulaire/ Dictateur (Rome antique)

Notes

[1] Un tribun militaire à pouvoir consulaire est un magistrat romain disposant d’un niveau d’imperium presque équivalent aux consuls qu’il remplace de façon irrégulière au début de la République romaine, entre 444 et 367 av. jc. Après cette date, le tribunat consulaire est définitivement abandonné.

[2] Le dictateur est, durant la République romaine, un magistrat extraordinaire qui détient les pleins pouvoirs (imperium) pour un mandat qui ne peut, à l’origine, excéder six mois. Selon la tradition, le titre a été institué en 501 av. jc pour répondre à une situation d’urgence militaire, mais un magister populi (littéralement « maître du peuple ») existe déjà sous la Royauté romaine.

[3] Les Manlii Capitolini sont des patriciens romains membres d’une branche de la gens Manlia. Ils apparaissent au 5ème et 4ème siècles av. jc. Capitolinus signifie « du Capitole ».

[4] Les Manlii sont les membres de la gens romaine patricienne Manlia. Ils occupent de hautes magistratures tout le long de la République romaine. Ils ont pour cognomina principaux Capitolinus, Torquatus et Vulso. Dans l’histoire légendaire de la gens Manlia, colliers et torques tiennent une place importante. Leur nom Man(i)lius est vraisemblablement un dérivé d’appartenance du nom du « collier ». La parenté du nom de la gens avec celui de Juno Moneta manifeste le lien ancien qui unit cette famille avec la divinité romaine

[5] La plèbe est une partie du peuple (populus) romain, c’est-à-dire les citoyens romains, distincts des esclaves. La plèbe ou es plébéiens se définit par opposition aux patriciens. Dans le langage courant, la plèbe désigne le peuple par opposition aux élites de pouvoir.

[6] Les Volsques appartiennent aux anciens peuples italiques installés dans le sud du Latium. Leur nom avec sa terminaison en « -cus » les classe avec les autres tribus dont le nom se termine en « -cus », comme les Herniques, qui sembleraient être les premiers habitants indo-européens de la côte occidentale de l’Italie

[7] Dans la Rome antique, les tribuns de la plèbe sont les représentants de la plèbe. Ils ne représentent pas le populus dans son entier, puisque la plèbe est le populus (l’ensemble du peuple de Rome, comprenant tous les citoyens de toutes les classes) sauf les patriciens.

[8] Un patricien est durant la période romaine un citoyen qui appartient, par sa naissance, à la classe supérieure ancienne et traditionnelle, et par ce rang détient diverses prérogatives politiques et religieuses. La classe des patriciens se distingue à Rome du reste de la population dite plébéienne.

[9] Le maître de cavalerie est, durant la République romaine, l’assistant qu’un dictateur romain doit nommer, une sorte de chef d’état-major. À partir du 1er siècle av. jc, le titre est utilisé par l’armée romaine comme titre honorifique. Le grade de magister equitum, associé à de véritables pouvoirs de commandement, réapparaît durant le Bas-Empire romain.

[10] Velletri est une ville italienne de la ville métropolitaine de Rome Capitale dans le Latium. Velletri est connue dans l’Antiquité romaine sous le nom de Velitrae. Elle appartint aux Volsques, et aux Romains en 495 av. jc. Octavia dont était issu l’empereur Auguste en était originaire

[11] Les lois licinio-sextiennes (Leges Liciniae Sextiae) sont des lois romaines votées en 367 av. jc et qui prennent effet l’année suivante, en 366 av. jc. Ces lois portent le nom de leurs deux auteurs, les tribuns de la plèbe Caius Licinius Stolon et Lucius Sextius Lateranus. Elles restaurent définitivement le consulat, avec obligatoirement un des deux magistrats suprêmes qui doit être plébéien, elles imposent une limitation des possessions de l’ager publicus, et elles comprennent sûrement quelques dispositions pour diminuer les charges pesant sur les débiteurs.